04.02.2011

Un tour de la Medina par ces temps

30.01.2011

La Tunisie libre, Slim filme les femmes citoyennes

Cette vidéo est en dialecte tunisien mais la véhémence et la passion des femmes sont perceptibles même si on ne comprend pas la langue!

Deux femmes s'expriment librement et nous expliquent combien Ben Ali avait instumentalisé l'image des femmes de ce pays et comment il avait fait de Leila Ban Ali l'icône de la femme tunisienne, une sorte d'image de marque qui ne représentait rien. Il est important de n'oublier aucune femme de la Tunisie. La Femme est avant tout une citoyenne. La marche des femmes est l'occasion de réclamer une parité hommes femmes notamment dans l'héritage et une vraire représentation politique des femmes

 

Dans ce montage, un florilège des slogans présents dans le cortège

 

Slogan, femmes,démocratie laique,égalité

 

 

03.12.2010

Le prix Aga Khan attribué à la "Revitalisation de l’hypercentre de Tunis"

Je suis très fière de vous annoncer, Mesdames les Ditinctive Women, l'attribution de ce prix au projet tunisien. Il récompense le travail d'une équipe motivée soutenue par un sens du patrimoine, de l'histoire et de la mémoire collective.

livre-tunisg.jpgCette équipe est composée d'architectes responsables que nous tenons à remercier;  tout d'abord la directrice générale, Sémia Akrout-Yaïche, puis le directeur adjoint pour l’architecture et l’urbanisme, Zoubeïr Mouhli; sans oubler, Faïka Bejaoui, directrice adjointe pour la réhabilitation et les permis de construire et Abdelkerim Gazzah, directeur adjoint pour les travaux de restauration, Tunisie

"Le Prix Aga Khan d’architecture ne se contente pas de récompenser des architectes, il désigne également des municipalités, des entrepreneurs, des maîtres ouvriers et des ingénieurs qui ont joué un rôle important dans la réalisation d’un projet. Par son mandat, le Prix diffère de la majorité des nombreux prix d’architecture. Il sélectionne des projets — pouvant aller d’écoles innovantes en terre et bambou à des bâtiments «verts» à la pointe du progrès — qui présentent une architecture intelligente et permettent d’améliorer la qualité de vie globale. Depuis la création du Prix, il y a 33 ans, 105 projets ont été  récompensés et plus de 7.500 projets de construction ont été documentés." source La Presse de Tunisie

medinances1g.jpgCe projet a été  extrêmement bien présenté dans le magazine d'architecture en ligne ARCHI-MAG,dont je me permets d'extraire quelques photos et explications concrètes

C'est à l'Association de sauvegarde de la Medina (ASM) que l'on doit cet escellent projet

"L’intervention de l’ASM a particulièrement séduit le jury, parce qu’elle intègre dans le patrimoine local cette tranche d’un héritage architectural transmis par les communautés européennes ayant vécu en Tunisie à la fin du dix XIXe siècle. Un patrimoine qui signe l’échange entre le Nord et le Sud en matière de techniques constructives et de savoir-faire architectural." source La Presse

L'ASM est un partenaire privilégié de la Mairie de Tunis. Cette association poursuit, depuis sa création en 1967, le but de préserver et de mettre en valeur le centre historique urbain, la Medina de Tunis,  classée ultérieurement sur sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1979. 

L'ASM est récompensée pour la quatrième fois  par ce prestigieux prix.

Rappelons qu'en 1983, le quartier Hafsia est primé, en  1989, c'est autour de l’Ecole Primaire Sidi El Aloui et en 1995 c'est la reconstruction du quartier Hafsia II qui gagne le prix.

Cette fois-ci les  efforts entrepris en matière de protection et de revalorisation du centre-ville de Tunis sont loués et le jury a consdéré que "La revitalisation du patrimoine architectural de la fin du XIXème et début du XXème siècle dans le quartier de Bab B’Har, dans l’hypercentre de Tunis, représente une contribution et une source d’inspiration importantes  pour la compréhension de l’histoire récente du monde islamique et de l’héritage culturel de l’époque coloniale.

Le projet a concerné une opération pilote touchant l’hyper-centre de Tunis, un périmètre partant de la place de la Victoire, l’avenue de France, la place de l’Indépendance, l’avenue Habib Bourguiba et finissant à la place du 7 novembre 1987

 

UNE BELLE INVITATION A VENIR DECOUVRIR OU REDECOUVRIR TUNIS, POUR VOUS MESDAMES LES DISTINCTIVE WOMEN DE L'AUTRE COTE DE LA MEDITERRANEE

 

Le patrimoine architectural des villes d’Afrique du Nord de la fin du XIXe et du début du XXe siècle incarne l’importance des échanges culturels entre le sud et le nord de la Méditerranée. Ce patrimoine souvent négligé, dans l’élan de revitalisation des centres, jouxte les Médinas comme on peut le voir ici avec l'avenue de France prolongement de l'avenue Habib-Bourguiba face à la porte de France qui ouvre sur la Medina de Tunis

 

Le plan de revitalisation urbaine a restructuré les espaces publics autour de l’avenue Bourguiba et de l’avenue de France pour en faire une zone largement piétonne. Il a également restauré les monuments-clés, tels le Théâtre municipal, le Théâtre Rossini, le Marché central et le Tribunal administratif.

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Bien éclairée, plus conviviale avec ses terrasses de café et sa fontaine moucharabieh, l’artère centrale de la ville de Tunis semble avoir gagné une nouvelle jeunesse dans le respect des codes d’un tracé urbain hérité de cette fin du XIXe siècle.

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Bibliographie ARCHI MAG
Zoubeïr Mouhli et Justin McGuinness, sous la direction de Sémia Akrout-Yaïche et de Viviane Bettaieb, Médinances: Huit Visages de la Médina de Tunis (Tunis, 1998).
Zoubeïr Mouhli et Justin McGuinness, sous la direction de Sémia Akrout-Yaïche, Tunis, 1800-1950. Portrait architectural et urbain
(Tunis, 2004).
Jean-Baptiste Minnaert, Histoires d’architectures en Méditerranée XIXe-XXe siècles. Ecrire l’histoire d’un héritage bâti (Paris, 2005).
Mohamed Awad, Patrimoines partagés en Méditerranée. Eléments clés de la réhabilitation (Programme Euromed Heritage II; Alexandria Preservation Trust, 2005).

 

Pour plus de renseignement SITE WEB ARCHIMAG

17.11.2010

Uthina la cité redécouverte

En Tunisie la richesse archéologique est connue des spécialistes du patrimoine et du tourisme, mais pas forcément du visiteur ou même du Tunisien.

La vie moderne a pris le pas sur la mémoire et trop souvent la fenêtre ouverte sur le Monde fait perdre de vue une partie de son identité. Si la mémoire n’est pas entretenue par des sorties sur le terrain, des efforts pour rendre public les vestiges du passé, alors l’oubli peu à peu s’installe…Or, je remarque qu’un regain d’intérêt  pour le patrimoine est patent ici, depuis quelques années et semblent s’accentuer, au moins dans une partie de la société.

En faisant une de ces sorties avec des associations réunies pour un dimanche « Nature et Culture », j’ai découvert un site somptueux, non loin de Tunis et si peu visité d’ordinaire par les touristes. L’archéologue, responsable du site, parlait de 5000 visites par an, ce qui est très loin de la capacité d’un tel site, vous imaginez. Aussi pour vous donner une réelle idée de la beauté du site, de son importance et de sa qualité rien de mieux pour le mettre en valeur que ces quelques photos prises au cours de cette balade découverte dans la Région de Zaghouan…

 

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D'origine probablement Numide, cette colonie romaine est mentionée par Ptolémé et Pline l'ancien.

Je vous recdommande d'aller naviguer sur le site mis en ligne par l'agence de mise en valeur du patrimoine  et de promotion culturelle . Il est encore très incomplet mais donne des éléments pertinents pour une connaissance minimale du patrimoine extrêmement riche.

En France ce patrimoine archéologique, on en a parlé lors d'une exposition temporaire et j'ai troué des informations stimulantes sur le Net:

 "OUDHNA-UTHINA. REDÉCOUVERTE D'UNE CITÉ DE L'AFRIQUE ROMAINE"

Cette exposition a été réalisée et organisée par Montpellier-Agglomération, l'Institut National du Patrimoine (INP, Tunis), l'Agence de Mise en Valeur et de Protection du Patrimoine Culturel (AMVPPC, Tunis) et l'Institut National d'Histoire de l'Art (INHA, Paris).
Commissaires de l'exposition :
Habib Ben Hassen (AMVPPC), Christian Landes (INHA)

Le capitole (le grand temple de la ville dédié à Jupiter, à Junon et à Minerve), l'amphithéâtre et les "grands thermes publics" de la ville sont les vestiges les  plus passionnants

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Une visite qui ne laisse pas indifférent. Une source de connaissance fantastique, un dépaysement total.

La découverte d'un passé inconnu et si révélateur.

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12.10.2010

Vision de la Medina de Tunis

 

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Aujourd'hui je vous convie une nouvelle fois dans la Medina...ici photographiée par mes soins en juin dernier. Je vous convie à lire un article du Journal La Presse du Jour et de vous procurer le livre Le goût de Tunis

"La culture tunisienne du siècle dernier doit une fière chandelle au café Taht essour (sous les remparts), lieu de rencontre, d’enrichissement et d’échange, et source d’inspiration des plus grands hommes de lettres et artistes."


Alors Mesdames, cela vous donne le goût de nous rejoindre?

06.10.2010

Dream City, itinéraires dans la Medina de Tunis

Ne vous avais-j41789_152341831471859_2148_n.jpge pas dit hier, que les Tunisiens eux-mêmes se réappropriaient leur vieille ville. Pour la deuxième année consécutive se déroulera Dream City 2010 : Itinéraires d'Art Contemporain dans la Médina de Tunis

"Du 13 au 16 octobre 2010 se tiendra la seconde édition de Dream City
, proposition artistique pluridisciplinaire d’art en espace public dans La Médina de Tunis d’un collectif d’artistes tunisiens réunis pour émettre ensemble du sens."

L'IFC, Institut français de coopération y prend aussi largement sa part; lors de cette deuxième édition, elle y présente dans ce périple dans la vieille ville des artistes français venus grâce à l'Institut pour la circonstance, comme " la compagnie de danse Ex Nihilo (Marseille), qui aime prendre pour terrain de (ré)création l’espace public. Avec Amalgame(s) - ‘amal ‘al gam, l’œuvre d’union, en arabe - elle ira à la découverte de la médina de Tunis pour une performance in situ, originale et inédite."


A cette occasion, le blog de Dream City a été ouvert, je vous engage à aller y faire un tour: LE BLOG.

On y découvre tous les parcours et parmi ceux-ci, j'ai choisi de vous présenter MANEL wu SAOUSSEN une
Performance  de 12mn avec l'actrice Sondos Belhassen, la danseuse Malek Sebaï, Patricia Triki, l'artiste photographe et la mise en scène dee Khawla Elhadef

Le magazine Tunivisions nous révèle que "le public aura le choix entre 3 parcours urbains où il va évoluer librement pendant près de quatre heures, voyageant au cœur de la cité entre passé et modernité, découvrant des œuvres, des artistes, dialoguant avec eux, participant activement à cette fête de l'art qui fait irruption dans leur quotidien et dont ils sont à la fois les destinataires et les acteurs. Car, au delà des interventions artistiques dans l'espace public, DREAM CITY veut imaginer un "art citoyen", un travail de rêve collectif sur le territoire."

L'art tunisien se réinvente et l'art urbain, longtemps négligé est de la fête. L'espace public festif une recette pour remettre du lien social au coeur des vieilles cités. Une excellente initiative. J'ai hâte d'y aller et vous?


04.10.2010

La Medina de Tunis, un patrimoine réapproprié

"Le vent souffle à travers les murs tremblants de notre vieille Médina de Tunis et balaye sur son passage, les poussières par lesquels le présent espérait masquer le passé.
Le vent souffle et raconte toute l’histoire de ces lieux magiques. L’histoire, seule maîtresse du lieu, n’a jamais quitté son temple. Le vent souffle et fait respirer le temps, un facteur qui marque par des traces indélébiles l’espace. L’espace, finalement, scène éternelle des caprices du temps."

Auteur : Leïla CHAMMEN dans La Presse d'aujourd'hui 4 octobre 2010

 

IMG_3230.JPGLe très beau texte de Leila Chammem vient ce jour attirer mon attention car il s'adresse aux jeunes tunisiens, en cette année internationale de la jeunesse, et met à l'honneur ce patrimoine, si longtemps négligé par les Tunisiens et qui désormais reprend vie grâce à l'intervention pionnière et passionnée de quelques citoyens regroupés au sein de l'Association de sauvegarde de la Medina de Tunis, dès 1967. Ainsi la Medina, coeur historique de la ville a été inscrite depuis 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco.

En cliquant sur la photo de cette belle porte photographiée en 2008, vous découvrirez le travail de l'association et sa stratégie durable:

"La sauvegarde de ce noyau historique imprégné de culture, chargé d’histoire, mémoire collective de toute une population, et son intégration dans un monde dit « moderne », mécanisé et en pleine mutation technologique, n’est pas une tâche aisée.
Comment éviter la momification ou la marginalisation de patrimoine ?"

 

La question est bien posée car les deux risques majeurs pour les vieilles villes historiques sont effectivement là: soit une ville restaurée et ne comptenant plus de vie, car ils ne reste plus d'habitant et seulement des musées et des lieux de tourisme...alors telle une momie, la ville se meurt...se décompose; soit la ville est laissée à l'abandon, elle devient décadente et seules les populations marginalisées y vivent, en ayant pour conséquence un délabrement humain et patrimonial.

Aussi l'Association a pris une stratégie appelée en Amérique "sustainable development", une stratégie durable qu'ils expriment ainsi:


"Sachant que d’une part, le développement d’un tourisme sauvage non planifié pourrait avoir des conséquences néfastes sur le site et que, d’autre part, les villes historiques abritent souvent des populations à revenus faibles, incapables de supporter les coûts d’entretien et de conservation. Le plaidoyer développé est donc la mise en oeuvre d’une stratégie de sauvegarde durable alliant deux approches de visées différentes, la culture et le social, et les projets réalisés depuis ont traduit cette volonté de vouloir mener parallèlement la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine monumental et de valeur culturelle, et la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine immobilier et social (15.000 logements) remplissant un rôle important aux niveaux social et économique."Dar el Behi.jpg

Mais la Medina c'est aussi du patrimoine privé rénové et valorisé comme le magnifique Dar El Behi, en fermant les yeux on se trouve transportées, Mesdames au temps du Bey de Tunis. On est sous le charme des ors et des stucs, des parfums et de l'esprit du lieu. Je me souviens de soirées ramadanesques frisant les mille et une nuits dans ce lieu de charme.

Ce qu'il est tout à fait remarquable c'est la réappropriation de cette Medina par les Tunisiens et de signaler comme le fit le nouveau magazine en ligne 100% Tunisien,TUNIVISIONS, Manifestation saveurs et médina, 1ère édition: Le premier parcours culturel de fin de Ramadan

On doit le mot de la fin à Leila Chammam à lasquelle il faut reconnaitre on doit de mettre en exergue un décret de 1920 qui a permis de sauver la Medina des assauts des démolisseurs modernistes en gelant par ce décret le champ d'action de ces derniers.

Alors Mesdames si vous ne vous êtes jamais promenées dans la Medina de Tunis, je vous y invite car désormais, elle s'est faite belle pour vous!

"on se rend finalement compte de l’œuvre entreprise depuis longtemps pour maintenir ce temple intact. Le choix de figer ce paysage, défiant l’histoire et les rides du temps, explique la note sacrée qui enveloppe ces lieux, et le respect qui s’impose devant ces monuments, fatigués, peut-être, mais toujours debout et fiers d'exposer le pouvoir que peut avoir l’homme sur le temps. Ne seraient-ils pas le trophée et l'expression de cette victoire?" Leila Chammem

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30.09.2010

Quelle culture pour la Cité de la Culture de Tunis



cite-culture-f.jpgMesdames les Distinctive Women, je vous convie à réfléchir sur une question d’actualité, posée aujourd’hui dans le journal Le Temps de Tunis par la journaliste Sayda Ben Zineb au professeur Mohamed Zinelabidine : quelle Culture pour la Cité de la Culture ?

Nos lectrices et, même nos lecteurs de ce blog, ne sont pas toutes tunisiens, ni même vivant en Tunisie, c’est pourquoi il faut tout d’abord les informer de ce grand projet de la Cité de la culture qui a vu le jour en 2002, alors que j’étais encore au Canada et que j’enseignais justement la géographie culturelle à mes étudiants de l’UQAM à Montré&l

 

La Cité de la Culture dans la revue Archibat

 

Il est fort important dans votre réflexion de prendre en compte la notion de CULTURE en ce XXIe siècle, car la culture n’est plus la Culture, celle avec un grand C, une culture élitiste qui ne s’adresse qu’à une élite de quelques personnes resserrées dans un même cercle. La culture mondialisée a fait tomber les idées d’une culture exclusive, elle se veut inclusive ouverte à tous. Elle n’oublie pas pour autant les secteurs traditionnels plus élitistes, mais elle les met à la portée de l’ensemble des citoyens en empruntant une route plus pédagogique avec une scénographie qui utilise les multimédias de notre époque. C’est ainsi que sont nés les sites webs culturels de grande envergure dont les premiers en date furent ceux des grand musées (Musée Canadien des Civilisations, MOMA, Tate Gallery ou bien sûr le Louvres, et ceux des institutions de savoir, comme la Grande Bibliothèque de France…

Un lieu de culture, urbanistiquement présent sur un territoire est un site indispensable pour que se matérialise dans le concret une culture déjà en place ou en devenir…car la culture n’est pas immuable…au contraire elle vit et se forge, enracinée dans un environnement spécifique. En l’occurrence, nous parlons de la Tunisie et de sa très prochaine Cite de la culture, à Tunis. La culture tunisienne est une culture vernaculaire c'est-à-dire locale dans un monde globalisé…elle se doit d’être identitairement forte pour affirmer sa spécificité face aux visiteurs qui ne manqueront pas d’affluer dans ce lieu de culture, une fois terminé. Car gageons de l’impact touristique d’une telle cité ! L’expérience internationale, et particulièrement celle que j’ai tirée de mes douze ans en Amérique du Nord, me pousse à affirmer que cette cité sera un grand Plus pour la Tunisie, à la fois pour son ouverture aux autres, la possibilité de montrer les talents d’ici, l’histoire culturelle de ce pays, marqué par les multiples strates de civilisations qui l’ont forgé, mais aussi de se voir soi et d’être fier de ce que nous sommes.

La culture n’est pas le Folklore même si elle l’englobe, elle est culture de hier et de demain, tradition et modernité, en émergence et reconnue, en vue et underground…elle touche à tous les pôles de l’art et de la connaissance, du sérieux au divertissement, du cynique au sentimental, elle est le fondement de l’identité.

La culture est fédératrice et est outil de développement. La culture, via les Industries culturelles, créent des emplois. Elle développe les savoir faire et les met en valeur. La Cité de la Culture de Tunis est ambitieuse et elle a raison de l’être.


 

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