23.09.2008
PARLEZ-MOI DE LA PLUIE un film d'Agnes Jaoui
Pour une fois je ne vais vous parler d'une femme vivant en Tunisie, ni étant née en Tunisie mais c'est une grande dame que les Tunisiennes aiment bien en général et dont les parents sont des Juifs originaires de la Tunisie. C'est une
cinéaste que j'affectionne particulièrement et je ne rate jamais d'aller visionner ses films.
Je commencerai par une remarque sur le titre du film que je ne trouve vraiment pas accrocheur et pour tout dire un mauvais titre. J'ai pensé "Ennuyeux comme la pluie" et "parler de la pluie et du beau temps". Et je me suis dit qu'un spectateur peu averti risquait fort de ne pas aller voir ce film à cause de son titre; Et bien, il aurait eu tort!
Cette saga de la vie ordinaire nous propose un regard de femme sur la vie française contemporaine, celui d'Agnès Jaoui, qui n'est autre que la réalisatrice et l'actrice principale de son film. Elle joue ici le rôle d'une célèbre romancière parisienne féministe qui a décidé d'entrer en politique. Au cours d'un voyage dans sa province natale du côté d'Avignon, elle se remet en question entraînée par la succession des évènements mêlant sa vie privée et sa vie publique. Durant l'été, une année après la mort de leur mère. Agathe Villanova (Agnès Jaoui) retrouve sa petite soeur Florence pour le partage des effets appartenant à leur défunte mère. Présents sur les lieux de leur enfance, deux autres protagonistes tissent des liens très sensibles avec le passé: Minouna, la bonne de toujours et son fils Karim, interprété par l'excellent Jamel Debbouze. jean-Pierre Bacri (Michel), le compagnon d'Agnès Jaoui et co-scénariste du film, joue un cameraman et scénariste un peu looser et très amoureux de Florence, elle même mère de famille et mariée.
Le point fort du scénario réside dans l'utilisation d'un artifice courant au théâtre depuis Shakespeare, le théâtre dans le théâtre...ici un documentaire est tourné à l'intérieur du film, peignant une double réalité et rendant le spectacteur complice des comédiens. On y voit Agathe, qui accepte de répondre aux questions de Michel Ronsard alias Baccri assisté par Karim (Debbouze). Le tournage de ce documentaire est l'occasion d'assister à un brillant échange entre le trio (Baccri, Debouzze et Jaoui), les trois têtes d'affiche. Pascale Arbillot campe la soeur mal aimée et mère de famille un peu paumée. Le troisième rôle féminin est celui d'une serveuse qui travaille dans le même hôtel que Karim. Cette jeune femme moderne au caractère trempé donne la réplique avec beaucoup de talent à Jamel Debouze, un jeune Beur écorché, talentueux mais confiné dans un petit boulot dans un hêtel très ordinaire. La quatrième femme, la plus âgée et la plus humaine et criante de vérité est Mimouna, la mère de Karim, cette jeune fille ramenée en France par ses patrons au moment de l'indépendance et qui a servi la famille toute sa vie, comme bonne à tout faire.
Alors les figures masculines, hormis Baccri et Debbouze, sont en filigrane, des figurants sur l'écran comme dans la vie des deux soeurs: le concubin de la romancière est un homme gentil, mais terne, dominé par sa compagne féministe; le mari de la soeur est un gentil cocu qui semble vivre sur un nuage enfantin et qui mène une vie de père de famille tranquille. Ces nouveaux modèles d'hommes français soumis sont intéressants car ils montrent les réels changements dans la société française avec de nouveaux modèles féminins en contrepoint des masculins...des femmes qui mènent les couples qui leur donnent leur rythme, des tranches de vies ordinaires faits de moments d'illusion et de tendresse, de difficultés financières et d'idéaux de salons parisiens.
Une vie provinciale à des années lumières de celle de Paris, une vie authentiqu, simple comme la pluie inexorable.
22:45 Publié dans artiste, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : France, film, femme, Jaoui, Baccri, Debbouze
21.09.2008
Dora Bouchoucha une productrice à l'affiche
La Productrice de Nomadis Images est une femme tunisienne à connaître, car elle a un somptueux parcours de battante. Depuis 1992 elle s'est investie dans les projets cinématographiques en Tunisie. Ele dirige actuellement la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage qui démareront le 25 octobre prochainMais Dora est aussi connue comme une militante qui cherche à imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale.
"Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales." extrait d'un article de Jeune afrique 2005
Elle fait actuellement parler d'elle dans le magazine Réalités où elle a donné une interview.
Ses objectifs sont clairs:
"Nous voulons que les JCC soient une vitrine de qualité pour la production africaine et arabe récente.
Nous avons également prévu des rencontres entre professionnels. Nous prévoyons un entretien entre deux grands réalisateurs du Sud et du Nord où chacun exposera son regard sur la réalité qui l’entoure, qu’elle soit culturelle, sociale, politique ou économique.
L’atelier de projets demeure également un élément phare des JCC. Une dizaine de projets sont en lice pour cinq bourses de développement de 10.000 Euros chacune. Elles sont offertes par des organismes comme le CNC français (Centre National de la Cinématographie), l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), Tv5 /Arte, l’IFC et d’autres. Nous avons aussi l’intention d‘organiser un « producers’ network » c’est-à-dire de mettre en contact des porteurs de projets de scénario avec des producteurs européens susceptibles de les co-produire."
Biographie professionnelle
Membre du Comité Pédagogique M.F.D.
Diplômée en Littérature anglaise, Dora Bouchoucha est productrice de cinéma depuis 1994.
Elle fonde Nomadis Images, sa société de production en 1995.
Elle a produit et coproduit de nombreux documentaires, courts et long-métrages de fiction tunisiens et étrangers.
Elle crée l’Atelier de Projets des Journées Cinématographiques de Carthage en 1992 qu’elle dirige depuis.
Elle a également mis sur pied les Ateliers SUD ECRITURE qu’elle dirige depuis 1997.
Dora Bouchoucha participe à de nombreux débats et à la réflexion sur le cinéma au sein de festivals internationaux où elle est régulièrement membre de jury et a publié de nombreux articles et communications liés au sujet.
Elle est membre permanent du Comité de conseillers du Cinemart de Rotterdam et membre de la Commission d’aide à la production de l’OIF. Elle est partenaire et responsable pédagogique du programme MFD (Meda Film Production).
Elle est consultante et membre du comité de sélection des films arabes et africains pour la Mostra de Venise 2008 et Présidente de la Commission d’Aide à la production, volet télévision et documentaire de L’OIF.
Elle dirigera la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage en 2008
23:41 Publié dans artistes, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bouchoucha, cinéma tunisien, JCC, spectacle, film, festival, Carthage
31.03.2008
Un film de femme à voir...durant le festival Doc à Tunis
Comme je suis à Tunis, je ne peux résister à l'idée de vous parler d'uine cinéaste tunisienne Nadia El Fani qui m'a été signalée par mon ami Habib
"Après avoir été assistante à la réalisation, aux côtés de grands noms du cinéma tels que Roman Polanski, Nouri Bouzid ou Franco Zeffirelli, Nadia El Fani réalise son premier court-métrage « Pour le plaisir » en 1990 et crée sa propre Société de Production « Z’Yeux Noirs Movies » en Tunisie. En 1993, elle tourne un premier documentaire, « Femmes Leader du Maghreb ». Nadia El Fani s'installe à Paris en 2001 pour le montage de son premier long-métrage de fiction « Bedwin Hacker » et participe en 2005 à une série de 15 films courts confiés à des réalisateurs étrangers (« Paris La Métisse »). Son dernier documentaire (« Ouled Lénine ») aussitôt terminé, Nadia El Fani s’est mise à l'écriture d'un long-métrage de fiction intitulé « V.0. »."
Son film, un documentaire de 84 mn sera présenté jeudi procain 3 avril. De quoi s'agit-il?
"« J'avais dix ans et je peux dire que c'était le plus bel âge de ma vie… Dans la Tunisie indépendante de Bourguiba qui entrait pourtant déjà dans l'ère des désillusions, nous étions quelques-uns à partager le secret d'une appartenance : fils et filles de communistes…Chuuuuut!... ». À 20 ans, ils luttaient pour l'indépendance de la Tunisie et tous les espoirs étaient permis. Ont-ils trop prudemment attendu que le pays soit mûr, ou bien le temps a-t-il été trop vite pour leurs rêves? Un film qui trace un portrait singulier de militants progressistes dans la Tunisie de l'après indépendance et pose la question de leur héritage"
Née d'un père tunisien et d'une mère française, Nadia El Fani fait un stage sur le tournage de Besoin d'amour de Jerry Schatzberg en 1982 puis assiste plusieurs metteurs en scène comme Roman Polanski, Nouri Bouzid et Romain Goupil.
A partir des années 90 elle réalise des courts métrages et fonde sa maison de production Z'Yeux Noirs Movies. En 2003 elle sort son premier long métrage : Bedwin Hacker.
Projets en cours
• V.O. . Long-métrage de fiction en développement.
• SANG-MELE Long-métrage de fiction en écriture.
• HARISSA ET MOUTARDE série de films de 2' pour la télévision.
FILMOGRAPHIE
Réalisation Cinéma
• 2007 – Long-métrage Documentaire.
OULED LÉNINE. 82 '.
• 2005 – Court-métrage.
UNISSEZ-VOUS, IL N'EST JAMAIS TROP TARD! Avec ANEMONE
Dans la série PARIS LA METISSE réalisée par des réalisateurs étrangers vivant à Paris.
• 2001-2002 - Long-métrage
BEDWIN HACKER
Sortie salle: France Juillet 2003, Tunisie Janvier 2004. DVD prévu Mars 2007.
Elu par le public "Best of Fest", SARASOTA FILM FESTIVAL. USA. Février 2004.
Mention spéciale VUES D'AFRIQUE. MONTREAL Mai 2003.
Prix du meilleur film Maghrébin au FESTIVAL DU FILM D’AMOUR DE MONS, Février 2003.
Sélectionné aux festivals de ROTTERDAM, NAMUR, AMIENS, FESPACO, NEW YORK,WASHINGTON, BUENOS AIRES, CARTHAGE, RABAT, TARIFA, MILAN…
• 1998 – Court-métrage
TANT QU'IL Y AURA DE LA PELLOCHE
• 1993 - Documentaire de création
TANITEZ MOI.
Diffusé sur Canal+ Horizons et à la Télévision Nationale Tunisienne.
Mention spéciale pour la qualité de la réalisation et de l'esthétique 94.
Festival de VUES D'AFRIQUE MONTRÉAL.
Mention spéciale au Festival du FILM FRANCOPHONE DE NAMUR.
• 1992 – Court-métrage
FIFTY-FIFTY, MON AMOUR
Prix ATCE/La Presse Carthage’92, Festivals de Clermont Ferrand, Oberhausen, Rotterdam, New York….
• 1990 – Court-métrage
POUR LE PLAISIR
Diffusé sur CANAL+ et FRANCE 3.
Distribué en salle à Paris en avant programme du film " ECRANS DE SABLE"
de Randa CHAHAL-SABBAG.
Certificate of Merit au festival international de Cork IRLANDE 1990.
Coscénariste
• 1989 – Long-métrage
DU BOUT DES DOIGTS écrit avec Sophie DEFLANDRE.
Films institutionnels / publicitaires / commandités
• 2000 – Film Promotionnel
VERY SMALL CITY
Film promotionnel pour le site Internet de ALPHANIM DIGITAL.
• 1998 – Spots de Sensibilisation
Série de six spots de 1' pour L'OFFICE DU PLANNING FAMILIAL (Tunisie)
• 1997 – Film Institutionnel
INVESTIR EN TUNISIE (15')
Destiné aux investisseurs Allemands pour le compte du FOREIGNER INVESTMENT PROMOTION AGENCY (FIPA).
• 1997 – Film de Sensibilisation
Série de 3 Films de sensibilisation pour le Ministère de la Femme et de la Famille (Tunisie)
• 1993 – Film documentaire
DU COTE DES FEMMES LEADERS (30')
Pour L'Association Tunisienne des Femmes Démocrates. (ATFD).
• 1990-2000 Films Publicitaires
UNE VINGTAINE…
Production
• 1990-Création de la société de production
Z’YEUX NOIRS MOVIES.
Nadia EL FANI a produit tous ses films sauf FIFTY-FIFTY, MON AMOUR.
• 1998 – Court-métrage
COUPLOUETES de Mounira BHAR.
Grand prix du FIFEJ de Sousse Octobre 99.
• 1995/1996 – Long-métrage Documentaire-
MON COEUR EST TÉMOIN
Coproduction Québec/Tunisie, de Louise CARRE. Portraits de femmes dans différents pays musulmans. Prix Regards canadiens Festival de Vues D'Afrique. Montréal 1997
• 1988 – Court métrage (Madrid)
TORERO IMPAIR ET PASSE de Sophie DEFLANDRE.
Production exécutive (Tunisie)
• Clips 1990 à 2000
SARBACANE DE FRANCIS CABREL
MAMA DE CHEB MAMI.
ARAL DE CATHERINE LARA.
• Long-métrage1998.
LA POSITION DE L'ESCARGOT. de Michka Saäl (Canada)
Assistante à la réalisation
• DE 1983-1990 :
PIRATES de Roman POLANSKI
LE GRAND CARNAVAL de Alexandre ARCADY
L'HOMME DE CENDRES de Nouri BOUZID
IL GIOVANI TOSCANINI de Franco ZEFFIRELLI
MAMAN de Romain GOUPIL
ANNO DOMINI DE STUART COOPER
THE KEY TO REBECCA de David HEMMINGS
ECRANS DE SABLE de Randa CHAHAL-SABAGH
PROTOCOLE de Herbert ROSS
UN PRIVÉ AU SOLEIL de Jacques FONTANIER
• Stagiaire à la réalisation 1982-
MISUNDERSTOOD de Jerry SCHATZBERG.
16:10 Publié dans Activités, artistes, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, documentaire, femme, film, saga, tunisie, fiction
16.08.2007
Histoire de femmes...elles sont libanaises
Hier je suis allée sur es Champs Elysées assister au lancement du film Caramel de Nadine Labaki.
La veille, une belle critique à la télévision, sur l'A2, avait éveillé mon attention. Je suis une grande admiratrice des femmes libanaises, d'autant qu'une de mes meilleures amies est libanaise et vit et enseigne à Beyrouth. Je la vois quant elle passe à Paris, et justement elle doit venir pour des conférences cet automne.
Cette peinture des femmes, coincées entre tradition et modernité, Orient et Occident, est une belle introduction au voyage au pays des femmes...dans la contrée de l'amitié intergénérationelle au milieu de six femmes qui se partagent l'écran. Deux sont dans la vingtaine et vivent deux moments difficiles, l'une Rima, garçon manquée attirée par les femmes, a du mal à vivre sa différence, l'autre Nisrine, jeune fiancée, n'est plus vierge dans une société où la virginité est encore essentielle et doit penser à une opération pour éviter le scandale. La troisième Layale, la jeune trentaine, est la propriétaire du salon. Malgré une beauté sensuelle et envoûtante, elle est encore célibataire et se consume pour un homme marié qui ne cherche qu'une jeune maîtresse répondant au son du Klaxon. La quatrième Jamale reprend, sans grande réussite, une carrière de comédienne à près de cinquante ans à l'issue d'un divorce. La cinquième, Rose la couturière, se sacrifie au profit de la sixième, Lili sa soeur aînée, vieille femme de plus de soixante dix qui a perdu ses esprits, à la suite d'une histoire d'amour douloureuse.
Toutes ses femmes nous font entrer dans leur intimité, leurs joies et leurs peines avec un humour et une énergie qui nous les rends attendrissantes. L'amour est le sujet principal de leur préoccupation, le mariage occupe l'esprit des plus jeunes, toutes ses femmes se croisent dans ce salon où le caramel est la méthode naturelle pour épiler femmes et hommes. Toutes ces femmes sont seules, avec leurs espoirs d'une vie à deux ou leurs souvenirs de vie perdues, mais vaillantes elles cherchent à aménager avec courage leurs vies, soutenues par l'amitié et la générosité que chacune porte envers les autres. La leçon du film est cette belle solidarité entre toutes ces femmes.
Beyrouth est l'ultime personnage féminin du film, la ville nous apparaît au travers des pérégrinations de Layale, alias Nadine Labaki la réalisatrice, se rendant dans des endroits glauques pour rejoindre son amant. La circulation automobile épouvantable m'a rappelée celle de Tunis, avec ses klaxons et ses embouteillages. Les rues ensoleillées du coeur de Beyrouth ont un charme suranné avec ses façades défraîchies et romantiques. Toute la ville nous semble si calme, loin de la vision d'horreur que nous lui connaissons depuis juillet dernier. Car ce film a été tourné avant les terribles épreuves de l'attaque israélienne et des bombardements qui ont suivi.
Ainsi nous avons le bonheur de plonger dans la vie des Beyrouthaines, dans leur désir de plaire et de paraître dans un monde en paix, dans une société qui est en train de changer et dont la cinéaste nous révèle bien des failles. Servie par une musique originale de belle facture, la comédie sentimentale ne peut laisser quiconque insensible. Je vous convie à aller découvrir ce film vibrant, cet univers authentique et si délicatement traité. Une grande cinéaste est née
et il faut espérer que le succès rencontré pour ce premier film lui permettra de nous en offrir plusieurs autres.
Née en 1974 au Liban, Nadine Labaki est diplômée en études audiovisuelles en 1997. Elle y réalise son film d'école, 11 rue pasteur,en 1997, qui obtient le prix du meilleur court-métrage à la Biennale du Cinéma arabe de l'IMA (Paris) en 1998. Elle tourne ensuite des publicités et de nombreux clips musicaux. En 2004, elle participe à la Résidence du Festival de Cannes pour l'écriture de Caramel, son premier long-métrage.
23:40 Publié dans artistes, cinéma, FEMMES, Film voyage, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Liban, Labaki, France, film, Beyrouth, Cinéma, Critique










