16.09.2011
Journalisme Citoyen en Tunisie, les prémices
Hier 14 septembre 2011, sur la chaîne tunisienne de radio chaine internationale RTCI, l'animatrice Faiza Majeri a reçu dans son panel d'invités Slim Ayedi de Journalisme Citoyen. Entouré de l'économiste et communicateur Cyril Grislain Karray auteur de “Laprochaine guerre en Tunisie, la victoire en 5 batailles”, et de la jeune journaliste Hana Sartre Trabelsi du journal indépendant en difficulté, Al Oula.
La discussion à bâtons rompus s'est intéressé aux questionnements des auditeurs...et a roulé sur des sujets comme les médias, mais aussi la publicité pendant la campagne pour la constituante...J'ai noté un questionnement qui montre un certain flou dans l'esprit la population tunisienne, même cultivée....à savoir la notion de Citoyen...Quant au concept de journalisme citoyen, il reste encore à expliquer...je n'ai pas eu l'impression que l'émission ait réussi à faire comprendre ces notions capitales dans le débat présent d'une démocratie à mettre en place.
Je me permets donc d'intervenir en ma qualité de docteur en géographie culturelle, citoyenne du monde, née en Tunisie et arrivant du Canada...mais plus encore en tant que blogueuse depuis 2005, pionnière dans le Journalisme citoyen chez Agoravox en France et CentPapiers au Québec...Et au-delà, en tant que co-fondatrice de la page Facebook...Journalisme citoyen avec le reporter Slim Ayedi, le 24 janvier 2011.
Le citoyen c'est quoi, essai simple de définition...évitant le simplisme...
On le sait Citoyen vient de Civis, Civitatis en latin...la cité et... celui qui habite dans la cité. C'est un héritage de la pensée grecque, de cette démocratie des élites, hommes libres dans un monde d'esclavage...
Dégagé de ce contexte antique, la cité est le lieu où habite tous les habitants d'un pays...collectivement... et à qui on a remis certaines prérogatives relevant de libertés liées au politique: choisir ceux qui vont effectivement gouverner la cité, prendre les décisions pour la vie globale de tous les membres de ce pays, à savoir les gens nés dans ce pays et à qui on a décerné une citoyenneté politique...En Tunisie...un privilège est donné à tous ceux qui sont nés dans ce pays et dont au moins trois générations patrilinéaires sont nées dans ce pays...Bien sûr, ceux aussi qui ont acquis la nationalité tunisienne par le mariage ou suite à une demande recevable...(le fait du Prince a pu jouer bien entendu dans les 50 dernières années). Les Tunisiens de l'étranger se réclamant de leur nationalité font également partie de cette Cité...
Dans ces temps actuels de premier vote démocratique, le 23 octobre prochain...les citoyens sont conviés à voter pour des listes allant les représenter dans une assemblée dite constituante qui a pour mission de réécrire la constitution ou Destour afin de redéfinir les règles de la vie commune à tous les citoyens tunisiens...C'est évidemment un moment crucial...
Arrivée ici, je ne sais si vous avez saisi l'essence du citoyen...ce n'est plus un SUJET, il est autonome, il a un libre-arbitre, c'est à dire qu'il a le droit de penser par LUI-MËME, il a le CHOIX et son mot à dire GRACE A SON VOTE, le jour de toute élection démocratique. Cette distanciation du "Sujet soumis" à "l'Individu libre" vient d'être offerte à l'ensemble des Tunisiens grâce à la Révolution du pain et de la Dignité...mais cette révolution est fragile...même si elle est bien partie.
Le Citoyen, sujet libéré, est porteur d'un regard et d'une conscience...morale de la relation du BIEN et du MAL qui ne s'exprime pas par le religieux...mais par une volonté commune de vivre en bonne intelligence avec ses voisins et donc d'établir des règles et de les respecter pour le bonheur du PLUS GRAND NOMBRE. Cela signifie que le Tunisien est un Citoyen s'il a conscience de faire partie d'un ensemble qui le dépasse, mais le protège en même temps, la Cité virtuelle et réelle avec un gouvernement légitime et démocratique à sa tête qui va lui apporter sécurité et stabilité politique, économique et sociale. Ceci est en cours...rien encore n'est réalisé, c'est un processus assez lent après une révolution brusque et c'est là que réside la difficulté.
J'écrivais le 20 janvier, six jours après le départ du dictateur, dans un texte intitulé "Tunisie Nouvelle, apprentissage de la démocratie" : "Le pays a besoin comme étape de la démocratie à apprendre et à mettre en actions : "LE SAVOIR-VIVRE ENSEMBLE" étape essentielle de la matérialisation du Bien Commun....Notre jeunesse est notre Bien Commun à tous les Tunisiens...il faut la rassurer en lui donnant de l'emploi et en montrant l'exemple...Appel à une classe politique intègre ET à des patrons justes...."
J'écrivais également : "Un état de Droit doit se construire au plus vite avec un parlement ouvert et inclusif, acceptant les élus choisis par le peuple dans le cadre de scrutins ouverts à tous les partis dans un processus démocratique transparent et responsable avec une justice indépendante de l'Exécutif et un gouvernement rendant des comptes à la Nation"
Ce texte écrit le 20 janvier et les 3 jours qui suivirent représentent les prémices de la mise en ligne de la page Journalisme citoyen sur FB
00:41 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Business, Démocratie, Education, Histoire, Humanitaire, Jeunesse, Magazine, philosophie, Photographie, politique, révolution, Science et techno, Séminaires, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.01.2011
Une réflexion de Martine Geronimi : une parole éthique et démocratique
« L’éthique appelle à la transparence et à l’accessibilité des informations. Aucune fin ne justifie que l’on trompe les gens, y compris par omission ou en complexifiant l’information au point de rendre le propos confus et par là même inaccessible. » J.F. Ternay
En cette nouvelle ère de démocratisation de la Tunisie, il s’agit de « penser, dire et vulgariser la démocratie ainsi que les valeurs qui s'y rattachent »
"Il n'y aura pas de démocratie si on commence à alimenter verbalement la loi de la jungle, c'est à dire la guerre de tous contre tous et la loi du talion" Hele Beji
Cet avènement d’un ordre social et politique nouveau, attendu par tous, implique la «conversion» des acteurs sociaux et politiques, hommes et femmes, jeunes et vieux, intellectuels et aussi nécessairement monsieur et madame Tout le Monde.
Cet ordre social et politique nouveau se matérialise par le principe d’alternance politique et le règne de la justice. Il se traduit aussi par l’amélioration des conditions socio-économiques, par l’avènement d’une nouvelle classe des gestionnaires du Bien Commun, ce qui sous-tend expressément la réhabilitation des valeurs morales.
Cette notion de Bien Commun à penser ensemble me parait capitale!
Le pays a besoin comme étape de la démocratie à apprendre et à mettre en actions : "LE SAVOIR-VIVRE ENSEMBLE" étape essentielle de la matérialisation du Bien Commun....
Ce savoir vivre ensemble implique une éthique du discours démocratique.
" Seuls, la mesure, la responsabilité, l'équilibre doivent être admis dans les dialogues. Les insultes doivent être dénoncées. Les surenchères doivent être arrêtées. Hélé Béji"
Notre jeunesse est notre Bien Commun à tous les Tunisiens...il faut la rassurer en lui donnant de l'emploi et en montrant l'exemple...Appel à une classe politique intègre ET à des patrons justes.
Comment assurer un avenir juste, démocratique et pluraliste à la société tunisienne ?
Un état de Droit doit se construire au plus vite avec un parlement ouvert et inclusif, acceptant les élus choisis par le peuple dans le cadre de scrutins ouverts à tous les partis, dans un processus démocratique transparent et responsable, avec une justice indépendante de l'Exécutif et un gouvernement rendant des comptes à la Nation.
Rappelons les Droits de l'homme tels que définis dans la Charte universelle de 1948 et confirmés en 1998
dont le Préambule dit
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

13:34 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, FEMMES, Histoire, Humanitaire, Livre, networking, Networking VOYAGES AU FEMININ, Science et techno, Séminaires, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, tunis, tunisie, éthique, parole, femmes, discussion, geronimi, droits, homme, humanité
10.10.2010
Manger Bio : les grenades de Tunisie
Celles qui me connaissent bien savent que j’ai un DADA, une lubie, diraient certains…, le Bio. Et oui je tripe écolo et depuis fort longtemps avant que cela ne devienne à la mode, j’étais adepte de la marque La Vie Claire en France et mon passage au Canada a amplifié ce goût pour la nature et ce qu’on appelle plus généralement Environnement. L’organique ou le biologique, maintenant s’entourent de certifications en tous genres et le Bio se décline dans tous les registres, mode vestimentaire, habitat, cosmétique et bien sûr alimentaire.
Alors ici en Tunisie où la mode arrive également du Bio, j’ai eu envie de faire un clin d’œil en vous parlant d’un fruit qui fait partie des délices de l’enfance, sous sa forme la plus commercialisée : le sirop de grenadine. Avez-vous, comme moi, des souvenirs merveilleux de goûters arrosés de ces grenadines rouges à souhait qui faisaient rugir nos mères car ce sirop tâchait de façon insistante les serviettes, nappes et surtout nos belles robes amidonnées ?
La grenade, dont est extrait le jus pour faire le sirop, est un fruit merveilleux tant par sa beauté que par ses vertus. Comme me l’expliquait mon ami, en Tunisie, on en fait une recette délicate de dessert : une fois le fruit ouvert, on récupère les graines pulpeuses et sucrées qu’on verse dans un saladier et on les mélange avec de l’eau de fleur
d’oranger. On les fait rafraichir au frigo et on les sert dans des coupes en fin de repas. Cette recette, outre ses qualités gustatives, allie deux vertus : l’eau de fleur d’oranger est réputée pour ses propriétés calmantes et les graines de grenade sont un pansement gastrique de premier choix.Traditionnellement les grenades ont eu un intérêt que les grands-mères savaient utiliser, les qualités tinctoriales de la plante. Dans le sud tunisien, en particulier à Gabes, les femmes teignaient les peaux lainées des moutons avec le jus de l’écorce macérée. Elles vendaient ensuite ses peaux magnifiées par la couleur.
La couleur rouge extraite de ce fruit a servi dans la pharmacopée traditionnelle comme additif naturel dans les sirops. Et évidemment ce rouge a servi au succès du fameux sirop de notre enfance. On raconte qu’un médecin français, en 1870, ayant remarqué l’abus de piment dans la cuisine tunisienne se soit frotté les mains en pensant qu’il aurait beaucoup de malades à soigner, lui-même souffrant régulièrement d’aigreurs d’estomac, en ingurgitant la cuisine française. Mais voilà qu’un soir, alors qu’il mangeait chez son ami tunisien, il fit une découverte. Ce soir-là on lui servit une belle coupe de salades de fruits inconnus, petites graines baignant dans un délicieux jus à la fleur d’oranger : notre salade à la grenade. Le lendemain, l’histoire dit qu’il se réveilla pour la première fois depuis de longues années frais et dispos, sans aucune douleur gastrique. C’est là qu’il aurait compris les vertus de ce fruit merveilleux. Les conteurs tunisiens prétendent qu’il ait quitté sur le champ la Tunisie, se disant qu’il n’aurait personne à soigner. Derrière la Fable, on peut noter les qualités réelles des fruits que Mère Nature a mis sur notre route. On sait qu’Hippocrate recommandait le jus de la grenade contre la fièvre et comme fortifiant contre la maladie. De nos jours des recherches montrent que l'extrait de peau de la grenade contient de puissants antioxydants qui semblent inhiber le développement de l'athérosclérose, réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et influer sur l'hypertension. Ne nous privons pas de consommer des grenades, surtout si elles sont bio.
Ce fruit aux multiples vertus pousse sur le grenadier. Ce dernier se développe spécifiquement dans la zone méditerranéenne. Il serait originaire de l’Inde et il pousse depuis au moins 5000 ans en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Les jardins suspendus de Babylone contenaient des grenadiers. Il fait partie de ces arbres ornementaux aux belles clochettes rouges, qui donnent le fruit rebondi que j’ai découvert sur les étals tunisiens. En Tunisie, 19 variétés de grenadiers y sont cultivées. Cet arbre occupe une place primordiale dans l’agriculture des zones d’oasis, mais on en trouve aussi un peu partout dans le pays. Sur la photo prise aujourd’hui, notre ami vous montre quelques fruits de la récolte bio du champ familial, situé dans la belle région de Mahdia.
Si vous vivez en Tunisie, prêtez attention à cet arbre dont la production bat son plein en ce moment. Mesdames les voyageuses, lorsque vous viendrez en Tunisie, n’hésitez pas à consommer ce fruit sur place en parcourant les marchés et les souks tunisiens.
19:46 Publié dans Activités, Activités, Bien être, Bien être, Circuits tunisiens, Circuits tunisiens, gastronomie, gastronomie, Histoire, Histoire, Loisirs, Loisirs, Nature, Nature, Science et techno, Science et techno, Une femme, un lieu, Une femme, un lieu, Voyage, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, bio, histoire, médecine, culture, nature, environnement
Manger Bio : les grenades de Tunisie
Celles qui me connaissent bien savent que j’ai un DADA, une lubie, diraient certains…, le Bio. Et oui je tripe écolo et depuis fort longtemps avant que cela ne devienne à la mode, j’étais adepte de la marque La Vie Claire en France et mon passage au Canada a amplifié ce goût pour la nature et ce qu’on appelle plus généralement Environnement. L’organique ou le biologique, maintenant s’entourent de certifications en tous genres et le Bio se décline dans tous les registres, mode vestimentaire, habitat, cosmétique et bien sûr alimentaire.
Alors ici en Tunisie où la mode arrive également du Bio, j’ai eu envie de faire un clin d’œil en vous parlant d’un fruit qui fait partie des délices de l’enfance, sous sa forme la plus commercialisée : le sirop de grenadine. Avez-vous, comme moi, des souvenirs merveilleux de goûters arrosés de ces grenadines rouges à souhait qui faisaient rugir nos mères car ce sirop tâchait de façon insistante les serviettes, nappes et surtout nos belles robes amidonnées ?
La grenade, dont est extrait le jus pour faire le sirop, est un fruit merveilleux tant par sa beauté que par ses vertus. Comme me l’expliquait mon ami, en Tunisie, on en fait une recette délicate de dessert : une fois le fruit ouvert, on récupère les graines pulpeuses et sucrées qu’on verse dans un saladier et on les mélange avec de l’eau de fleur
d’oranger. On les fait rafraichir au frigo et on les sert dans des coupes en fin de repas. Cette recette, outre ses qualités gustatives, allie deux vertus : l’eau de fleur d’oranger est réputée pour ses propriétés calmantes et les graines de grenade sont un pansement gastrique de premier choix.Traditionnellement les grenades ont eu un intérêt que les grands-mères savaient utiliser, les qualités tinctoriales de la plante. Dans le sud tunisien, en particulier à Gabes, les femmes teignaient les peaux lainées des moutons avec le jus de l’écorce macérée. Elles vendaient ensuite ses peaux magnifiées par la couleur.
La couleur rouge extraite de ce fruit a servi dans la pharmacopée traditionnelle comme additif naturel dans les sirops. Et évidemment ce rouge a servi au succès du fameux sirop de notre enfance. On raconte qu’un médecin français, en 1870, ayant remarqué l’abus de piment dans la cuisine tunisienne se soit frotté les mains en pensant qu’il aurait beaucoup de malades à soigner, lui-même souffrant régulièrement d’aigreurs d’estomac, en ingurgitant la cuisine française. Mais voilà qu’un soir, alors qu’il mangeait chez son ami tunisien, il fit une découverte. Ce soir-là on lui servit une belle coupe de salades de fruits inconnus, petites graines baignant dans un délicieux jus à la fleur d’oranger : notre salade à la grenade. Le lendemain, l’histoire dit qu’il se réveilla pour la première fois depuis de longues années frais et dispos, sans aucune douleur gastrique. C’est là qu’il aurait compris les vertus de ce fruit merveilleux. Les conteurs tunisiens prétendent qu’il ait quitté sur le champ la Tunisie, se disant qu’il n’aurait personne à soigner. Derrière la Fable, on peut noter les qualités réelles des fruits que Mère Nature a mis sur notre route. On sait qu’Hippocrate recommandait le jus de la grenade contre la fièvre et comme fortifiant contre la maladie. De nos jours des recherches montrent que l'extrait de peau de la grenade contient de puissants antioxydants qui semblent inhiber le développement de l'athérosclérose, réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et influer sur l'hypertension. Ne nous privons pas de consommer des grenades, surtout si elles sont bio.
Ce fruit aux multiples vertus pousse sur le grenadier. Ce dernier se développe spécifiquement dans la zone méditerranéenne. Il serait originaire de l’Inde et il pousse depuis au moins 5000 ans en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Les jardins suspendus de Babylone contenaient des grenadiers. Il fait partie de ces arbres ornementaux aux belles clochettes rouges, qui donnent le fruit rebondi que j’ai découvert sur les étals tunisiens. En Tunisie, 19 variétés de grenadiers y sont cultivées. Cet arbre occupe une place primordiale dans l’agriculture des zones d’oasis, mais on en trouve aussi un peu partout dans le pays. Sur la photo prise aujourd’hui, notre ami vous montre quelques fruits de la récolte bio du champ familial, situé dans la belle région de Mahdia.
Si vous vivez en Tunisie, prêtez attention à cet arbre dont la production bat son plein en ce moment. Mesdames les voyageuses, lorsque vous viendrez en Tunisie, n’hésitez pas à consommer ce fruit sur place en parcourant les marchés et les souks tunisiens.
19:46 Publié dans Activités, Activités, Bien être, Bien être, Circuits tunisiens, Circuits tunisiens, gastronomie, gastronomie, Histoire, Histoire, Loisirs, Loisirs, Nature, Nature, Science et techno, Science et techno, Une femme, un lieu, Une femme, un lieu, Voyage, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, bio, histoire, médecine, culture, nature, environnement
24.09.2010
Infos de femmes sur le Web
Désormais, Distinctive Women World parlera aussi de la condition de la Femme dans le Monde
Le voyage au féminin ne se limite pas à la Tunisie, on s'en doute! Le voyage passe par la connaissance et les Distinctive Women auront dans ce blog une information triée, une revue de presse sur les Femmes dans des pays qu'elles connaissent parfois de très loin. Nous ferons parfois les articles nous mêmes ou bien nous vous soumettrons des articles écrits sur les Femmes par les femmes. Nous en profiterons également pour vous indiquer des liens d'info sur d'autres sites parlant des femmes dans le monde.
Pour cette première, nous abordons le délicat sujet de l'hygiène au féminin dans des zones inondées du Sénégal.
Nous vous convions à lire également AWA-net
Sénégal: Victimes d'infections vaginales - Les femmes vivant dans les zones inondées de pikine dévoilent leur mal
Paule Kadja Traore
23 Septembre 2010
Atteintes, pour la plupart, d'infections vaginales dues à l'inondation de leur bloc sanitaire, les femmes de la commune d'arrondissement de Pikine Est Wakhinane ont bénéficié hier de l'appui de l'association Bien-être des femmes et des enfants de la banlieue. L'organisation d'une journée de consultation gratuite accompagnée de dotation de médicaments a permis à cette association de soulager ces sinistrées.
En plus de leur rendre la vie infernale, les inondations empêchent aux femmes de la banlieue de s'épanouir sexuellement. C'est le cas dans la commune d'arrondissement de Pikine Est Wakhinane. Dans cette localité comptant près de 200 000 habitants, la moitié des femmes souffrent d'infections vaginales. C'est pour les soulager que l'association 'Bien-être' des femmes et enfants de la banlieue a organisé, hier, une journée de consultation gratuite dans ce quartier. Selon le gynécologue de l'association, Momar Niang, cette situation est causée par le manque d'hygiène corporelle. Ce qui s'explique par la non évacuation des blocs sanitaires des maisons. 'La femme est très sensible même en temps normal. Elle doit prendre soin de ses parties intimes pour ne pas attraper d'infections. Malheureusement, pour celles qui ont été victimes des inondations, les moyens de se protéger font défaut', renseigne le médecin.
12:35 Publié dans Blog Tunisie, FEMMES, Humanitaire, Magazine, Science et techno, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sénégel, afrique, violences
05.08.2010
Jeune mathématicienne tunisienne à l'honneur
Saluons ici une jeune et brillante Tunisienne Aicha Ben Dhia qui s'est illustrée comme l'une des meilleures candidates aux prestigieux concours Polytechnique et ENS en France
Le journal Leaders l'a mise à l'honneur aujourdh'ui:
"C’est une Tunisienne, Aicha Ben Dhia qui a raflé la première position du concours d’admission à l’Ecole Polytechnique (X), filière MP INFORMATIQUE – 2010 (liste des candidats français). Classée première parmi 104 candidats français, Aïcha a été également admise à l’Ecole Normale Supérieure (Rue d’Ulm où avait majoré Eliès Jouini). Et, c’est finalement, Normale Sup qu’elle a préférée"
Sophie est la fille de la grande mathématicienne Anne-sophie Bonnet Ben Dhia qui est Directrice de Recherches au sein du Laboratoire POEMS ( Propagation des Ondes : Etude Mathématique et Simulation) à Paris. Elle anime par ailleurs une équipe du CERFACS (le Centre Européen de Recherche et de Formation en Calcul Scientique) à Toulouse.
Son père est également mathématicien et Directeur d'étdes à l'Ecole Centrale de Paris, à savoir Hachmi Ben Dhia
Pour l'Ecole Polytechnique 2010 6 autres Tunisiens sont également sélectionnés et il est bon de rappeler que l'on compte,plus de 150 Tunisiens, anciens diplômés de cette école et dont la moitié sont actifs en Tunisie et l'autre moitié, installée un peu partout, à travers le monde.
Vive l'excellence tunisienne!
21:39 Publié dans Activités, FEMMES, Science et techno, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grandes écoles, ens, x, femmes, concours, excellence, tunis
02.03.2010
EXPOFEMINA 2010, SALON DES FEMMES CHEFS D'ENTREPRISES
Un grand évènement qui aura lieu du 30 mars au 4 avril prochain à la Médina d'Hammamet
Le mot de la Présidente Faouzia Slama
Chers partenaires, chères membres
A l’avènement d’une reprise économique tant attendue et en prévision d’une relance de nos entreprises, après une année pleine d’embûches et jalonnée de défis, la CNCFE reprend l’une de ses habitudes tant fructueuses par le passé pour ses membres et ses partenaires qu’est le salon de la Femme Chef d’Entreprise: « EXPOFEMINA ».
L’édition 2010 du salon des Femmes Chefs d’Entreprises « EXPOFEMINA 2010 » qui se tiendra du 30 Mars au 4 Avril, sera organisé en collaboration avec la commission femmes d’affaires de l’ASCAME et qui revêt cette année une importance et une envergure Méditerranéenne et Internationale. En effet, souhaitant faire profiter ses membres et ses partenaires du réseau international cultivé tout le long de ses 20 ans d’existence, la CNFCE ouvre la porte de son salon «EXPOFEMINA 2010 » à des femmes chefs d’entreprises venant de part le monde, découvrir la Tunisie et ses produits fabriqués par des mains de femmes mais aussi en quête de partenariat fructueux et indispensable de nos jours pour la survie de l’entreprise féminine. La CNFCE ne se limitera pas au salon «EXPOFEMINA 2010 » mais prévoit d’organiser en marge de ce dernier un Forum sous l’appellation tant significative de « MEDINA MED FORUM », qui comme son nom l’indique regroupera des femmes méditerranéennes à la Médina, qui accueilleront leurs consoeurs venant d’autres régions du monde afin de leurs faire découvrir les saveurs et les couleurs méditerranéennes.
Le « MEDINA MED FORUM » sera organisé autour d’un thème actuel et mobilisateur et s’étalera sur 2 journées: la 1ère sera réservée à la conférence internationale et la 2ème aux B2B visant à booster le partenariat féminin; Ces 2 événements fusionnés couronneront 20 ans d’expérience et de labeurs de la CNFCE qui en juin 2010 fêtera son 20ème anniversaire.
Chers partenaires, chers membres, la CNFCE ne peut en aucun cas fêter tant d’années de réalisation sans la présence massive de celles et de ceux qui ont participé de près ou de loin à bâtir sa réputation et son succès et nominativement VOUS !
Savourons donc ensemble cet accomplissement, sachant que, comme l’a dit Albert Camus « Tout accomplissement est une servitude. Il oblige à un accomplissement plus haut »
CHAMBRE NATIONALE DES FEMMES CHEFS D'ENTREPRISES TUNISIENNES
14:08 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, BtoB, Business, Business, FEMMES, networking, Salons, Science et techno, Séminaires, Shopping, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, hammamet, medina, expo, salon, forum, séminaires
04.08.2008
Une perle rare: Radhia Mchirgui
Comment s’appelle cette Tunisienne qui est capable de vous assurer dans son cabinet des études stratégiques en planification et développement du secteur de l’énergie ? Quel est cet ingénieur, à la tête d’une entreprise spécialisée dans la maitrise de l’énergie, qui est aussi capable d’assurer des études de montage avec suivi et garantie de résultats dans des projets sophistiqués d’énergie renouvelable couplé au dessalement des eaux ?
Et bien c’est la même personne, elle s’appelle Radhia Mchirgui et sa société est connue sous l’appellation 3E, c’est à dire la première lettre des spécialités de Radhia : Energy Environment Engineering.
C’est une amie que le travail en Tunisie a mis sur mon chemin. Avant de la connaître j’ai eu entre les mains son CV et j’ai eu envie de rencontrer une jeune femme aussi brillante. C’est une petite jeune femme très souriante et douce que j’ai aperçue la première fois dans un Forum d’affaires à Gammarth. On est surpris quand on la rencontre par à la fois son sérieux professionnel et sa personnalité enjouée et ouverte. Ce ne sont pas forcément des qualités qu’on s’attend à voir chez un ingénieur. Mais Radhia cultive plusieurs facettes qui en font une personne de grande valeur.
Quand on la connaît mieux, on prend conscience des qualités de cette jeune et brillante ingénieure au parcours international. Elle a créé son propre bureau d’études en 2003 et règne sur une dizaine d’ingénieurs. Elle est polyglotte et jongle avec aisance dans de longues communications professionnelles téléphoniques entre l’arabe et l’allemand, le français et l’anglais. Elle est passionnée par la technologie et n’hésite ni à travailler de longues heures d’affilée, ni à partir au bout de la planète pour développer ses réseaux ou porter l’étendard du savoir faire tunisien. Cette femme d’affaire infatigable a réussi en moins de 5 ans à obtenir des contrats avec des organismes prestigieux à passer des partenariats avec des bureaux d’études européens comme Holisud en France. Elle a parcouru comme directrice de mission des milliers de kilomètres en Afrique francophone, tant au Burkina faso qu’au Benin ou en Guinée sur des projets en relation direct avec la banque mondiale.
Originaire de Gabès, Radhia est une jeune femme tunisienne d’une grande rigueur morale, soutenue par une foi
profonde. Elle aime son prochain et vit selon des valeurs acquises au sein d’une famille unie dans laquelle tous les membres ont des parcours aussi exemplaires que ceux de Radhia. Je veux faire mention de ses sœurs médecins et prof de droit. L’idéal familial passe par les études. À n’en pas douter.
Ce qui m’a plu chez Radhia et qui en fait une Distinctive Woman est sans aucune réserve son intelligence servie par une humanité visible. Elle est une perle rare qui garde une modestie remarquable. Elle ne cherche pas la gloire, mais la réussite de son entreprise et le goût du travail bien fait. Sa discrétion et aussi son travail incessant ne lui ont pas vraiment laissé le temps de beaucoup penser à elle. Radhia rêve maintenant de réussir sa vie personnelle et d’avoir la joie de devenir une mère attentive et douce. Car, à la fois moderne et traditionnelle, Radhia n’oublie pas qu’elle est une femme et elle pense à fonder une famille, si elle rencontre un homme capable de l’apprécier à sa juste valeur. On ne peut que lui souhaiter!
Je pense que la Tunisie a de la chance d'avoir en son sein des personnalités comme Radhia, car elle fait partie de cette jeune génération d'entrepreneurs éduqués et qui réussissent internationalement. Je voudrais ajouter que Radhia a été nominée lors du CJD Business Award 2008, remporté par un brillant jeune cchef d'entreprise Mohamed Mehdi Khemiri, le patron de Topnet (fournisseur d'accès Internet)
19:25 Publié dans Business, FEMMES, Science et techno | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, business Woman, Engineer, Radhia Mchirgui, Gabes










