03.12.2010
Le prix Aga Khan attribué à la "Revitalisation de l’hypercentre de Tunis"
Je suis très fière de vous annoncer, Mesdames les Ditinctive Women, l'attribution de ce prix au projet tunisien. Il récompense le travail d'une équipe motivée soutenue par un sens du patrimoine, de l'histoire et de la mémoire collective.
Cette équipe est composée d'architectes responsables que nous tenons à remercier; tout d'abord la directrice générale, Sémia Akrout-Yaïche, puis le directeur adjoint pour l’architecture et l’urbanisme, Zoubeïr Mouhli; sans oubler, Faïka Bejaoui, directrice adjointe pour la réhabilitation et les permis de construire et Abdelkerim Gazzah, directeur adjoint pour les travaux de restauration, Tunisie
"Le Prix Aga Khan d’architecture ne se contente pas de récompenser des architectes, il désigne également des municipalités, des entrepreneurs, des maîtres ouvriers et des ingénieurs qui ont joué un rôle important dans la réalisation d’un projet. Par son mandat, le Prix diffère de la majorité des nombreux prix d’architecture. Il sélectionne des projets — pouvant aller d’écoles innovantes en terre et bambou à des bâtiments «verts» à la pointe du progrès — qui présentent une architecture intelligente et permettent d’améliorer la qualité de vie globale. Depuis la création du Prix, il y a 33 ans, 105 projets ont été récompensés et plus de 7.500 projets de construction ont été documentés." source La Presse de Tunisie
Ce projet a été extrêmement bien présenté dans le magazine d'architecture en ligne ARCHI-MAG,dont je me permets d'extraire quelques photos et explications concrètes
C'est à l'Association de sauvegarde de la Medina (ASM) que l'on doit cet escellent projet
"L’intervention de l’ASM a particulièrement séduit le jury, parce qu’elle intègre dans le patrimoine local cette tranche d’un héritage architectural transmis par les communautés européennes ayant vécu en Tunisie à la fin du dix XIXe siècle. Un patrimoine qui signe l’échange entre le Nord et le Sud en matière de techniques constructives et de savoir-faire architectural." source La Presse
L'ASM est un partenaire privilégié de la Mairie de Tunis. Cette association poursuit, depuis sa création en 1967, le but de préserver et de mettre en valeur le centre historique urbain, la Medina de Tunis, classée ultérieurement sur sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1979.
L'ASM est récompensée pour la quatrième fois par ce prestigieux prix.
Rappelons qu'en 1983, le quartier Hafsia est primé, en 1989, c'est autour de l’Ecole Primaire Sidi El Aloui et en 1995 c'est la reconstruction du quartier Hafsia II qui gagne le prix.
Cette fois-ci les efforts entrepris en matière de protection et de revalorisation du centre-ville de Tunis sont loués et le jury a consdéré que "La revitalisation du patrimoine architectural de la fin du XIXème et début du XXème siècle dans le quartier de Bab B’Har, dans l’hypercentre de Tunis, représente une contribution et une source d’inspiration importantes pour la compréhension de l’histoire récente du monde islamique et de l’héritage culturel de l’époque coloniale.
Le projet a concerné une opération pilote touchant l’hyper-centre de Tunis, un périmètre partant de la place de la Victoire, l’avenue de France, la place de l’Indépendance, l’avenue Habib Bourguiba et finissant à la place du 7 novembre 1987
UNE BELLE INVITATION A VENIR DECOUVRIR OU REDECOUVRIR TUNIS, POUR VOUS MESDAMES LES DISTINCTIVE WOMEN DE L'AUTRE COTE DE LA MEDITERRANEE
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Le patrimoine architectural des villes d’Afrique du Nord de la fin du XIXe et du début du XXe siècle incarne l’importance des échanges culturels entre le sud et le nord de la Méditerranée. Ce patrimoine souvent négligé, dans l’élan de revitalisation des centres, jouxte les Médinas comme on peut le voir ici avec l'avenue de France prolongement de l'avenue Habib-Bourguiba face à la porte de France qui ouvre sur la Medina de Tunis
Le plan de revitalisation urbaine a restructuré les espaces publics autour de l’avenue Bourguiba et de l’avenue de France pour en faire une zone largement piétonne. Il a également restauré les monuments-clés, tels le Théâtre municipal, le Théâtre Rossini, le Marché central et le Tribunal administratif.
Bien éclairée, plus conviviale avec ses terrasses de café et sa fontaine moucharabieh, l’artère centrale de la ville de Tunis semble avoir gagné une nouvelle jeunesse dans le respect des codes d’un tracé urbain hérité de cette fin du XIXe siècle.
Bibliographie ARCHI MAG
Pour plus de renseignement SITE WEB ARCHIMAG |
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12.10.2010
Vision de la Medina de Tunis

Aujourd'hui je vous convie une nouvelle fois dans la Medina...ici photographiée par mes soins en juin dernier. Je vous convie à lire un article du Journal La Presse du Jour et de vous procurer le livre Le goût de Tunis
Alors Mesdames, cela vous donne le goût de nous rejoindre?
16:00 Publié dans Activités, Architecture, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, Circuits tunisiens, FEMMES, Film voyage, Histoire, Livre, Loisirs, Networking VOYAGES AU FEMININ, patrimoine, Photographie, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, tunis, medina, association, sauvegarde, patrimoine, heritage
13.11.2007
Nouvelle série: Une femme, un lieu
De retour de mon voyage d'affaires en Tunisie et suite aux formidables rencontres de femmes tunisiennes que j'ai faites, j'ai envie d'initier une rubrique une femme un lieu.
Je vais tout de suite commencer par la ville de la Marsa et la Présidente de l'association de sauvegarde du patrimoine de La Marsa Radhia Ben M'RAD
"L’Association de sauvegarde de la ville de La Marsa (ASVM) qui vient de naître veut contribuer à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine architectural tout en établissant des relations de partenariat avec des associations similaires. L’ASVM, présidée par l’urbaniste Radhia Ben Mrad, ayant à son actif une longue carrière à l’Agence urbaine du Grand-Tunis, et comptant parmi ses membres plusieurs architectes et spécialistes de l’histoire et du patrimoine, incarne en réalité un vœu pieux des Marsois." TunisienWEB
La Presse rendait hommage à cette initiative et je dois vous avouer que j'ai lu l'article aux côtés de Radhia cette femme déterminée et connaisseuse, amoureuse de l'histoire et du patrimoine de ce lieu unique.
"La Marsa est probablement la plus ancienne cité balnéaire de Tunisie.
Le palais d’El Abdelliya, miraculeusement épargné par le temps, construit au XVe siècle — rare témoignage de l’architecture hafside — atteste du passage des rois de l’époque dans cette station bénie par la nature. Ses plages magnifiques, la qualité de sa brise maritime, ses vergers et ses jardins ont attiré par la suite les beys husseinites et dans leur sillage les notables de la capitale. Des résidences princières surgissent au XIXe siècle. Puis des villas art déco, art nouveau, classiques ou arabisantes fleurissent sur le front de mer, autour du Saf Saf et à côté du palais Dar El Kamila, l’actuelle Résidence de
France."
Tout en discutant du sentiment patrimonial et de la prise de conscience des résidents de la qualité d'un bien précieux à chérir et à valoriser, nous avons parlé de la Tunisie et des associations de sauvegarde du patrimoine en Europe et dans le Monde.
"L’ASVM qui a reçu le chaleureux soutien du maire, M. Kamel Salhi, — «La municipalité de La Marsa est une école de démocratie. J’y ai toujours été écoutée et motivée pour aller de l’avant», affirme Radhia Ben Mrad — a déjà établi un programme prioritaire.
Tout d’abord réaliser un inventaire des édifices à valeur patrimoniale dont la protection
s’impose. Ensuite définir, au sein d’une commission qui réunirait à côté de l’ASVM des cadres municipaux et du ministère de la Culture ainsi que des spécialistes de l’urbanisme, le cachet de la ville en établissant un cahier des charges des couleurs, des hauteurs et des façades.
A ce moment-là, la municipalité devrait trouver les outils pour le faire appliquer avec toute la rigueur nécessaire.
«Ce document garantirait une continuité et une cohérence architecturale à la ville et mettrait fin à la propagation de projets surdimensionnés», souligne la présidente de la toute jeune association.
Autre action d’urgence : sauver le palais Ahmed Bey en convaincant les nouveaux propriétaires à préserver au moins les façades du monument. Et à lui donner une vocation en harmonie avec le passé qu’il porte. Radhia Ben Mrad le voit bien transformé en maison d’hôte ou abritant un village artisanal.
L’Association a, d’autre part, d’ores et déjà conçu un plan pour lifter, rafraîchir et animer la Place du 20 Mars qui relie deux points stratégiques, la promenade de la Corniche et le quartier du Saf Saf. Elle veut, à l’image de l’avenue Bourguiba, revoir en collaboration avec les techniciens municipaux le pavage de cette zone piétonne (une chance pour la ville), restaurer les façades, encourager les restaurateurs à étendre des terrasses sur la place en adoptant un mobilier urbain de qualité. Et aussi inviter les libraires, les galeristes et les artisans à ouvrir des commerces à cet endroit qui pourrait accueillir des animations temporaires en rapport avec l’âme et l’art de vivre si particuliers de La Marsa, un après-midi de dégustation de glaces, des concours gastronomiques, des expositions d’artisanat ou d’articles de sport nautique.
Lorsqu’elle se balade à La Marsa où elle réside tous les étés, Radhia Ben Mrad se sent en territoire ami. Normal, son grand-père maternel, Abd Essattar Bahri, grand mécène de la vie culturelle et sportive locale, ne possédait-il pas l’illustre café le Saf Saf ? Mais même si la ville doit pour l’urbaniste préserver ce charme un brin rétro, elle doit aussi aller de l’avant."
Radhia a été frappée par une phrase dans le cadre de l'exposition temporaire à la Station Luxembourg à Paris celle de Mariella G.Sola et Romain Osi elle a rlevé cette phrase inscrite au fronton de l'exposition photographique: «Ce n’est pas de cela qu’est faite la ville mais de relations entre les mesures de son espace et les événements de son passé. Mais la ville ne doit pas subir son passé, elle le possède pareil aux lignes d’une main inscrit aux coins des rues». Et tout en me racontant l'anecdote de cette découverte, nous réfléchissions au rôle des femmes dans la préservation patrimoniale.
La ville et la femme ont bien un lien intime. Dans le cas de Radhia, c'est une réalité puisque Radhia en plus est Urbaniste.
15:55 Publié dans Architecture, Business, FEMMES, Histoire, patrimoine, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Radhia, Ben Mrad, La Marsa, Tunisie, ASVM, patrimoine, sauvegarde















