16.02.2011
Réflexion sur un projet de constitution de la Nouvelle Tunisie
Il est vrai qu'on ne peut plus reculer et qu'il faut sérieusement se pencher sur cette question majeure: la Constitution d'une nouvelle Tunisie, appelée des vœux du peuple, la Constitution du premier pays maghrébin démocratique. La Tunisie aime être une pionnière, tout le monde s'entend pour le reconnaître...alors soyons également pionnier dans la réflexion.
Il me semble que nous avons grâce à cette révolution conquis le droit de nous autodéterminer, de ne plus nous faire imposer des marches à suivre et des modèles de l'extérieur, mais de trouver notre propre style de vie démocratique adapté à la spécificité tunisienne.
Il n'empêche qu'il ne s'agit pas de réinventer la roue, mais d'essayer de réfléchir sur les Démocraties existantes ailleurs dans le monde et d'aller chercher le meilleur, pour d'une part, l'adapter à l'environnement culturel et social de la Tunisie, dans un espace géographique spécifique, d'autre part être innovant en évitant les travers et les dérives de ces démocraties occidentales qui s'essoufflent parfois et ne sont pas forcément capables de répondre aux réalités de la Mondialisation.
Olivier Duhamel dans son livre Les démocraties, Paris, Seuil, coll. «Points», 1993, p. 18, nous dit:
Selon la définition politique, c’est-à-dire démocratique, de la Constitution, seul le peuple peut valablement adopter une Constitution. Selon la définition juridique, qui prend acte de l’effectivité, toute autorité peut établir, voire imposer une Constitution. Si l’autorité se pérennise, la Constitution existe. Sinon, un jour ou l’autre, une autorité établira, d’une façon ou d’une autre, une autre Constitution."
En fait penser la constitution c'est aborder le problème du législateur. Une bonne constitution suppose donc un bon législateur!
Qui dans cette nouvelle Tunisie sera le bon législateur… quelles seront les valeurs de cette autorité...qui théoriquement devrait être celle du peuple ou du moins son représentant?
Comme le fait si bien remarquer Olivier Duhamel, tout démocrate défend nécessairement l’adoption de la Constitution par le peuple. Et d'ajouter, "Mais le technicien du droit constitutionnel constate que tout gouvernement de fait s’étant doté de la capacité de fonder un régime fabrique une nouvelle Constitution et impose son entrée en vigueur selon les procédés à sa convenance ou à sa portée."
Donc il nous faut une fois de plus nous pencher sur les valeurs sous-jacentes prônées par le législateur: c'est sur ce point que le citoyen peut juger de la qualité de la constitution...
Réfléchissons en faisant appel aux philosophes grecs de l'antiquité qui nous apprennent que la valeur première est la JUSTICE.
Quand dans un pays le pouvoir exécutif muselle la justice, la met sous sa coupe ou simplement sous tutelle...fait en sorte qu'elle ne soit pas indépendante ...alors on peut penser qu'il y a danger... Il en est de même pour les Médias qui deviennent des outils du pouvoir et non plus des remparts contre les abus.
Sans parler d'arriver à une constitution idéale, il nous faut garder à l'esprit que la première des valeurs est cette INDEPENDANCE de la JUSTICE et des MEDIAS, indépendance inscrite clairement dans la Nouvelle Constitution.
Toutefois la valeur de Justice n'est pas la seule, les qualités personnelles du législateur sont importantes. Le législateur ou l'assemblée qui sera en charge d'écrire la constitution doit vouloir créer des lois conformes aux intérêts des citoyens.
En effet, le législateur doit être un sage capable de comprendre sa société car il doit y avoir un consensus social entre les citoyens et leurs lois en démocratie. Cela signifie que les Citoyens tunisiens doivent adhérer à leurs futures lois et qu'ils croient eux-mêmes plus avantageux de maintenir ces lois que de les transgresser. Simone Weil a écrit dans un projet de constitution " Un droit qui n'est reconnu par personne n'est pas grand-chose."
C'est tout un défi qui attend les futurs législateurs! Il s'agit de créer au travers de cette nouvelle constitution un Etat de Droit et non plus, le beau plaisir du Prince, un pouvoir arbitraire mais un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise elle aussi au droit. En haut de la pyramide se trouve la Constitution.
Cela sous-tend donc une autre valeur démocratique incontournable l'EGALITE de tous devant la loi. Ici aussi tout un chantier qui attend le rédacteur de la nouvelle Constitution tunisienne... De cette égalité découlent le RESPECT et la RECONNAISSANCE, vertus démocratiques à vraiment développer en Tunisie.
Ainsi cette constitution nouvelle, si nous voulons schématiser doit reposer sur 3 PILIERS
- LE PRINCIPE DE JUSTICE, indépendant du pouvoir
- LE PRINCIPE DE LEGALITE dans lequel la loi est souveraine
- LE PRINCIPE D'EGALITE des Citoyens devant la loi
Tout cet échafaudage philosophique repose sur une notion indispensable et que les Tunisiens viennent juste de CONQUERIR LA LIBERTE
En conclusion de cette modeste réflexion, je vous incite à méditer sur ce que Jean-Jacques Rousseau préconisait comme législateur pour la Constitution : le législateur idéal est détaché du pouvoir.
Dr Martine Geronimi, citoyenne du Monde
09:21 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Démocratie, Education, FEMMES, Histoire, philosophie, Photographie, politique, révolution, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constitution, tunisie, réflexion, analyse, geronimi
22.01.2011
Une réflexion de Martine Geronimi : une parole éthique et démocratique
« L’éthique appelle à la transparence et à l’accessibilité des informations. Aucune fin ne justifie que l’on trompe les gens, y compris par omission ou en complexifiant l’information au point de rendre le propos confus et par là même inaccessible. » J.F. Ternay
En cette nouvelle ère de démocratisation de la Tunisie, il s’agit de « penser, dire et vulgariser la démocratie ainsi que les valeurs qui s'y rattachent »
"Il n'y aura pas de démocratie si on commence à alimenter verbalement la loi de la jungle, c'est à dire la guerre de tous contre tous et la loi du talion" Hele Beji
Cet avènement d’un ordre social et politique nouveau, attendu par tous, implique la «conversion» des acteurs sociaux et politiques, hommes et femmes, jeunes et vieux, intellectuels et aussi nécessairement monsieur et madame Tout le Monde.
Cet ordre social et politique nouveau se matérialise par le principe d’alternance politique et le règne de la justice. Il se traduit aussi par l’amélioration des conditions socio-économiques, par l’avènement d’une nouvelle classe des gestionnaires du Bien Commun, ce qui sous-tend expressément la réhabilitation des valeurs morales.
Cette notion de Bien Commun à penser ensemble me parait capitale!
Le pays a besoin comme étape de la démocratie à apprendre et à mettre en actions : "LE SAVOIR-VIVRE ENSEMBLE" étape essentielle de la matérialisation du Bien Commun....
Ce savoir vivre ensemble implique une éthique du discours démocratique.
" Seuls, la mesure, la responsabilité, l'équilibre doivent être admis dans les dialogues. Les insultes doivent être dénoncées. Les surenchères doivent être arrêtées. Hélé Béji"
Notre jeunesse est notre Bien Commun à tous les Tunisiens...il faut la rassurer en lui donnant de l'emploi et en montrant l'exemple...Appel à une classe politique intègre ET à des patrons justes.
Comment assurer un avenir juste, démocratique et pluraliste à la société tunisienne ?
Un état de Droit doit se construire au plus vite avec un parlement ouvert et inclusif, acceptant les élus choisis par le peuple dans le cadre de scrutins ouverts à tous les partis, dans un processus démocratique transparent et responsable, avec une justice indépendante de l'Exécutif et un gouvernement rendant des comptes à la Nation.
Rappelons les Droits de l'homme tels que définis dans la Charte universelle de 1948 et confirmés en 1998
dont le Préambule dit
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

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03.12.2010
Le prix Aga Khan attribué à la "Revitalisation de l’hypercentre de Tunis"
Je suis très fière de vous annoncer, Mesdames les Ditinctive Women, l'attribution de ce prix au projet tunisien. Il récompense le travail d'une équipe motivée soutenue par un sens du patrimoine, de l'histoire et de la mémoire collective.
Cette équipe est composée d'architectes responsables que nous tenons à remercier; tout d'abord la directrice générale, Sémia Akrout-Yaïche, puis le directeur adjoint pour l’architecture et l’urbanisme, Zoubeïr Mouhli; sans oubler, Faïka Bejaoui, directrice adjointe pour la réhabilitation et les permis de construire et Abdelkerim Gazzah, directeur adjoint pour les travaux de restauration, Tunisie
"Le Prix Aga Khan d’architecture ne se contente pas de récompenser des architectes, il désigne également des municipalités, des entrepreneurs, des maîtres ouvriers et des ingénieurs qui ont joué un rôle important dans la réalisation d’un projet. Par son mandat, le Prix diffère de la majorité des nombreux prix d’architecture. Il sélectionne des projets — pouvant aller d’écoles innovantes en terre et bambou à des bâtiments «verts» à la pointe du progrès — qui présentent une architecture intelligente et permettent d’améliorer la qualité de vie globale. Depuis la création du Prix, il y a 33 ans, 105 projets ont été récompensés et plus de 7.500 projets de construction ont été documentés." source La Presse de Tunisie
Ce projet a été extrêmement bien présenté dans le magazine d'architecture en ligne ARCHI-MAG,dont je me permets d'extraire quelques photos et explications concrètes
C'est à l'Association de sauvegarde de la Medina (ASM) que l'on doit cet escellent projet
"L’intervention de l’ASM a particulièrement séduit le jury, parce qu’elle intègre dans le patrimoine local cette tranche d’un héritage architectural transmis par les communautés européennes ayant vécu en Tunisie à la fin du dix XIXe siècle. Un patrimoine qui signe l’échange entre le Nord et le Sud en matière de techniques constructives et de savoir-faire architectural." source La Presse
L'ASM est un partenaire privilégié de la Mairie de Tunis. Cette association poursuit, depuis sa création en 1967, le but de préserver et de mettre en valeur le centre historique urbain, la Medina de Tunis, classée ultérieurement sur sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1979.
L'ASM est récompensée pour la quatrième fois par ce prestigieux prix.
Rappelons qu'en 1983, le quartier Hafsia est primé, en 1989, c'est autour de l’Ecole Primaire Sidi El Aloui et en 1995 c'est la reconstruction du quartier Hafsia II qui gagne le prix.
Cette fois-ci les efforts entrepris en matière de protection et de revalorisation du centre-ville de Tunis sont loués et le jury a consdéré que "La revitalisation du patrimoine architectural de la fin du XIXème et début du XXème siècle dans le quartier de Bab B’Har, dans l’hypercentre de Tunis, représente une contribution et une source d’inspiration importantes pour la compréhension de l’histoire récente du monde islamique et de l’héritage culturel de l’époque coloniale.
Le projet a concerné une opération pilote touchant l’hyper-centre de Tunis, un périmètre partant de la place de la Victoire, l’avenue de France, la place de l’Indépendance, l’avenue Habib Bourguiba et finissant à la place du 7 novembre 1987
UNE BELLE INVITATION A VENIR DECOUVRIR OU REDECOUVRIR TUNIS, POUR VOUS MESDAMES LES DISTINCTIVE WOMEN DE L'AUTRE COTE DE LA MEDITERRANEE
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Le patrimoine architectural des villes d’Afrique du Nord de la fin du XIXe et du début du XXe siècle incarne l’importance des échanges culturels entre le sud et le nord de la Méditerranée. Ce patrimoine souvent négligé, dans l’élan de revitalisation des centres, jouxte les Médinas comme on peut le voir ici avec l'avenue de France prolongement de l'avenue Habib-Bourguiba face à la porte de France qui ouvre sur la Medina de Tunis
Le plan de revitalisation urbaine a restructuré les espaces publics autour de l’avenue Bourguiba et de l’avenue de France pour en faire une zone largement piétonne. Il a également restauré les monuments-clés, tels le Théâtre municipal, le Théâtre Rossini, le Marché central et le Tribunal administratif.
Bien éclairée, plus conviviale avec ses terrasses de café et sa fontaine moucharabieh, l’artère centrale de la ville de Tunis semble avoir gagné une nouvelle jeunesse dans le respect des codes d’un tracé urbain hérité de cette fin du XIXe siècle.
Bibliographie ARCHI MAG
Pour plus de renseignement SITE WEB ARCHIMAG |
11:06 Publié dans Activités, Architecture, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Film voyage, Histoire, Livre, Loisirs, Magazine, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tunis, tunisie, urbanisme, patrimoine, sauvegarde, associaition, conocurs, prix, aga khan, culture, urbain, geronimi, tourisme
07.08.2010
Une recette tunisienne de Tyna: Poulet au miel du Cap Serrat
Le Cap Serrat est un lieu extraordinaire caché dans la zone nord-ouest de la Tunisie. Il se situe à mi-chemin entre Bizerte à l'est, et Tabarka à l'ouest, dernière ville qui jouxte l'Algérie. Ce cap est à 90 kilomètres de Bizerte, non loin du village de Sejnane, où les potières berbères continuent à pratiquer un art ancestral de grande qualité. Sur les potières lire la note
Comme les abeilles abondent dans la région, le miel que l'on peut acheter aux enfants le long de la route menant au Cap est d'une pureté et d'un goût incomparable. Hormis les crêpes au miel du Cap Serrat à recommander le matin. Voici une recette Santé et gustative à réaliser au plus vite. Bien sûr un bon miel liquide fermier de votre région pourra être utilisé. Quand aux épices vous ne pourrez vous passer du Curcuma, de la coriandre moulue, de l'ail en poudre.
Ici en Tunisie, la recette a été réalisée avec les légumes du Cap Bon, r, le jardin de la Tunisie, terre des citrons et des légumes charnus. Le vinaigre de cidre à l'ail est aussi une production Phytodiet de Tunis. Cette recette a le sublime avantage d'être tout à fait indiquée pour vous mesdames les Distinctive Women, sans pain ni autre féculent, elle est délicieuse et diététique
Poulet au miel du Cap Serrat
A-Préparation du Poulet
· Curcuma 1 cuillère à soupe
· Ail en poudre 1 cuillère à café
· Miel 2 cuillères à soupe
· Poulet en 4 morceaux sans peau
1. Saupoudrer le poulet avec l’ail le rouler pour faire pénétrer
2. Saupoudrer le curcuma généreusement
3. faire sauter le poulet à froid dans le wok pour que toutes les parties soient bien enduites. Retirer du Wok et placer le poulet dans un plat creux
4. Après 5mn enduire au pinceau de miel toute le poulet et laisser reposer dans ce plat
B-Dans le Wok qui a des résidus de curcuma
1. verser 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge Première pression à froid sur feu moyen
2. peler un gros oignon ou 2 petits et hachez les grossièrement, les jeter dans l’huile chaude, baisser le feu pour les faire dorer
3. épépiner 1 gros poivron vert et découper le en lamelles très fines
4. lorsque les oignons commencent à dorer remuez en actionnant le wok puis ajouter les lamelles de poivron…faites dorer
5. mettez les morceaux de poulet à dorer dans le Wok accompagnés de l’oignon et poivron déjà dorés
6. Préparer des tomates « romas » 5 -6, selon calibre , coupez-les en dés
7. Ajouter ces dés de tomates dans le plat ayant reçu le poulet et le miel….les mélanger avec quelques goutt

es de vinaigre de cidre à l’ail et dans ce jus n’oubliez pas le sel
8. En attendant prendre une courgette moyenne la découper en rondelles recoupées en 4…, saupoudrées de sel et Coriandre (une cuillère à café)
9. Ajouter les tomates ppréparer dans le Wok remuez…
10. Une fois les tomates ramollies rajouter les courgettes PUIS AJOUTER 2 VERRES D’eau et faire cuire à feu doux pendant 20mns
11. Pour les 5 dernières minutes à feu doux, rectifiez l’assaisonnement en y ajoutant un gros demi- citron coupé en dés et une poignée de persil fraichement haché sel poivre
La sauce doit être semi liquide en éteignant après ces 25 m.
Vous soulevez le couvercle et faites refroidir quelques minutes avant de servir, sur un riz blanc ou sur des graines de couscous.
15:55 Publié dans Activités, artiste, Bien être, Circuits tunisiens, FEMMES, gastronomie, Loisirs, Nature, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, tunis, territoire, culture, recette, cuisine, geronimi, tyna
14.02.2009
Saint Valentin en Tunisie: pour vous
AMOURS FRISSONS
AMOURS PASSIONS
AMOURS TENSIONS
AMOUR TU ME VEUX
AMOUR TU ME QUITTES
AMOUR TU REVIENS
AMOUR TU M'ENCHANTES
AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME
AMOUR D'UN INSTANT
AMOUR D'UNE VIE
AMOUR QUI GUÉRIT
AMOUR MAINTENANT
AMOUR TOTAL
AMOUR FATAL
AMOUR TABOU
AMOUR FOU
AMOURS NOMADES
AMOURS LIMPIDES
AMOURS COMPLAINTES
AMOURS MAGIQUES
AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME
Martine Geronimi
St-Valentin 2009
12:56 Publié dans FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, amour, poésie, saint-valentin, geronimi, romance, romantisme
21.07.2008
Distinctive Women in Tunisia promu à la RTCI
Samedi dernier en après-midi, j’ai participé comme invitée de la première heure de Quiproquos, l’émission de Tarek Mrad sur RTCI, la radio multiculturelle de Tunis. L’animateur vedette venait de repérer le site Distinctive Women In Tunisia et m’a demandé de venir en parler sur les ondes.
Un direct convivial dans une ambiance chaleureuse. Je me suis sentie très à l’aise pour parler des femmes plurielles, de mon goût pour les Femmes tunisiennes et de ma volonté de promouvoir la Tunisie, ses paysages mais son autre richesse, ses femmes.
Tarek a voulu que je parle de mon parcours de mon retour ici, puisque je me réinstalle à Tunis, dans mon pays de naissance et que je deviens une Bent Bled…J’ai évidemment parlé de Mégrine, ma ville de naissance mais aussi de ma manière de lier les femmes à leur lieu, comme la rencontre avec Dar Chennoufi à la suite d’un article écrit sur Le Kef…j’ai évoqué aussi les rencontres littéraires comme celle de Hélé Béji… Évidemment je n’ai pu évoquée que très peu de coups de cœur, car une heure ponctuée de beaucoup de musique, cela passe vite et je me laissais guider par Tarek qui est un grand professionnel, cinéphile au choix musical excellent…j’ai apprécié tout particulièrement en début d’émission Etienne Daho, un chanteur français que j’apprécie depuis le début de sa carrière.
Tarek m’avait demandé par mail de lui parler d’un film vu récemment qui m’avait plu et qu’il avait vu…un entretien contradictoire fort intéressant car nous n’avions absolument pas la même lecture du Film. Moi j’en ai une affective et probablement très française et lui une vision plus intellectuelle, mettant en exergue les défauts de construction du film…du moins ce qu’il jugeait en être ainsi…
La critique cinématographique est toujours subjective et évidemment tout dépend de la grille de lecture…En cela ma vision est confirmée par plus d’un critique cinématographique professionnel français comme Aurélien Ferenczi
responsable de la rubrique cinéma de Télérama:
« On ne nous demande pas d’être objectif, mais d’être subjectif »
Je vous laisse lire ce commentaire dans l’article –entretien en référence :
« La critique n’est pas un genre « en soi », elle dépend toujours de la ligne éditoriale de la publication dans laquelle elle est publiée. Or nous avons besoin d’une variété de type de critiques. Dans la constitution d’une rubrique consacrée au cinéma, il faut savoir alterner des textes plus réfléchis et d’autres plus vifs. Il existe toute une variété de tons et de traitements qu’il ne faut pas craindre d’employer, au contraire. La « critique d’humeur » en est un type d’expression. Elle me semble d’ailleurs être une forme assez peu utilisée dans la presse aujourd’hui. La tendance est plutôt à la critique moyenne, qui se contente de mélanger quelques informations sur le film et d’y ajouter un vague avis...comme on le voit par exemple dans certains articles publiés dans les mensuels de cinéma grand public. »
Je vous livre ici l’exercice auquel je me suis livrée pour parler de ce film d’hommes :
Robin des Bois des temps modernes
Le Comédien et humoriste Jean-Paul Rouve, pour son premier film en tant que réalisateur, nous donne à savourer la personnalité hors du commun de celui qui fit le Casse du siècle en 1976 à Nice, le devenu célèbre Albert Spaggiari. Ce dernier, un petit photographe anonyme de l’arrière-pays niçois fera la une de l’actualité et reste encore dans les mémoires comme celui qui vole les riches, une forme de gentleman cambrioleur, un Robin des bois à la Française.
Ce film, Sans Arme, ni haine ni violence, doit son titre au message inscrit sur le mur d’un coffre éventré de la SG par Spaggiari « ni armes, ni haines et sans violence ». Nous sommes en 1977 et le film démarre sur l’évasion spectaculaire de Spaggiari qui fait faux-bond au Juge d’instruction niçois en réussissant, grâce à un saut de 8 mètres, à s’enfuir à l’aide d’un complice à moto. Si le public n’entend plus directement parler de lui, il arrive à faire savoir aux médias qu’il est réfugié en Amérique du Sud. C’est là qu’un mystérieux reporter, Vincent, vient l’interviewer quelques années plus tard.
Le rôle de Spaggiari est tenu par Jean-Paul Rouve lui-même à qui Gilles Lellouche (Vincent) donne la réplique dans un duo brièvement interrompu par la superbe Alice Taglioni, campant Julia, la compagne de Spaggiari. Le personnage du Journaliste est une création de Jean-Paul Rouve qui a également écrit le scénario. En voyant jouer J.P Rouve, le spectateur n’a aucun doute que son personnage l’habite. La fascination que Spaggiari exerce sur le cinéaste transparait dans son interprétation et le mimétisme troublant de son apparence. Ce personnage mégalomane et cherchant la reconnaissance, plus que l’argent, accepte de rencontrer le journaliste, oubliant les risques qu’il prend pour avoir le droit une nouvelle fois de voir sa photo publiée dans Paris Match. Cette rencontre avec l’énigmatique reporter Vincent alias Gilles Lellouche permet au spectateur de suivre les détails du Casse de la Société Générale de Nice perpétré dans le Week End du 14 juillet 1976. Faisant appel à ses ex-copains de la Légion et au Milieu marseillais, le cerveau du Casse, Spaggiari, ne sera condamné que par contumace et mourra en 1989 sans jamais avoir été repris.
Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, c’est la relation entre les 2 protagonistes principaux, une relation d’hommes tout en finesse. La manipulation et la séduction sont de la partie et le personnage du journaliste prend de l’épaisseur au fur et à mesure que l’intrigue se développe. On est surpris et enchanté par les rebondissements de l’histoire. Pas un temps mort, un rythme, un souffle, du bon cinéma français drôle et émouvant, un film réussi visible par tous publics et qui arrive à rendre le personnage du gangster fantasque fort sympathique, conforme à sa légende.
Vous me direz pourquoi ne pas parler d’un film de femmes… en fait j’avais proposé le
film « Notre univers impitoyable » de la cinéaste suisse Léa Fazer. C’est un film que je vous conseille vivement mesdames les Distinctive Women. Bien qu’il n’ait pas retenu l’attention de Tarek parmi les 8 films que je lui ai soumis…c’est une vision féminine très juste et cruelle des rapports de couple, amoureux et professionnels entre deux avocats mariés ensemble qui, une fois entrés en concurrence s’auto-détruisent…Un film juste et implacable, pas sentimental et cruel, sans concession pour la gente masculine, mais aussi sans illusion sur le transactionnel au féminin dans notre monde où tout se monnaye!
Si vous avez un cinéma maison ou un simple lecteur de vidéos allez le visionnez si vous ne l'avez pas vu.
Dans les deux films une femme est au générique: Alice Taglioni, une actrice montante.
Dans les deux films c'est une première oeuvre, un premier long métrage. Des réalisateurs à suivre.
12:04 Publié dans Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Photographie, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RTCI, Tunis, Tunisie, Femmes, Tarek Mrad, quiproquo, Geronimi
















