02.01.2011

BONNE ANNEE 2011

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27.10.2010

Dorra Bouzid, « Les femmes tunisiennes sont majeures »

patioDar Kamila.jpgLundi dernier 25 octobre, j'étais à l'ambassade de France, lorsque Dorra Bouzid, cette grande Dame militante, cette Distinctive Woman, cette pionnière tunisienne a été décorée par Frédéric Mitterrand.

Ce dernier a tenu à décorer  des insignes des Arts et des lettres des personnalités tunisiennes qui se sont distinguées dans ces deux domaines, une rétribution "de la France qui s’attache au rayonnement de la culture et des droits de l’Homme" a t'il dit.

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Les personnalités décorées sont
Dorra Bouzid (journaliste), sur notre photo rayonnante
Leïla Souissi (commissaire d’exposition),
Leïla Sebaï (archéologue),
Meriem Bouderballa (artiste plasticienne),
Feryel Lakhdar (peintre),
Marianne Catzaras (photographe)
Jalel Gasteli (photographe).

ecole de Tunis.jpgpicturetabzubeir.jpgCela fait deux ans que je pense à écrire un article sur Dorra Bouzid. J'avais appris à la  connaitre au travers de son livre " Ecole de Tunis", et je l'avais interviewée dans le cadre d'une émission de radio sur Internet, intitulée Clair Obscur, que j'avais commis durant 4 numéros en octobre novembre 2008...projet abandonné Radio Funun par le jeune promoteur, parti vivre au Canada.

Aujourd'hui, je comble cette promesse et je vous présente cette femme exceptionnelle

 

Première journaliste tunisienne, la jeune étudiante en pharmacie Dorra Bouzid en 1955, devient Leila, la porte-parole féminisite de la rubrique « Leila vous parle » dans l’hebdomadaire L’Action (futur Afrique Action puis Jeune Afrique). Son premier article est provocateur en diable pour l'époque, « Appel pour le droit à l’émancipation ». On est alors en juin 1955 dans un moment où la Tunisie est un Protectorat français. mais en train de se libérer de l'administration française, un an  juste avant l’indépendance et le code du statut personnel qui suivra.

Dans wikipedia on peut lire:

" À l’occasion de la promulgation du CSP, elle écrit le 3 septembre 1956, sur une double page spéciale dans le numéro 65 du magazine, un article titré « Les femmes tunisiennes sont majeures » avec un éditorial rappelant la collaboration à son élaboration de deux cheïkhs : Mohamed Abdelaziz Jaït et Mohamed Fadhel Ben Achour. En 1959, Safia Farhat et Bouzid cofondent la revue Faïza, qui, bien qu’elle cesse de paraître en décembre 1969, reste célèbre au Maghreb et plus généralement en Afrique en tant que premier magazine féminin francophone arabo-africain"Plus tard, elle a aussi collaboré aux journaux et magazines comme Le Temps, Femmes de Réalités et Tunis Hebdo.

Actrice, médiatrice et témoin Dorra Bouzid est une mémoire vivante de la Tunisie. Je me souviens d'elle le 25 juin 2010 alors qu' elle est intervenue à la librairie Art-Libris  de Salambo, durant la présentation du 4ème tome de "l'Histoire Générale de la Tunisie l'époque contemporaine (1881-1956)"...Elle se souvient de tout, n'a pas perdu de sa verve, de son acuité et de sa combativité. Bravo Mme Dorra Bouzid! Un exemple pour les jeunes journalistes!

 

Quelques articles de Mme Bouzid :

Réalités femmes "Et l'amour dans tout ça"

http://www.babnet.net/rttdetail-1636.asp

sur Mme Bouzid

Ma guerre D'Algérie

Jeune Afrique

06.10.2010

Dream City, itinéraires dans la Medina de Tunis

Ne vous avais-j41789_152341831471859_2148_n.jpge pas dit hier, que les Tunisiens eux-mêmes se réappropriaient leur vieille ville. Pour la deuxième année consécutive se déroulera Dream City 2010 : Itinéraires d'Art Contemporain dans la Médina de Tunis

"Du 13 au 16 octobre 2010 se tiendra la seconde édition de Dream City
, proposition artistique pluridisciplinaire d’art en espace public dans La Médina de Tunis d’un collectif d’artistes tunisiens réunis pour émettre ensemble du sens."

L'IFC, Institut français de coopération y prend aussi largement sa part; lors de cette deuxième édition, elle y présente dans ce périple dans la vieille ville des artistes français venus grâce à l'Institut pour la circonstance, comme " la compagnie de danse Ex Nihilo (Marseille), qui aime prendre pour terrain de (ré)création l’espace public. Avec Amalgame(s) - ‘amal ‘al gam, l’œuvre d’union, en arabe - elle ira à la découverte de la médina de Tunis pour une performance in situ, originale et inédite."


A cette occasion, le blog de Dream City a été ouvert, je vous engage à aller y faire un tour: LE BLOG.

On y découvre tous les parcours et parmi ceux-ci, j'ai choisi de vous présenter MANEL wu SAOUSSEN une
Performance  de 12mn avec l'actrice Sondos Belhassen, la danseuse Malek Sebaï, Patricia Triki, l'artiste photographe et la mise en scène dee Khawla Elhadef

Le magazine Tunivisions nous révèle que "le public aura le choix entre 3 parcours urbains où il va évoluer librement pendant près de quatre heures, voyageant au cœur de la cité entre passé et modernité, découvrant des œuvres, des artistes, dialoguant avec eux, participant activement à cette fête de l'art qui fait irruption dans leur quotidien et dont ils sont à la fois les destinataires et les acteurs. Car, au delà des interventions artistiques dans l'espace public, DREAM CITY veut imaginer un "art citoyen", un travail de rêve collectif sur le territoire."

L'art tunisien se réinvente et l'art urbain, longtemps négligé est de la fête. L'espace public festif une recette pour remettre du lien social au coeur des vieilles cités. Une excellente initiative. J'ai hâte d'y aller et vous?


04.10.2010

La Medina de Tunis, un patrimoine réapproprié

"Le vent souffle à travers les murs tremblants de notre vieille Médina de Tunis et balaye sur son passage, les poussières par lesquels le présent espérait masquer le passé.
Le vent souffle et raconte toute l’histoire de ces lieux magiques. L’histoire, seule maîtresse du lieu, n’a jamais quitté son temple. Le vent souffle et fait respirer le temps, un facteur qui marque par des traces indélébiles l’espace. L’espace, finalement, scène éternelle des caprices du temps."

Auteur : Leïla CHAMMEN dans La Presse d'aujourd'hui 4 octobre 2010

 

IMG_3230.JPGLe très beau texte de Leila Chammem vient ce jour attirer mon attention car il s'adresse aux jeunes tunisiens, en cette année internationale de la jeunesse, et met à l'honneur ce patrimoine, si longtemps négligé par les Tunisiens et qui désormais reprend vie grâce à l'intervention pionnière et passionnée de quelques citoyens regroupés au sein de l'Association de sauvegarde de la Medina de Tunis, dès 1967. Ainsi la Medina, coeur historique de la ville a été inscrite depuis 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco.

En cliquant sur la photo de cette belle porte photographiée en 2008, vous découvrirez le travail de l'association et sa stratégie durable:

"La sauvegarde de ce noyau historique imprégné de culture, chargé d’histoire, mémoire collective de toute une population, et son intégration dans un monde dit « moderne », mécanisé et en pleine mutation technologique, n’est pas une tâche aisée.
Comment éviter la momification ou la marginalisation de patrimoine ?"

 

La question est bien posée car les deux risques majeurs pour les vieilles villes historiques sont effectivement là: soit une ville restaurée et ne comptenant plus de vie, car ils ne reste plus d'habitant et seulement des musées et des lieux de tourisme...alors telle une momie, la ville se meurt...se décompose; soit la ville est laissée à l'abandon, elle devient décadente et seules les populations marginalisées y vivent, en ayant pour conséquence un délabrement humain et patrimonial.

Aussi l'Association a pris une stratégie appelée en Amérique "sustainable development", une stratégie durable qu'ils expriment ainsi:


"Sachant que d’une part, le développement d’un tourisme sauvage non planifié pourrait avoir des conséquences néfastes sur le site et que, d’autre part, les villes historiques abritent souvent des populations à revenus faibles, incapables de supporter les coûts d’entretien et de conservation. Le plaidoyer développé est donc la mise en oeuvre d’une stratégie de sauvegarde durable alliant deux approches de visées différentes, la culture et le social, et les projets réalisés depuis ont traduit cette volonté de vouloir mener parallèlement la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine monumental et de valeur culturelle, et la sauvegarde de ce patrimoine en tant que patrimoine immobilier et social (15.000 logements) remplissant un rôle important aux niveaux social et économique."Dar el Behi.jpg

Mais la Medina c'est aussi du patrimoine privé rénové et valorisé comme le magnifique Dar El Behi, en fermant les yeux on se trouve transportées, Mesdames au temps du Bey de Tunis. On est sous le charme des ors et des stucs, des parfums et de l'esprit du lieu. Je me souviens de soirées ramadanesques frisant les mille et une nuits dans ce lieu de charme.

Ce qu'il est tout à fait remarquable c'est la réappropriation de cette Medina par les Tunisiens et de signaler comme le fit le nouveau magazine en ligne 100% Tunisien,TUNIVISIONS, Manifestation saveurs et médina, 1ère édition: Le premier parcours culturel de fin de Ramadan

On doit le mot de la fin à Leila Chammam à lasquelle il faut reconnaitre on doit de mettre en exergue un décret de 1920 qui a permis de sauver la Medina des assauts des démolisseurs modernistes en gelant par ce décret le champ d'action de ces derniers.

Alors Mesdames si vous ne vous êtes jamais promenées dans la Medina de Tunis, je vous y invite car désormais, elle s'est faite belle pour vous!

"on se rend finalement compte de l’œuvre entreprise depuis longtemps pour maintenir ce temple intact. Le choix de figer ce paysage, défiant l’histoire et les rides du temps, explique la note sacrée qui enveloppe ces lieux, et le respect qui s’impose devant ces monuments, fatigués, peut-être, mais toujours debout et fiers d'exposer le pouvoir que peut avoir l’homme sur le temps. Ne seraient-ils pas le trophée et l'expression de cette victoire?" Leila Chammem

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06.08.2010

Laura Lago, video de Fernando Azevedo

Comment diviniser la Femme!

"Afiches" Laura Lago from Fernando De Azevedo on Vimeo.

16.02.2010

MEDAWOMEN, Tunis 24-25 février

 

CHEF ENTREPRISE TUNISIENNE.jpg


MEDAWOMEN

Créer de nouvelles opportunités pour les femmes en Mediterrannée”

Hôtel Acropole, Tunis : 24-25 Février, 2010

Projet de Programme

Mercredi 24 Février 2009

8h15 Inscription des participants.

9h00 Mot de bienvenue: Mme Shéhérazade Berrehouma, Secrétaire Générale, BusinessMed.

9h05 Allocution de Mr. Hédi Djilani, Vice Président, Businessmed et Président de l'UTICA

9h20 Ouverture du Forum par Mme Bebia Bouhnek Chihi, Ministre des affaires de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées

9h35 Pause café

Panel 1: « Réseautage au Féminin »

Modérateur: Mme Amel Bouchamaoui Hammami, vice présidente de MBN et 1ère vice présidente de la CNFCE Tunisie

10h00 Mme Laurence Fontaine, Responsable Communication Invest In Med,

« Réalisations des initiatives de femmes »

10h15 Mme Mary MacPherson (USA), Directrice, MENA BWN

« Réseautage au-delà de la Méditerranée »

10h30 Mr Georges BENAMOU, Directeur de l'International, Crédit Agricole Alpes Provence

« Le dispositif INTERMED : L’accompagnement des entreprises en Méditerranée »

10h45 Débat

 

 

Panel 2: « Les nouvelles opportunités vertes d'accès au marché »

Modérateur: Philippe Lotz, chef de la composante innovation, GTZ

11h15 Mme Carolin Welzel, Chef de Mission GTZ-REME,

« Introduction »

11h20 Mr Moez Arfaoui, TUV Maghreb,

« Certification et Labellisation »

11h45 Mme Ilhem Benighreb – Oasis Hazoua Tunisie, Ingénieur Agroalimentaire,

«Les Produits Bio: Développement et commercialisation: Expérience Pratique Agroalimentaire»

12h05 Mme Felicitas Christ – Hôtel Bio Lalla Mira Maroc, Propriétaire,

« Le Tourisme durable, tourisme d'avenir Expérience Pratique Tourisme »

12h20 Débat

12h35 Déjeuner

Panel 3: “L'Accès aux financements pour les femmes en Méditerranée”

Modérateur: Mme Leila Khaiat vice présidente de l'UTICA, Sénateur et présidente honoraire  de la FCEM

14h15 Mme Bénédicte De La Brière, Economiste principal, Banque Mondiale,

« Outils mis à la disposition des femmes »

14h30 Mme Katia Mehanneche, Chargée de projet, Agence Française de Développement- Proparco,

« Les outils de financement du  groupe AFD pour le secteur privé »

14h45 Mr Robert Feige, Représentant de la BEI en Tunisie, FEMIP,

« Les activités de la BEI en Méditerranée»

15h00 Dr. Rym Ayadi, Directrice du Réseau de Prospective Méditerranéen, MedPro et Directrice de Recherche, Centre des Etudes Politiques Européen,

« Les mécanismes de financement alternatifs mis à disposition par l’Union Européenne ».

15h15 Débat

16h00 Clôture: Mme Leila Khaiat, vice présidente de l'UTICA, Sénateur et présidente honoraire  de la FCEM

 

Jeudi 25 Février 2009

09h00 à 12h00: Réunions B to B


Le forum MEDAWOMEN est  organisé par le Secrétariat Général  de l’organisation patronale méditerranéenne Businessmed avec le soutien du programme Invest in Med et en collaboration avec la GTZ-REME et  la CNFCE-UTICA-Chambre Nationale des Femmes Chefs d’Entreprises Tunisiennes.

Dr Martine Geronimi, DG de Distinctive Women Agency participera à la rencontre du 24-25 février 2009 à TUNIS

30.08.2009

Ritournelles tunisiennes: A Aramis

 

 

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Larguez les amarres
Pour d’autres rivages
D’autres chemins
D’autres amours

Partir sans retours
Vers des lendemains
Aux autres visages
Une nuit… toujours

Et au petit matin
Sans états d’âmes
Un baluchon a la main
Reprendre son chemin

Pour trouver la femme
Celle de nos pensées
L’unique ancrage
Le but du voyage

Un rêve insensé
Un futur partagé

Une vie d’harmonie
De calme et volupté

Un chemin à 2 mains
Un demain enchanté

Poète garde espoir
Ta nuit n’est pas si noire
Ton avenir t’attend
Sur ta route…un soir

 

 

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Si depuis fort longtemps
J’apprivoise la Nuit
Je me joue des soucis
Si depuis un moment
Je me livre à l’ennui
J’ai depuis quelques temps
Retrouvé le chemin
Du jour rempli de sens
D’une terre non vierge
Pour y poser mon cierge
D’une contrée mystique
Aux allures bibliques
Et aux chants bédouins
Un lieu si souvent rêvé
Mais jamais révélé
Un parcours révéré
Un vol initiatique
Une perte très loin
Une autre naissance
Un pas vers mon essence
Dont je vais prendre soin

Enfin !

 

 

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Quand tes larmes se seront étanchées
Quand tes souvenirs seront LÉGÈRETÉ
Quand tes jours seront INFINITÉ
Quand tes nuits seront SÉRÉNITÉ
Quant tes sourires seront illuminés
Quand tes mains seront calmées
Quand tes yeux seront l’Autre cherchés

Quand l’indifférence
Prendra la place
De la Souffrance

Quand ta voix oubliera le passé
Quand ton cœur ouvrira ses volets
Quand ton âme s’éveillera apaisée

Laisse toi Aimer

06.08.2009

Sourour Hadiji, la coiffeuse des Stars

propsourour2.gifDans le quartier vibrant d'Ennasr, tout près du Salon de Thé incontournable La Phalène, j'ai rencontré une femme d'affaires talentueuse qui possède un salon de coiffure et d'esthétique très couru par les Tunisiennes distinguées.  Cette Business Woman est aussi une Distinctive Woman au parcours pas banal. En effet, Sourour a débuté sa vie professionnelle comme enseignante, mais très vite elle a compris que sa route conformiste n'était pas la meilleure et sa passion de la Beauté l'a entraînée vers ce qui depuis quinze ans l'anime: la coiffure et l'esthétique.

Sourour pratique avec succès depuis quinze ans son métier...Elle est installée à Ennasr depuis dix ans et son salon ne désemplit pas...Combien de fois, j'ai pu admirer les futures mariées venir se faire dorloter dans ce salon où on les prend en charge de la tête au pied...J'en ai même photographié certaines en particulier les coiffures sophistiquées élaborées par Sourour. L'Art de mettre en valeur les femmes, Sourour l'exerce à merveille, c'est d'ailleurs une de ses spécialités, le Relooking-Visagiste...sans compter la pause d'extensions de chevelure ou la pose de faux ongles.

Sourour a réussi parce qu'elle possède une personnalité rayonnante, mais également parce qu'elle est à l'affût de la nouveauté, curieuse et voyageuse infatiguable, elle participe à tous les congrès et séminaires d'esthétique. Les soins des cheveux la passionnent et elle n'a pas hésité à aller à Paris tout spécialement pour faire un stage en 2005 chez Jean-François Lazartigue, le spécialiste international en soins capillaires.

Sourour a su se créér une réputation grâce aussi à sa stratégie intelligente, celle de faire venir des coiffeurs étrangers talentueux qui amènent leur savoir faire, leurs coups de peigne magiques, en particulier les Coiffeurs libananais, dont raffolent les Tunisiennes. Il faut dire qu'ils apportent toujours une classe et un style, sans parler de leur beauté personnelle. Sourour renouvelle la présence de coiffeurs étrangers, ils sont Egyptiens, Turcs ou dernièrement italiens. En cela Sourour Hadiji est unique. Car si les clientes bénéficient de cet apport de professionnels étrangers, le personnel du salon suit ainsi des stages de formation permanente, ce qui est assez rare pour le signaler!

Mais l'originalité de Sourour ne s'arrête pas là car, amoureuse des voyages Sourour rayonne au travers du monde arabe en représentant des produits de soins capillaires comme Vitality's. Elle a été la première à introduire en Tunisie les traitements protéinés de Keratine pour le lissage des cheveux, une merveille. De son ancien métier, Sourour a gardé l'envie d'enseigner  la coiffure...elle donne depuis des années des cours de coiffure en Lybie.

sabouha Souhour.jpgLa célébrité, Sourour l'a gagnée en devenant la coiffeuse et l'amie des Stars comme la libanaise Sabouha (sur la Photo) ou comme la star égyptienne Khaled Selim ou la chanteuse Folla, sans oublier les nombreux artistes tunisiens.

Elle a réussi à être reconnue elle même en faisant des interviews et des émissions de télévision comme sofiane Show ou Ahna Aka sur TV7. D'ailleurs Sourour avoue que les meilleurs moments de sa carrière, elle les doit à ses émissions, et d'ajouter elle les doit "à la satisfaction de mes clients", qui sont fidèles à son salon. Une clientèle selecte et classe composée exclusivement désormais des femmes, de très nombreuses Distinctive Women de Tunisie.

Sourour, quand on l'interroge sur son avenir professionnel, son visage s'illumine car c'est une battante, toujours pleine de projets; son ambition c'est de développer les soins capillaires et de lancer des produits dans tout le Maghreb et notamment sur le marché algérien. La Tunisie reste la plateforme de développement de son business. Vous allez-me dire mais en dehors de sa profession, Sourour a-t-elle des loisirs? Bien sûr, hormis les voyages, elle adore la musique, le chant et adore rencontrer les gens pour découvrir les autres cultures.

Sourour Hadiji, une Distinctive Woman ouverte aux autres mondes....

31.07.2009

FETONS LES DISTINCTIVE WOMEN EN TUNISIE

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Nous avons l’immense honneur de vous inviter dans la   palmeraie illuminée de l’OASIS Club d’Hammamet, au restaurant Layalina, pour une rencontre exclusive au féminin, ce 13 aout 2009, jour de la fête nationale de la femme tunisienne

 

 

Cette grande rencontre AU FEMININ sera l’occasion de lancer  en Tunisie

le Club Distinctive Women

Et de mettre à l’honneur le savoir-faire et le savoir-être des Distinctive Women de Tunisie

Tout particulièrement

Madame Wassila Bourghida Khemiri

en présence de nos amies de Guerlain et Clarins

Martine Geronimi,

 fondatrice du Club Distinctive Women

  

La soirée comprend
Un cocktail de bienvenue offert par le Layaluna
Le
buffet gastronomique à volonté (une demie bouteille d'eau offerte par personne)
le
spectacle musical avec le luthiste Patrick Slama
les
différentes manifestations organisées dont l’exposition de peinture de

Madame Wassila Bourghida Khemiri

Le rendez-vous exclusif au Club le Baron avec le cocktail DW light

 

Les Maris des Distinctive Women sont les bienvenus

Un film vidéo de la soirée sera réalisé et un photographe sera à votre disposition toute la soirée

Toutes les boissons non comprises dans le programme sont en sus et à régler sur place

CLUB OASIS  La Palmeraie

Avenue Moncef Bey-Hammamet -

TEL 22 61 83 44

 

PRIX D'ENTREE 60 DINARS POUR LA SOIREE AU COMPLET A REGLER AVANT LE 10 AOUT

23.09.2008

PARLEZ-MOI DE LA PLUIE un film d'Agnes Jaoui

Pour une fois je ne vais vous parler d'une femme vivant en Tunisie, ni étant née en Tunisie mais c'est une grande dame que les Tunisiennes aiment bien en général et dont les parents sont des Juifs originaires de la Tunisie. C'est une 2e38ec153e637505c1e968142f14f1f8.jpegcinéaste que j'affectionne particulièrement et je ne rate jamais d'aller visionner ses films.

Je commencerai par une remarque sur le titre du film que je ne trouve vraiment pas accrocheur et pour tout dire un mauvais titre. J'ai pensé "Ennuyeux comme la pluie" et "parler de la pluie et du beau temps". Et je me suis dit qu'un spectateur peu averti risquait fort de ne pas aller voir ce film à cause de son titre; Et bien, il aurait eu tort!

Cette saga de la vie ordinaire nous propose un regard de femme sur la vie française contemporaine, celui d'Agnès Jaoui, qui n'est autre que la réalisatrice et l'actrice principale de son film. Elle joue ici le rôle d'une célèbre romancière parisienne féministe qui a décidé d'entrer en politique. Au cours d'un voyage dans sa province natale du côté d'Avignon, elle se remet en question entraînée par la succession des évènements mêlant sa vie privée et sa vie publique. Durant l'été, une année après la mort de leur mère. Agathe Villanova (Agnès Jaoui) retrouve sa petite soeur Florence pour le partage des effets appartenant à leur défunte mère. Présents sur les lieux de leur enfance, deux autres protagonistes tissent des liens très sensibles avec le passé: Minouna, la bonne de toujours et son fils Karim, interprété par l'excellent Jamel Debbouze. jean-Pierre Bacri (Michel), le compagnon d'Agnès Jaoui et co-scénariste du film, joue un cameraman et scénariste un peu looser et très amoureux de Florence, elle même mère de famille et mariée.

Le point fort du scénario  réside dans l'utilisation d'un artifice courant au théâtre depuis Shakespeare, le théâtre dans le théâtre...ici un documentaire est tourné à l'intérieur du film, peignant une double réalité et rendant le spectacteur complice des comédiens. On y voit Agathe, qui accepte de répondre aux questions de Michel Ronsard alias Baccri assisté par Karim (Debbouze). Le tournage de ce documentaire est l'occasion d'assister à un brillant échange entre le trio (Baccri, Debouzze et Jaoui), les trois têtes d'affiche. Pascale Arbillot campe la soeur mal aimée et mère de famille un peu paumée. Le troisième rôle féminin est celui d'une serveuse qui travaille dans le même hôtel que Karim. Cette jeune femme moderne au caractère trempé donne la réplique avec beaucoup de talent à Jamel Debouze, un jeune Beur écorché, talentueux mais confiné dans un petit boulot dans un hêtel très ordinaire. La quatrième femme, la plus âgée et la plus humaine et criante de vérité est Mimouna, la mère de Karim, cette jeune fille ramenée en France par ses patrons au moment de l'indépendance et qui a servi la famille toute sa vie, comme bonne à tout faire.

Alors les figures masculines, hormis Baccri et Debbouze, sont en filigrane, des figurants sur l'écran comme dans la vie des deux soeurs: le concubin de la romancière est un homme gentil, mais terne, dominé par sa compagne féministe; le mari de la soeur est un gentil cocu qui semble vivre sur un nuage enfantin et qui mène une vie de père de famille tranquille. Ces nouveaux modèles d'hommes français soumis sont intéressants car ils montrent les réels changements dans la société française avec de nouveaux modèles féminins en contrepoint des masculins...des femmes qui mènent les couples qui leur donnent leur rythme, des tranches de vies ordinaires faits de moments d'illusion et de tendresse, de difficultés financières et d'idéaux de salons parisiens.

Une vie provinciale à des années lumières de celle de Paris, une vie authentiqu, simple comme la pluie inexorable.

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