16.10.2010

La France en Tunisie, une belle coopération culturelle

arton518.jpgMesdames, la France assure une coopération culturelle de grande qualité en créant, sur la place de Tunis, un nouvel évènement, riche en promesses de collaboration artistique unique: la première édition des "Journées audiovisuelles de Tunis" (25-27 octobre 2010).

L'ambassade veut "répondre ensemble aux nouveaux enjeux de l’audiovisuel et de contribuer à la circulation des programmes entre la France et la Tunisie"; en effet, l’Ambassade de France à Tunis organise, en partenariat avec les Journées cinématographiques de Carthage et les ministères tunisiens de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine et de la Communication, cette manifestation originale

100820144606146_28_000_apx_470_.jpgCes journées seront ouvertes le 25 octobre au Théâtre municipal de Tunis par la remise du prix "TV5 Monde - Ambassade de France à Tunis", suivi de la projection du film de Madame Nicole Garcia

Le 26 octobre, professionnels tunisiens et français débattront des grands enjeux audiovisuels et cinématographiques (circulation des programmes, numérique, coproduction, formation, etc.) ;

le 27 octobre, des ateliers consacrés au thème "audiovisuel et jeune public : nouveaux supports, nouveaux enjeux" seront ouverts au grand public.

18432733.jpgOn annonce la projection, en avant-première mondiale, du dernier film de Nicole Garcia, Un balcon sur la mer. Dans le casting on retrouvera la très belle Cludia Cardinale, native de Tunis

Un film avec Jean Dujardin, la belle québecoise Marie-Josée Croze, Sandrine Kimberlain, toni Servillo et Le grand Michel Aumont donnant la réplique à notre Claudia Cardinale

Gageons que cette soirée sera des plus réussies

 

Voir la bande Annonce

 

 

en lien le programme des deux jours d'échanges et les partenaires commanditaires de l'évènement

Ces journées ont lieu en deux endroits au centre de Tunis

Hôtel El Mouradi Africa - Théâtre municipal

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15.10.2010

Les Films en compétition aux JCC : un beau panel

Pour vous mesdames les Cinéphiles voici une approche des films qui seront projetés lors de ces JCC 2010

 

6a00d83452081969e2013487529977970c-500wiTout d'abord signalons que le film qui va assurer le lancement des JCC 2010 est « Un homme qui crie » réalisé par le tchadien Mohamed Salah Haroun. Ce film a remporté le prix du jury au cours de la dernière session du festival de Cannes qui s’est déroulée en mai 2010.

Si vous désirez en savoir plus, je vous conseille de lire l'article de Tunivisions.net , les films en lice pour le Tanit d'or

Le programme général est vaste et ambitieux:

• 253 films au menu
• 13 longs métrages et 11 courts métrages arabes et africains de fiction en compétition
• 13 films documentaires en lice
• 100 films tunisiens  pour une meilleure visibilité de la production nationale

Les films en compétition

Les 13 films de la compétition officielle long métrages ;

Afrique du Sud :
"State Of Violence" de Khalo Matabene
"Shirley Adams" de Oliver Hermanus
Algérie :
"Voyage à Alger" de Abdelkrim Bahloul
Egypte :
"Message from the sea" de Daoud Abdel Sayed
"Microphone" de Ahmed Abdallah
Kenya :
"Soul Boy" de Hawa Essuma
Maroc :
"La Mosquée" de Daoud Ouled Syad
Liban :
"Chaque jour est une fête" de Dima El Horr
Ouganda
:
"Imani" de Caroline Kamya
Syrie :
"Once Again" de Joud Saïd
Tunisie :
"Les Palmiers blessés" de Abdelatif Ben Ammar
"Chronique d'une agonie" de Aïda Ben Aleya
"Fin décembre" de Moez Kamoun

Je vous convie également à fréquenter sur le Net le site Cinema Tunisien qui est pour moi une mine

Vous y découvrirez les acteurs et cinéastes tunisiens, ceux qui participent aux JCC et les autres... vous y découvrirez entre autres qu'en marge des journées du film de Carthage va se dérouler les Journées audiovisuelles francotunisiennes dont je vous parlerais dans la prochaine note du Week end.

Vous pourrez consulter la liste des films en compétition officielle dans la suite de l'article et je vous signale particulièrement les films tunisiens, bien entendu, en particulier les 12 films de la compétition nationale courts métrages qui donnent une chance à de nouveaux venus.

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12.10.2010

Vision de la Medina de Tunis

 

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Aujourd'hui je vous convie une nouvelle fois dans la Medina...ici photographiée par mes soins en juin dernier. Je vous convie à lire un article du Journal La Presse du Jour et de vous procurer le livre Le goût de Tunis

"La culture tunisienne du siècle dernier doit une fière chandelle au café Taht essour (sous les remparts), lieu de rencontre, d’enrichissement et d’échange, et source d’inspiration des plus grands hommes de lettres et artistes."


Alors Mesdames, cela vous donne le goût de nous rejoindre?

08.10.2010

Cinéma à Tunis : les prochains JCC

JCC2010.jpgJournées Cinématographiques de Carthage
23ème session 23-31 octobre 2010

Pendant huit jours, le cœur de Tunis battra au rythme du cinéma.

La sélection officielle tunisienne  dans la catégorie des longs métrages comporte 3 films :

41600_137100342966833_6071_n.jpg‘‘Les palmiers blessés’’ de Abdellatif Ben Ammar,

aff-fin-decembre-2010-1.jpg‘Fin décembre’’ de Moez Kammoun et

‘‘Chronique d’une agonie’’ de Ayda Ben Alaya.

Qu'est-ce que les JCC, le magasine Tunivisions nous apprend que "les JCC, Journées Cinématographiques de Carthage"  sont une compétition officielle organisée en Tunisie et qui date depuis 1966. C'est une rencontre de cinéma du sud, en particulier les pays africains et arabes  et aux productions internationales. "Il permet de mettre la lumière sur ces films et de révéler les réalisateurs, scénaristes, producteurs et autres acteurs du cinéma africain."

Les JCC verront cette année la participation de 55 films en provenance de 18 pays arabes et étrangers.

 

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Des femmes sont impliquées à fond dans ce festival culturel de grande qualité, de par sa programmation et sa longévité. En commençant par la Directrice du Festival, mise à l'honneur dans le magazine Tunivisions de cette semaine. Cette dernière leur a  déclaré qu’un hommage spécial sera rendu aux cinémas de l’Afrique du Sud, du Mexique et des pays de l’Ex-Yougoslavie.

Dorra Bouchoucha dont j'avais parlé en janvier fait la Une ci contre.
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On a aussi de jeunes actrices comme Leila Ouaz "l'héroine des Palmiers blessés"; en cliquant sur le lien vous pourrez lire et surtout écouter son interview, donnée au micro de Tunivisions ou  celle d'Amira Chelbi, en entretien également avec les journalistes du magazine people de Tunisie. Cette dernière actrice s'était ilustrée; on s'en souvient, dans le Secret en 2009 un film de 12mn de Rocco Riccio

Nous ne pouvons terminer cette note sans vous parler de l'initiative, en cette année de la jeunesse, de récompenser et donc d'encourager les jeunes créateurs, hommes ou femmes, en créant une nouvelle section, «compétition nationale de courts métrages», une compétition qui regroupe 10 à 12 courts métrages nationaux. Deux prix seront attribués aux plus méritants, choisis par un jury international.

Si vous voulez avoir plus de renseignements les Ateliers de Projets interview de Mme Azza Chaabouni  : "Scénarios sous examen" à Tunivisions.net

Alors maintenant, aiguisez votre sens critique, en positif comme en négatif, et ...Bonnes Toiles

 

06.10.2010

Dream City, itinéraires dans la Medina de Tunis

Ne vous avais-j41789_152341831471859_2148_n.jpge pas dit hier, que les Tunisiens eux-mêmes se réappropriaient leur vieille ville. Pour la deuxième année consécutive se déroulera Dream City 2010 : Itinéraires d'Art Contemporain dans la Médina de Tunis

"Du 13 au 16 octobre 2010 se tiendra la seconde édition de Dream City
, proposition artistique pluridisciplinaire d’art en espace public dans La Médina de Tunis d’un collectif d’artistes tunisiens réunis pour émettre ensemble du sens."

L'IFC, Institut français de coopération y prend aussi largement sa part; lors de cette deuxième édition, elle y présente dans ce périple dans la vieille ville des artistes français venus grâce à l'Institut pour la circonstance, comme " la compagnie de danse Ex Nihilo (Marseille), qui aime prendre pour terrain de (ré)création l’espace public. Avec Amalgame(s) - ‘amal ‘al gam, l’œuvre d’union, en arabe - elle ira à la découverte de la médina de Tunis pour une performance in situ, originale et inédite."


A cette occasion, le blog de Dream City a été ouvert, je vous engage à aller y faire un tour: LE BLOG.

On y découvre tous les parcours et parmi ceux-ci, j'ai choisi de vous présenter MANEL wu SAOUSSEN une
Performance  de 12mn avec l'actrice Sondos Belhassen, la danseuse Malek Sebaï, Patricia Triki, l'artiste photographe et la mise en scène dee Khawla Elhadef

Le magazine Tunivisions nous révèle que "le public aura le choix entre 3 parcours urbains où il va évoluer librement pendant près de quatre heures, voyageant au cœur de la cité entre passé et modernité, découvrant des œuvres, des artistes, dialoguant avec eux, participant activement à cette fête de l'art qui fait irruption dans leur quotidien et dont ils sont à la fois les destinataires et les acteurs. Car, au delà des interventions artistiques dans l'espace public, DREAM CITY veut imaginer un "art citoyen", un travail de rêve collectif sur le territoire."

L'art tunisien se réinvente et l'art urbain, longtemps négligé est de la fête. L'espace public festif une recette pour remettre du lien social au coeur des vieilles cités. Une excellente initiative. J'ai hâte d'y aller et vous?


04.10.2010

La Medina de Tunis, un patrimoine réapproprié

"Le vent souffle à travers les murs tremblants de notre vieille Médina de Tunis et balaye sur son passage, les poussières par lesquels le présent espérait masquer le passé.
Le vent souffle et raconte toute l’histoire de ces lieux magiques. L’histoire, seule maîtresse du lieu, n’a jamais quitté son temple. Le vent souffle et fait respirer le temps, un facteur qui marque par des traces indélébiles l’espace. L’espace, finalement, scène éternelle des caprices du temps."

Auteur : Leïla CHAMMEN dans La Presse d'aujourd'hui 4 octobre 2010

 

IMG_3230.JPGLe très beau texte de Leila Chammem vient ce jour attirer mon attention car il s'adresse aux jeunes tunisiens, en cette année internationale de la jeunesse, et met à l'honneur ce patrimoine, si longtemps négligé par les Tunisiens et qui désormais reprend vie grâce à l'intervention pionnière et passionnée de quelques citoyens regroupés au sein de l'Association de sauvegarde de la Medina de Tunis, dès 1967. Ainsi la Medina, coeur historique de la ville a été inscrite depuis 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco.

En cliquant sur la photo de cette belle porte photographiée en 2008, vous découvrirez le travail de l'association et sa stratégie durable:

"La sauvegarde de ce noyau historique imprégné de culture, chargé d’histoire, mémoire collective de toute une population, et son intégration dans un monde dit « moderne », mécanisé et en pleine mutation technologique, n’est pas une tâche aisée.
Comment éviter la momification ou la marginalisation de patrimoine ?"

 

La question est bien posée car les deux risques majeurs pour les vieilles villes historiques sont effectivement là: soit une ville restaurée et ne comptenant plus de vie, car ils ne reste plus d'habitant et seulement des musées et des lieux de tourisme...alors telle une momie, la ville se meurt...se décompose; soit la ville est laissée à l'abandon, elle devient décadente et seules les populations marginalisées y vivent, en ayant pour conséquence un délabrement humain et patrimonial.

Aussi l'Association a pris une stratégie appelée en Amérique "sustainable development", une stratégie durable qu'ils expriment ainsi:


"Sachant que d’une part, le développement d’un tourisme sauvage non planifié pourrait avoir des conséquences néfastes sur le site et que, d’autre part, les villes historiques abritent souvent des populations à revenus faibles, incapables de supporter les coûts d’entretien et de conservation. Le plaidoyer développé est donc la mise en oeuvre d’une stratégie de sauvegarde durable alliant deux approches de visées différentes, la culture et le social, et les projets réalisés depuis ont traduit cette volonté de vouloir mener parallèlement la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine monumental et de valeur culturelle, et la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine immobilier et social (15.000 logements) remplissant un rôle important aux niveaux social et économique."Dar el Behi.jpg

Mais la Medina c'est aussi du patrimoine privé rénové et valorisé comme le magnifique Dar El Behi, en fermant les yeux on se trouve transportées, Mesdames au temps du Bey de Tunis. On est sous le charme des ors et des stucs, des parfums et de l'esprit du lieu. Je me souviens de soirées ramadanesques frisant les mille et une nuits dans ce lieu de charme.

Ce qu'il est tout à fait remarquable c'est la réappropriation de cette Medina par les Tunisiens et de signaler comme le fit le nouveau magazine en ligne 100% Tunisien,TUNIVISIONS, Manifestation saveurs et médina, 1ère édition: Le premier parcours culturel de fin de Ramadan

On doit le mot de la fin à Leila Chammam à lasquelle il faut reconnaitre on doit de mettre en exergue un décret de 1920 qui a permis de sauver la Medina des assauts des démolisseurs modernistes en gelant par ce décret le champ d'action de ces derniers.

Alors Mesdames si vous ne vous êtes jamais promenées dans la Medina de Tunis, je vous y invite car désormais, elle s'est faite belle pour vous!

"on se rend finalement compte de l’œuvre entreprise depuis longtemps pour maintenir ce temple intact. Le choix de figer ce paysage, défiant l’histoire et les rides du temps, explique la note sacrée qui enveloppe ces lieux, et le respect qui s’impose devant ces monuments, fatigués, peut-être, mais toujours debout et fiers d'exposer le pouvoir que peut avoir l’homme sur le temps. Ne seraient-ils pas le trophée et l'expression de cette victoire?" Leila Chammem

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30.09.2010

Quelle culture pour la Cité de la Culture de Tunis



cite-culture-f.jpgMesdames les Distinctive Women, je vous convie à réfléchir sur une question d’actualité, posée aujourd’hui dans le journal Le Temps de Tunis par la journaliste Sayda Ben Zineb au professeur Mohamed Zinelabidine : quelle Culture pour la Cité de la Culture ?

Nos lectrices et, même nos lecteurs de ce blog, ne sont pas toutes tunisiens, ni même vivant en Tunisie, c’est pourquoi il faut tout d’abord les informer de ce grand projet de la Cité de la culture qui a vu le jour en 2002, alors que j’étais encore au Canada et que j’enseignais justement la géographie culturelle à mes étudiants de l’UQAM à Montré&l

 

La Cité de la Culture dans la revue Archibat

 

Il est fort important dans votre réflexion de prendre en compte la notion de CULTURE en ce XXIe siècle, car la culture n’est plus la Culture, celle avec un grand C, une culture élitiste qui ne s’adresse qu’à une élite de quelques personnes resserrées dans un même cercle. La culture mondialisée a fait tomber les idées d’une culture exclusive, elle se veut inclusive ouverte à tous. Elle n’oublie pas pour autant les secteurs traditionnels plus élitistes, mais elle les met à la portée de l’ensemble des citoyens en empruntant une route plus pédagogique avec une scénographie qui utilise les multimédias de notre époque. C’est ainsi que sont nés les sites webs culturels de grande envergure dont les premiers en date furent ceux des grand musées (Musée Canadien des Civilisations, MOMA, Tate Gallery ou bien sûr le Louvres, et ceux des institutions de savoir, comme la Grande Bibliothèque de France…

Un lieu de culture, urbanistiquement présent sur un territoire est un site indispensable pour que se matérialise dans le concret une culture déjà en place ou en devenir…car la culture n’est pas immuable…au contraire elle vit et se forge, enracinée dans un environnement spécifique. En l’occurrence, nous parlons de la Tunisie et de sa très prochaine Cite de la culture, à Tunis. La culture tunisienne est une culture vernaculaire c'est-à-dire locale dans un monde globalisé…elle se doit d’être identitairement forte pour affirmer sa spécificité face aux visiteurs qui ne manqueront pas d’affluer dans ce lieu de culture, une fois terminé. Car gageons de l’impact touristique d’une telle cité ! L’expérience internationale, et particulièrement celle que j’ai tirée de mes douze ans en Amérique du Nord, me pousse à affirmer que cette cité sera un grand Plus pour la Tunisie, à la fois pour son ouverture aux autres, la possibilité de montrer les talents d’ici, l’histoire culturelle de ce pays, marqué par les multiples strates de civilisations qui l’ont forgé, mais aussi de se voir soi et d’être fier de ce que nous sommes.

La culture n’est pas le Folklore même si elle l’englobe, elle est culture de hier et de demain, tradition et modernité, en émergence et reconnue, en vue et underground…elle touche à tous les pôles de l’art et de la connaissance, du sérieux au divertissement, du cynique au sentimental, elle est le fondement de l’identité.

La culture est fédératrice et est outil de développement. La culture, via les Industries culturelles, créent des emplois. Elle développe les savoir faire et les met en valeur. La Cité de la Culture de Tunis est ambitieuse et elle a raison de l’être.


 

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15.08.2010

Natacha ATLAS VIDEO


Natacha Atlas - What Ever Lola Wants

Natacha Atlas (official site) | MySpace Music Videos

 

Une Distinctive Woman Anglo-Egyptienne Natacha ATLAS