09.01.2012

Bonne année 2012 depuis la Tunisie

Bientôt le 1er anniversaire de la Révolution de la Dignité, celle du 14 janvier...mais j'ai le sentiment que cette dignité tous les Tunisiens ne l'ont pas retrouvée...A en constater les photos citoyennnes du Réseau Burnous contre la Misère...initié par le Journaliste reporter citoyen Slim Ayedi

Grand mère handicapée ainsi que sa petite fille découverte par les bénévoles du Réseau Burnous

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Ici des femmes tendent leurs cartes d'identité pour prouver leurs citoyennetés tunisiennes

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Des enfants près de leurs pères dans l'attente d'une aide du réseau Burnous

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Le nom Burnous est venu de cette rencontre...il faisait 3 degrés, l"enfant aux pieds nus vit dans le Burnous de son père, comme celui-ci l'avait fait dans celui de son propre père...de génération en génération, la misère non endiguée à Kasserine en Tunisie

 

Burnous, Tunisie, Foussena, misère, posr-révolution, chômage


J’ai voté pour un parti
Mais j’ai voté contre la pauvreté

Je m’en fiche si vous avez voté Ennatha
Je m’en fiche si vous avez voté CPR
Je m’en fiche si vous avez voté Takatol
Je m’en fiche si vous avez voté 3aritha
Je m’en fiche si vous n’avez pas voté
Je comprends si vous en avez marre de voir un pays sans gouvernement
Je comprends si vous avez marre de voir une Tv qui vous passe que des Politiciens
Agissez ; unissons nous contre la pauvreté
C’est Birino sur la montagne de Foussena ; Kasserine
Voila pourquoi la révolution
Il ont attendu des années ; y a plus de temps à perdre

20 décembre 2011

04.11.2011

L'association Alliance Culture&Nature en Tunisie est née

La Tunisie peut donner des ailes, à défaut d'y venir pour s'enrichir, on peut grandir moralement grâce à des activités citoyennes car la Révolution tunisienne a ouvert la voie à l'engagement authentique.


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Après Journalisme Citoyen Né le 23 janvier 2011 et qui a fêté ses neuf mois d'existence, le jour des élections le 23 Octobre dernier...

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allianceVoici le temps de l'AACNET (Association Alliance Culture&Nature en Tunisie) qui vient de naître le 25 octobre. En février 2011, nous avions créé un groupe fermé Alliance Culture&Nature en Tunisie...LE 6 FÉVRIER 2011 J'ÉCRIVAIS SUR la PAGE 

Transformons la Tunisie en un réseau de jardins...communautairesIl faut prévoir la Nouvelle Tunisie....les troubles calmés...raison retrouvée  Tyna Geronimi

Le 20 février, nous organisions la première réunion à La Marsa...depuis le groupe n'a fait que s'étoffer et l'association est devenue une nécessité pour passer du monde des idées et du royaume du virtuel vers le Concret...c'est à dire le terrain puisqu'il s'agit d'une association de développement.

La groupe Alliance Culture & Nature compte aujourd'hui 419 membres...Nous ouvrons cette semaine la page de l'Association.

24.09.2011

La prochaine guerre en Tunisie de Cyril Grislain Karray; Compte-rendu Dr Martine N. Geronimi

La prochaine guerre en Tunisie 

La victoire en 5 batailles

de Cyril Grislain Karray

Editions Cérès

 

Compte-rendu Dr Martine N. Geronimi

 

 

 

                         C'est à partir de la compréhension que l'on peut

                         lutter contre la haine et l'exclusion. 

                         Edgar Morin "La tête bien faite" 1999

 

 

Tunisie, guerre, révolution, économie, karray,ceresEn juin et en juillet un livre a été bien médiatisé, celui de Cyril Grislain Karray, "la Prochaine guerre en Tunisie"...avec un titre marketing en diable, suivi d'un "victoire en 5 batailles". Depuis la fièvre médiatique est retombée et pourtant ce livre mérite d'être lu avec attention. 

 

Ce cri d'alarme lancé par l'auteur, un ex directeur et associé du Cabinet de consultants, mondialement connu McKinsey & company, est le résultat d'une analyse fine de la situation de la Tunisie telle qu'elle lui est apparue  après s'être installé en Tunisie au premier Janvier 2011. C'est alors que la révolution tunisienne l'a surpris comme la plupart des Tunisiens... mais il a aussi découvert les chiffres cachés et complaisants de l'ancienne époque ... celle où son cabinet avait été approché pour faire des audits sur la Tunisie. Je me souviens d'avoir vu notre auteur présenter officiellement le rapport en 2010, au forum de Carthage, alors que j'accompagnais un prospect français, voulant investir en Tunisie.

 

Bien sûr en présence des vrais chiffres et d'une réalité percutante, Cyril Grislain Karray est en mesure d'estimer les dégâts derrière les statistiques "poudre aux yeux", maquillant la réelle disparité économique et sociale de la Tunisie. C'est intéressant de voir que la vision de l'auteur est combative. On sent combien, catastrophé par cette réalité tronquée et étouffée par une dictature, l'auteur cherche à trouver non seulement des solutions efficaces mais aussi à mettre en garde la société tunisienne et ses élites sur les dangers qui guettent un pays dont 1 résidant sur 5 est un exclu.

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En effet, la thèse de Cyril Grislain Karray s'appuie sur le concept d'exclusion...Pour lui, si un Tunisien sur 5 après la Révolution du 14 janvier n'a pas d'avenir, il est un danger pour la stabilité du pays, il est une proie courtisée par des manipulateurs ...et là on comprend où il veut en venir...Il est d'autant plus important à ses yeux de créer de l'emploi qu'il a l'intuition que deux millions d'exclus face à seulement 100 000 personnes dans les forces de l'ordre ...le déséquilibre est flagrant. Partant du principe qu'il souhaite préserver une Tunisie démocratique et moderne orientée vers le progrès, il propose une stratégie rigoureuse et sans concession pour créer de l'emploi et éviter ce qu'il appelle un tsunami social...une deuxième révolution, une "guerre civile" ...pas moins.

 

Que préconise-t'il? Il nous parle de 5 batailles...

Je dirai plutôt à la lecture un but à atteindre absolument et 4 axes à privilégier pour l'atteindre : il ne s'agit pas moins que de "Révolutionner l'Economie pour créer 500 000 emplois".en dix ans. Le chapitre portant ce titre est le plus dense et on sent combien l'auteur est un expert en économie mais aussi combien il se place en conseiller ...je dirai même en coach...car il veut une Tunisie la Tête Haute...une Tunisie qui ose vouloir briller (p.66)...Voulant rompre avec une certaine atonie économique et même une culture de l'échec, l'auteur, de mère a tunisienne, a une fibre patriotique évidente...et ne peut se résoudre à voir la Tunisie perdre la bataille et se contenter "des strapontins du monde" (p.33)...

En 11 points précis il développe une marche à suivre percutante qui assurerait un changement réel de modèle économique car son constat est sans appel: on n'a pas le choix il faut oser des sauts de modernité et des stratégies en rupture (p.37). Parmi les 11 points ou gisements à privilégier deux m'apparaissent comme essentiels mais venant heurter de plein fouet certaines mentalités conservatrices...et donc auront probablement du mal à voir le jour...même si la première est dans l'air du temps, le développement d'un véritable pôle associatif à vocation régionale (p.42), il ne sera pas facile de créer des associations qui s'autofinancent et commercialisent des services et des biens à prix modérés...Il sera encore moins aisé de faire changer les mentalités des Tunisiens nantis pour stimuler la consolidation des entreprises. La purge requise par l'auteur contre les "hanouts" et les familles possédantes vivant sur des logiques "tribalo-économiques" (p.53) semblent une nécessité mais accepteront-ils? rien n'est moins sûr.

 

tunisie, femmesLES QUATRE AXES PRIORITAIRES.. CONCERNENT LES JEUNES, LES FINANCES, LES FEMMES, ET L'ADMINISTRATION

 

La culture du travail chez les jeunes est la bataille la plus dure à mener. Elle ne peut se faire qu'à coup de réorientation vers des filières de métiers porteurs: ingénierie informatique et énergies renouvelables. Dans les changements drastiques proposés deux me semblent essentiels: Re-former les formateurs et cesser de s'inspirer du modèle éducatif français...Enfin, focaliser sur l'apprentissage des langues étrangères, et notamment l'anglais, apparaît comme une nécessité absolue. On voit, en lisant cette partie, combien l'auteur est un citoyen du monde qui a su s'éloigner de modèle de la vieille Europe pour se rapprocher d'un standard mondial.

Le chapitre sur les finances est proprement révolutionnaire voire utopique, dans la mesure où pour la première fois on peut lire une volonté de redistribution de l'argent afin de désamorcer la bombe sociale (p.89). Les plus riches doivent faire des sacrifices et notamment réduire leur surconsommation (p.97). Il fustige les citadins et les exhortent à "reconstruire leur conception de la richesse" en retrouvant la richesse du partage équitable et celle du "bien être" et non du "bien avoir" (p.99).

L'auteur, et ce ne sera pas pour vous déplaire Mesdames les Distinctive Women, est féministe, il croit aux femmes tunisiennes et les veut placer en première ligne. Il propose également de rémunérer le travail de mères, cette "bourse de famille" pour les mères nécessiteuses inspirée de l'expérience brésilienne...

Le quatrième et dernier axe met l'accent sur les institutions et le leadership et parmi ces propositions je relève la première et la plus difficile: tuer l'Etatisme et la Bureaucratie. Je souligne la dernière qui me concerne et qui est très loin d'être le cas actuellement: faire un pont d'or aux compétences tunisiennes expatriées et aux professionnels étrangers confirmés.

Pour conclure je vous dirai d'aller lire ce livre car il décoiffe, il ose annoncer la couleur, il est un programme à la fois libéral et social, il est d'avant-garde sur les moyens et en même temps lucide sur le constat...Intellectuellement je me sens proche d'un grand nombre des solutions préconisées, mais je reste sur la réserve quant à la faisabilité de l'ensemble de son programme par trop révolutionnaire et qui pourrait heurter les nouveaux riches et autres potentats.

C'est un livre toutefois qui plaira à bien des femmes de ce pays qui commencent déjà à réfléchir sur de nouvelles valeurs...et qui se trouveront en adéquation avec le raisonnement et les stratégies proposées.

19.09.2011

Droits et Devoirs du citoyen tunisien: civisme ou civilité...

 

citoyen.jpegEn cette période pré-election en Tunisie, à 34 jours du premier vote démocratique en Tunisie...il est important d'éclairer des notions qui restent bien souvent trop floues dans la tête des futures citoyennes et citoyens...alors j'ai cherché à être la plus pédagogue possible et en ai profité pour affirmer mon point de vue d'observatrice participative...ici en Tunisie...je le rappelle bien que née et vivant en Tunisie, je n'ai pas la Citoyenneté tunisienne, je n'ai pas le droit de vote...pourtant au titre de scientifique et de résidente...je peux apporter ces éclairages en tant que Citoyenne du MONDE, à la double Nationalité Française par filliation et Canadienne par immigration.

 

CIVISME 

Reprenons ce concept Civisme de manière simple comme si on s'adressait à un enfant car cela commence par la sensibilisation de nos enfants. Il y a quelques années, le philosophe et homme de conseil qu'est Régis Debray a  écrit un livre fort instructif "La République expliquée à ma fille" publié au Seuil, 1998. Il explique :

 

"Le citoyen, c'est celui qui participe de son plein gré à la vie de la cité. Il partage avec ses concitoyens le pouvoir de faire la loi... le pouvoir d'élire et le cas échéant, d'être élu. Si tu fais la loi, il est normal que tu lui obéisses. Ca s'appelle le civisme... Et si tout le monde s'arrangeait pour ne pas payer d'impôts, il n'y aurait plus de gendarmes, ni de lycées, ni d'hôpitaux, ni d'éboueurs, ni d'éclairage public, parce qu'il faut de l'argent à l' Etat ou à la ville pour entretenir tous ces services..." 

 

 

 

Civisme.jpgSi on regarde l'origine du mot civisme il vient tout droit du latin civis, celui qui a droit de cité c'est à dire le citoyen.

Le civisme désigne le respect, l'attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s'applique en particulier à l'institution qui représente cette collectivité, à ses conventions et à ses lois.

Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l'intérêt public, pour la "chose publique".


Le civisme nécessite une "conscience politique" et implique la connaissance de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Il extrêmement important de faire la distinction entre Le civisme, qui est l'état du citoyen respectueux de ses devoirs et des principes collectifs et la citoyenneté qui n'est que la condition de citoyen.

Il existe un autre terme qui est la civilité qui relève du respect des autres dans les rapports privés.

 

CONFUSION EN TUNISIE 

 

A vrai dire, ces temps-ci en Tunisie il y a bel et bien confusion massive dans les esprits et ces trois mots ne sont pas du tout clair dans la tête des citoyens "naissants" quasi nouveaux-nés qui ont bien des notions théoriques à assimiler alors que pendant 50 ans, on leur a demandé d'être surtout passifs.

 

CITOYENNE, MHILA, TUNISIEIl y a une telle différence "extra...ordinaire", entre la population bourgeoise instruite de Carthage et la femme de ménage de Kairouan...et l'agriculteur de Gabes ou le pêcheur de Bizerte, qu'il ne faut pas s'étonner de l'abîme de compréhension entre ces mêmes personnes. Mais dans une DEMOCRATIE REUSSIE ...il s'agit de PARTAGER DES VALEURS COMMUNES MALGRÉ LES DISTANCES ENTRE LES CITOYENS.

 

Il est de la RESPONSABILITÉ des personnes ayant la connaissance d'apporter un minimum d'aide pour la compréhension des droits mais aussi des devoirs qu'implique le fait de passer d'un régime autoritaire à une situation de Liberté...pour qu'elle ne devienne pas une société d'anarchie aboutissant au chaos que certains pourraient souhaiter afin de récupérer le pouvoir. 

 

Lorsque nous parcourons la Tunisie, il est choquant de voir combien la saleté et le bazar sont omniprésents...Je ne parle pas des odeurs nauséabondes...Lorsque nous rencontrons les gens dans la rue, tous les comportements d'incorrection ont fait nettement leur apparition...de plus, les forces de l'ordre faisant la grève du zèle...les vols se développent à vitesse vertugineuse...Nous vivons dans une pagaille incessante et du coup sommes encore moins efficaces et productifs qu'avant...et déjà ce n'était pas vraiment une société qui prône le travail comme valeur...

 

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Nous sommes dans une situation où il est temps de parler HAUT ET FORT DE CIVISME ET CIVILITE sachant que les deux sont nécessaires dans une société démocratique...où tout ne se mène pas avec le bâton...et où il y a nécessité d'un CONCENSUS MINIMUM à savoir le RESPECT COLLECTIF ET INDIVIDUEL DE TOUS LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ donc de la CITE...de TOUS LES CITOYENS qui se COMPORTENT en CITOYENS.

 

Cette notion est PRIMORDIALE....RESPECT A TOUS LES CITOYENS QUI SE COMPORTENT EN CITOYENS...et  cette NOTION n'est pas claire EN TUNISIE....car FRANCHEMENT ELLE N'A PAS ETE EXPLIQUÉE...

 

Il m'apparait clairement que tous les efforts de SENSIBILISATION qui portent sur LA CITOYENNETE et le but PRAGMATIQUE DE CETTE PREMIERE ELECTION....oublie TOTALEMENT l'aspect CIVISME ET CIVILITE

C'est une GROSSIERE ERREUR...mais elle peut ÊTRE RATTRAPER et il FAUT qu"elle le SOIT...

 

Il faut aussi que les citoyens comprennent que les CONTREVENANTS seront punis selon une échelle juste mais efficace....C'EST FORT IMPORTANT que la réforme de la JUSTICE en Tunisie aille de pair avec les CHANGEMENTS MAJEURS EN COURS.

 

Cela suppose également une sensibilisation des forces de l'ordre à leur nouveau rôle...de défenseur du CITOYEN HONNÊTE...et pas seulement d'USER DE LA FORCE TOUS AZIMUTS.

 

Cela demande UN VERITABLE PACTE SOCIAL...VASTE PROGRAMME

 


L'EXEMPLARITE exemplarite.jpeg

 

En attendant il est fort important d'expliquer et de montrer SOI-MEME l'EXEMPLE et là je parle à tous mes amis!

 

Pour avoir un discours simple et pédagogique, on peut expliquer...

 MAINTENANT TU AS LE CHOIX DE FAIRE LES LOIS QUI VONT REGLEMENTER LA NOUVELLE TUNISIE...

CES LOIS SERONT LES TIENNES ALORS TU AS LE DEVOIR MORAL DE LES RESPECTER

TU NE VEUX PAS QU'ON VIENNE TE VOLER...? LES AUTRES NON PLUS...ALORS ON NE FAIT PAS A L'AUTRE CE QU'ON NE VEUT PAS QU'ON NOUS FASSE...c'est une REGLE DE BASE

SI CES LOIS QUE TU AS BIEN CHOISIS,ELLES SONT JUSTES ALORS TU LEUR OBEIS...C'est ça le CIVISME...

 

Une des règles qui fait souvent problèmes chez tout le monde et qu'on aime pas et qu'on essaie par tous les moyens d'éviter ce sont LES IMPÔTS...et là en TUNISIE...c'est un ENORME PROBLEME. A ce que je sais de mes discussions avec des experts comptables et des profs d'économie...là aussi tout doit être reposé sur la table et renégocier de manière objective...avec en tête ...le PACTE SOCIAL A FORMULER...Il faudra bien faire en sorte d'un peu plus de SOLIDARITE CONSENTIE DE LA PART DES RICHES DE CE PAYS qui après une révolution NE POURRONT PLUS SE COMPORTER EN PRINCE D'un AUTRE TEMPS. Respect et partage seront au programme.

 

IL NE S'AGIT PAS DE FAIRE FUIR LES POSSEDANTS MAIS DE LES IMPLIQUER PLUS DANS L'ECONOMIE en leur permettant de payer moins d'impôt en contrepartie de la création d'emplois...C'est UN SACRIFICE NECESSAIRE...mais aussi la SATISFACTION de mettre à nouveau en marche un pays.

 

Cela suppose que l'Administration soit mieux gérée, mieux formée et mieux contrôlée de même pour les commerçants qui actuellement profitant de la panique et des Libyens font flamber les prix...ce n'est pas un comportement CIVIQUE...FINALEMENT C'EST LA NOTION DE BIEN ET DE MAL COLLECTIF auquel il faut resensibiliser les Citoyens ...nous tous donc...

 

Ce ne sont pas que les classes populaires qui doivent ETRE REFORMATEES AUX NOTIONS DE CIVISME ET CIVILITE...d'ailleurs ce problème n'est pas qu'en Tunisie...on peut le retrouver en Europe sans problème...

On peut dans sa vie privée avoir un comportement excellent...tenir la porte aux dames ...ne pas dire de grossièretés mais avoir un comportement incivique face à l'état comme de frauder le fisc et faire de fausses déclarations...ou ne pas payer le bus ou le train...mais si tout le monde faisait cela ...plus d'Argent dans les caisses de l'Etat et plus rien ne fonctionne...

 

Logo_PACTE.jpegUN PACTE SOCIAL NECESSAIRE EN TUNISIE

 

Cependant dans le PACTE SOCIAL A CREER EN TUNISIE...IL FAUDRA BIEN COMPRENDRE QUE LES SEUILS D'IMPOSITION SERONT REVUS POUR PERMETTRE DES RETOURS SOLIDAIRES ENVERS LES PLUS PAUVRES EN CONTREPARTIE DE LEURS FORCES DE TRAVAIL ET DU TEMPS QU'ILS CONSACRERONT DE LEUR PLEIN GRE A SACRIFIER DANS UNE TÂCHE REMUNEREE DECEMMENT.

 

C'est à ce prix que la Tunisie démocratique se construira...IL FAUT DES LOIS JUSTES ET DES HOMMES ET FEMMES D'ETAT TRAVAILLEURS ET HONNETES.

 

La convicition du BIEN COMMUN DOIT VENIR D'EN-HAUT...L'EXEMPLARITÉ DE CEUX QUI ONT UNE POSITION DE POUVOIR EST ESSENTIELLE...quand aux personnes, quelles que soient leurs positions hiérarchiques qui se comporteraient en CONTREVENANTS de la LOI VOTEE PAR TOUS...ils devraient être punis à hauteur de leurs délits.

 

Ces NOTIONS DOIVENT ABSOLUMENT ETRE CLAIRES DU HAUT EN BAS DE LA PYRAMIDE SOCIALE!


La tâche ne fait que commencer...espérons que nous aurons le temps et les moyens de voir cette nouvelle Tunisie aboutir à une société plus juste et plus égalitaire dans laquelle le Civisme une norme acceptée et les conducteurs adopteront une attitude empreinte de civilité...

 

 

 

17.09.2011

Slim Ayedi, Journaliste Citoyen tunisien


Slim Ayedi, journalisme citoyen, tunisieSlim est le prototype même de l'échec du système universitaire Ben Ali...Un étudiant venu du Sahel faire ses études universitaires à Tunis et qui malgré un niveau maîtrise et une formation de cinq ans à l'IPSI se retrouve à la rue sans boulot ou des petits minables sous-payés ...quand ils sont payés ...malgré de remarquables compétences, aimant la culture, communicateur très à l'aise en langue arabe ou italienne...se débrouillant en français et en anglais, une intelligence vive, une générosité et une sensibilité...mais peut-être trop de droitures dans cette Tunisie que je retrouve en 2006.

facebook, Tunisie, réseau socialLa magie du réseau social Facebook rapproche les personnes les plus éloignées...et lorsqu'il y a des valeurs communes, elle créée des synergies performantes.

En 2010 nous travaillons ensemble dans un journal qui ne mérite pas de lui faire la publicité, où nous sommes tous les deux à contre emploi...il est en charge de la rubrique sport, alors qu'il meurt d'envie de faire du journalisme d'investigation...et moi je suis contrainte avec mon doctorat à faire de la réécriture des articles de ce journal économique...Je quitte rapidement cette geôle. il suit le mouvement...deux mois plus tard ...à cause des conditions inhumaines de ce journal irrespectueux de la vie de ses journalistes. Nous restons en contact.

La révolution arrive...des discussions fusent...ma caméra JVC inutilisée slim Ayedi, photos, Tunis, avenue Bourguibadevient un outil précieux...Slim pourrait faire des vidéos...puisqu'il est en permanence au Centre Ville arpentant les rues et particulièrement l'Avenue Habib Bourguiba...Je lui parle du JOURNALISME CITOYEN ...Il lit se renseigne et trouve l'idée assez intéressante pour se lancer...et nous voilà partis.

YouTube, MartineGero, Journalisme CitoyenLe 24 janvier nous médiatisons sur ma chaine YouTube les premiers reportages ramenés du Centre ville. L'aventure commence...160 vidéos plus tard...interrompus par un vol de tout notre matériel informatique et vidéo caméras...la page est devenue un incontournable du Journalisme engagé, indépendant, social et critique...avec une communauté de plus de 3500 personnes qui nous suivent chaque semaine et qui interagissent en permanence!

Toute la réussite de ce média bénévole et humaniste repose sur les choix difficiles et engagés de Slim Ayedi. C'est un reporter autonome, citoyen conscientisé qui porte un regard sans détours sur la société de Notre Tunisie...à Tous. Non seulement son travail était intéressant quand il couvrait les événements du Centre ville, mais il est devenu passionnant quand il a commencé à élargir son cercle d'investigation et il a commencé à visiter les quartiers populaires. C'est lui qui désormais ouvre la voie aux journalistes de terrain qui restent à être formés dans une IPSI réformée. C'est lui donne à voir sans voyeurisme les Sans-voix...des modestes aux miséreux. C'est lui qui réveille les consciences endormies des bourgeois de La Marsa ou de Cité Ennasr dont je faisais partie.

 

Journalisme citoyen, Tunisie, Slim Ayedi

 

                     La deuxième chaine YOUTUBE  JournalisteCitoyen 

16.09.2011

Journalisme Citoyen en Tunisie, les prémices


Journalisme citoyenHier 14 septembre 2011, sur la chaîne tunisienne de radio chaine internationale RTCI, l'animatrice Faiza Majeri a reçu dans son panel d'invités Slim Ayedi de Journalisme Citoyen. Entouré de l'économiste et communicateur Cyril Grislain Karray auteur de  “Laprochaine guerre en Tunisie, la victoire en 5 batailles”,  et de la jeune journaliste Hana Sartre Trabelsi du journal indépendant en difficultéAl Oula. 

La discussion à bâtons rompus s'est intéressé aux questionnements des auditeurs...et a roulé sur des sujets comme les médias, mais aussi la publicité pendant la campagne pour la constituante...J'ai noté un questionnement qui montre un certain flou dans l'esprit la population tunisienne, même cultivée....à savoir la notion de Citoyen...Quant au concept de journalisme citoyen, il reste encore à expliquer...je n'ai pas eu l'impression que l'émission ait réussi à faire comprendre ces notions capitales dans le débat présent d'une démocratie à mettre en place.

agoravox.jpgJe me permets donc d'intervenir en ma qualité de docteur en géographie culturelle, citoyenne du monde, née en Tunisie et arrivant du Canada...mais plus encore en tant que blogueuse depuis 2005, pionnière dans le Journalisme citoyen chez Agoravox en France et CentPapiers au Québec...Et au-delà, en tant que co-fondatrice de la page Facebook...Journalisme citoyen avec le reporter Slim Ayedi, le 24 janvier 2011.


citoyen tunisienLe citoyen c'est quoi, essai simple de définition...évitant le simplisme...
On le sait Citoyen vient de Civis, Civitatis en latin...la cité et... celui qui habite dans la cité. C'est un héritage de la pensée grecque, de cette démocratie des élites, hommes libres dans un monde d'esclavage... 
Dégagé de ce contexte antique, la cité est le lieu où habite tous les habitants d'un pays...collectivement... et à qui on a remis certaines prérogatives relevant de libertés liées au politique: choisir ceux qui vont effectivement gouverner la cité, prendre les décisions pour la vie globale de tous les membres de ce pays, à savoir les gens nés dans ce pays et à qui on a décerné une citoyenneté politique...En Tunisie...un privilège est donné à tous ceux qui sont nés dans ce pays et dont au moins trois générations patrilinéaires sont nées dans ce pays...Bien sûr, ceux aussi qui ont acquis la nationalité tunisienne par le mariage ou suite à une demande recevable...(le fait du Prince a pu jouer bien entendu dans les 50 dernières années). Les Tunisiens de l'étranger se réclamant de leur nationalité font également partie de cette Cité...

Dans ces temps actuels de premier vote démocratique, le 23 octobre prochain...les citoyens sont conviés à voter pour des listes allant les représenter dans une assemblée dite constituante qui a pour mission de réécrire la constitution ou Destour afin de redéfinir les règles de la vie commune à tous les citoyens tunisiens...C'est évidemment un moment crucial...

election-tunisie-1.jpgArrivée ici, je ne sais si vous avez saisi l'essence du citoyen...ce n'est plus un SUJET, il est autonome, il a un libre-arbitre, c'est à dire qu'il a le droit de penser par LUI-MËME, il a le CHOIX et son mot à dire GRACE A SON VOTE, le jour de toute élection démocratique. Cette distanciation du "Sujet soumis" à "l'Individu libre" vient d'être offerte à l'ensemble des Tunisiens grâce à la Révolution du pain et de la Dignité...mais cette révolution est fragile...même si elle est bien partie.

karim.jpegLe Citoyen, sujet libéré, est porteur d'un regard et d'une conscience...morale de la relation du BIEN et du MAL qui ne s'exprime pas par le religieux...mais par une volonté commune de vivre en bonne intelligence avec ses voisins et donc d'établir des règles et de les respecter pour le bonheur du PLUS GRAND NOMBRE. Cela signifie que le Tunisien est un Citoyen s'il a conscience de faire partie d'un ensemble qui le dépasse, mais le protège en même temps, la Cité virtuelle et réelle avec un gouvernement légitime et démocratique à sa tête qui va lui apporter sécurité et stabilité politique, économique et sociale. Ceci est en cours...rien encore n'est réalisé, c'est un processus assez lent après une révolution brusque et c'est là que réside la difficulté.

democratie-tunisie.jpgJ'écrivais le 20 janvier, six jours après le départ du dictateur, dans un texte intitulé "Tunisie Nouvelle, apprentissage de la démocratie" : "Le pays a besoin comme étape de la démocratie à apprendre et à mettre en actions : "LE SAVOIR-VIVRE ENSEMBLE" étape essentielle de la matérialisation du Bien Commun....Notre jeunesse est notre Bien Commun à tous les Tunisiens...il faut la rassurer en lui donnant de l'emploi et en montrant l'exemple...Appel à une classe politique intègre ET à des patrons justes...."

J'écrivais également : "Un état de Droit doit se construire au plus vite avec un parlement ouvert et inclusif, acceptant les élus choisis par le peuple dans le cadre de scrutins ouverts à tous les partis dans un processus démocratique transparent et responsable avec une justice indépendante de l'Exécutif et un gouvernement rendant des comptes à la Nation"

Ce texte écrit le 20 janvier et les 3 jours qui suivirent représentent les prémices de la mise en ligne de la page Journalisme citoyen sur FB


13.08.2011

Journée de la femme tunisienne, célébration du Code du Statut personnel

La femme tunisienne pour ses filles aussi ne veut pas perdre ses acquis et veut améliorer le sort de ses filles...elle saura être responsable, j'en suis sure..tunisie, femme, droit,constituante, révolution


La femme tunisienne pour ses filles aussi ne veut pas perdre ses acquis et veut améliorer le sort de ses filles...elle saura être responsable, j'en suis sure..

 

 

 

 

 

Crédit Photo  Skander Dhaoui

23.04.2011

Troquer la misère pour l’Enfer ou le sort des harragas en Europe

Dr Martine Geronimi, géographe citoyenne

Cet article est un compte rendu personnel du livre de Virginie Lydie,  Traversée Interdite! Les harragas face à la forteresse Europe,  qui vient de paraître en France, chez l’éditeur Le passager clandestin

Harragas, clandestins, afrique du nord, tunisie, italie, Lampedusa, France, SarkozyEn pleine actualité, alors qu’à Lampedusa les harragas de Tunisie, et aussi de Lybie, ne cessent d’amerrir dans une incompréhension généralisée, voire un mépris digne des meilleures périodes racistes, ce livre vient éclairer avec chiffres à l’appui,  et enquête minutieuse durant trois années, la problématique des jeunes qui « brûlent » et quittent la Tunisie ou les côtes d’Afrique du Nord.  

Alors que la Révolution vient juste de  fêter ses trois mois d’existence en Tunisie, alors que les premières élections libres pointent leur nez et que les débats démocratiques traversent le pays et réunissent des foules considérables, le phénomène des Harragas s’amplifie, servi par un manque évident de police et un  moindre contrôle aux frontières.

Ce livre que je viens de lire d’une traite est passionnant, à plus d’un titre : il est une mise au point presque chirurgicale sur le sort réservé à ces jeunes clandestins arrivés dans la Forteresse Europe. Misérable et infernal, tel est le destin qui attend  « le Brûleur », celui qui brûle ses papiers pour passer les frontières et espérer trouver une vie meilleure dans cette Europe fantasmée.  Hélas comme l’écrit si bien, Virginie Lydie, ces jeunes sont ceux qui « brûlent même leur vie ». Ce livre veut  aussi répondre aux questions simples que les gens en général ne se posent pas vraiment, notamment en France : qui sont ces jeunes ? Que veulent-ils ? Finalement l’auteure nous fait prendre conscience de l’absurdité et de la cruauté de la mondialisation, qui d’une part ouvre au rêve et d’autre part refuse catégoriquement ces aventuriers du XXIe siècle, « ces héros de la désespérance » !

France, centre, rétentions, interdiction,Harragas, clandestins, afrique du nord, tunisie, italie, Lampedusa, France, SarkozyLa bien nommée forteresse Europe mène une politique de confinement des populations d’Afrique du Nord, en refusant les visas qu’elle a systématiquement instaurés au départ de ces pays. En limitant les départs officiels, elle pousse les plus pauvres à tenter l’aventure périlleuse de la fuite par les mers ou les déserts. Dans ce livre on apprend d’emblée le compte funèbre  des décès et des disparus aux frontières de l’Europe : 209 décès et 464 disparus, rien qu’en 2009. Entre 1988 et 2010, on ne compte pas moins de 15638 décès, dont 6556 disparus en mer. Malgré ces morts et ces chiffres macabres, le « harrag » n’en reste pas moins déterminé car, comme l’écrit l’auteure, « la Harga  n’est pas une simple fuite…elle est avant tout un défi ». Du côté de leurs pays d’origine,  « ces jeunes désœuvrés acquièrent même un statut  de héros ».  Ils prennent à un moment leur avenir en main et partent pour ne pas mourir ! Ce rêve d’ailleurs qui les tiraille de façon lancinante, ils veulent le réussir, sans savoir réellement ce qui les attend.  Sans projet réel et avec des informations tronquées, ils ne se doutent pas de l’enfer dans lequel ils ne manqueront pas de tomber peu ou prou.

Virgine Lydie,Harragas, clandestins, afrique du nord, tunisie, italie, Lampedusa, France, SarkozyVirginie Lydie décortique l’appareil répressif dont s’est doté les pays européens pour lutter contre ces clandestins indésirables. Et cela coûte fort cher puisque  pas moins de 88 millions d’euros ont été dépensés en 2009 pour l’agence Frontex, installée à Varsovie. Ce système européen de la surveillance de la frontière maritime méridionale, soit 3800 kms de Gibraltar à Beyrouth, inclut tous les pays européens, dont la France qui serait très impliquée avec 9704 agents de police des frontières. Cet énorme tribu est en totale adéquation avec la politique d’immigration initiée en 2006 par la France et confirmée par les orientations de 2009. La France ne ménage pas ses efforts, utilisant  les radars à haute fréquence, les drones et même les satellites.

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L’Italie est au premier front de l’immigration clandestine. L’ile de Lampedusa avait connu son pic d’immigration illégale en 2008 avec 31 700 arrivées. Depuis 2009, ce flot s’était tari au profit d’autres routes passant par la Grèce et la Turquie. Nous apprenons que les trois quarts des 40 000 personnes arrêtées en Europe en 2010 étaient passées par la Grèce… De nouveau en 2011, les clandestins se ruent sur Lampedusa. L’agence Frontex estime les Illégaux interpellés  aux frontières de l’Europe à 175 000 individus. En France, il y aurait moins de 6000 interpellations. Remettons les pendules à l’heure, 175 000 illégaux arrêtés pour une population de 41 millions d’immigrés légaux en Europe.

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Mais le plus fort du livre ce sont les témoignages du parcours des clandestins qui, après parfois plusieurs tentatives arrivent à passer les mailles du filet, et sont  entrés dans les pays. Alors là, ce que nous décrit l’auteure s’apparente à la descente aux enfers. Pour la plupart des clandestins sans papier arrivés en France, la réalité est simple et sordide : la prison. Le séjour irrégulier en France est passible d’un an de prison et d’une ITF (interdiction de territoire français). Si un clandestin s’oppose à son expulsion, il peut écoper de trois ans de prison, sans n’avoir commis aucun autre délit.  Le chiffre effarant que révèle Virginie Lydie est qu’en France 6% des prisonniers sont des étrangers en situation irrégulière. Hormis les prisons, les CRA (centres de rétention administrative) sous contrôle de la police ou de la gendarmerie comptent 2000 places, on y place dans des conditions sordides les étrangers en attente d’expulsion.

Il apparait que le sort des clandestins ballotés de séjours en prisons à sans domicile fixe, de galères en larcins voire en trafics en tous genres pour survivre, les conduisent à un délabrement mental et physique. Pour  finir, ils sont expulsés au mieux, si leurs consulats délivrent des laissez-passer.  Ceux qui vivent parfois plus de vingt ans dans la clandestinité sont dans des situations désastreuses. Ainsi  Virginie Lydie nous dit « le drame des clandestins de longue date, c’est d’être dans l’incapacité de mener une vie « normale » en Europe et de vivre dans leurs pays d’origine dont ils ne connaissent pas Harragas, clandestins, afrique du nord, tunisie, italie, Lampedusa, France, Sarkozydavantage les règles ».

Le problème des harragas qui décident finalement de retourner dans leurs pays après tous ces mois ou années de galères est  loin d’être simple, sans passeport et sans argent ! Les situations kafkaïennes donnent froid dans le dos. En conclusion, méditons sur ce constat donné par l’auteure : «  les harragas sont le symbole  de l’échec cuisant des politiques migratoires… Un mur est tombé, une mer l’ a remplacé. Jusqu’à quand ? »