21.03.2011
Ce qu'Allah n'a pas dit, mon compte-rendu du livre de M.Bouamoud
Il est un livre tunisien qui est passé inaperçu car sorti en fin d’année 2010 ! Notre révolution du 14 janvier a enseveli, pour un temps, cet ouvrage dans l’oubli des librairies. Mais il ne fait pas de doute que ce roman puisse ressortir dans un proche avenir ! Mohamed Bouamoud est un auteur doué et prolixe qui publie ici son quatrième roman : « Ce qu’Allah n’a pas dit ». (sud Editions-Tunis)
C’est un roman choc, une sorte de mise en garde, un roman qui ne peut laisser aucune femme indifférente. Une histoire qui nous terrifie par son inexorable route vers la destruction et la folie. Une histoire simple et dérangeante, celle d’une famille tunisienne de la Médina de Tunis sous la coupe d’un Pater Familias, aussi intransigeant qu’obscurantiste. Cet homme, Hadj Sadek Delgi, est un commerçant pieux et zélé qui, après avoir fait trois fois le pèlerinage à La Mecque, se retrouve sous le charme d’un prédicateur, le Cheikh son modèle, qui le plonge dans une sorte de paranoïa destructrice. El Hadj se sent assuré d’une mission, celle de protéger sa famille des démons de la Modernité et en particulier du contact avec les touristes.
Dans ce huis-clos familial, quatre protagonistes subissent la hargne, les ordres et le sadisme de cet homme si imbu de sa mission. Sa femme Hasna est un simple objet qu’on jette après s’en être servi : elle avait finalement enfanté, après deux premières filles, le fils désiré, le successeur. Une fois ce travail accompli, elle a été rétrogradée au rang d’une simple bonne qu’on cloître et qu’on humilie. Les deux filles subissent également les ordres de ce père suspicieux et bigot, elles sont voilées de la tête au pied comme leur mère. Alia la fille ainée est une jeune femme hyper-sensible, sujette à des crises d’épilepsies provoquées par les scènes du père qui lui ordonne de ne plus aller à l’école et la refuse à tout prétendant qui pourrait la demander en mariage, sous de faux prétextes de piété dictée par le Modèle. Sonia la cadette est une jeune fille brillante qui cherche à vivre sa vie et qui, dans un premier temps se joue de son père avec une hypocrisie maîtrisée, puis sombre dans des excès qui lui feront s’opposer à son géniteur, qui ne peut l’accepter. Et enfin Karim, l’héritier, est réduit à l’inexistence, sous le joug d’un père violent qui le pousse à la soumission d’une foi extrémiste ; lui aussi, guidé par le prédicateur de son père, sera le jouet de ce dernier…il devient un fou de Dieu…et verse le sang en faisant le « Jihad » en plein Tunis…à seulement 17 ans.
Toute la famille court à sa perte et sous la plume de Bouamoud on se sent transporté par les mots comme par les situations. La violence de ce drame familial nous secoue et nous renverse face à la destruction et à l’horreur, celle d’un père qui tue sa fille car il se sent humilié, celle d’un père qui offre son fils en pâture au Modèle, pour se sentir grandi, celle d’une femme souillée et qui tue par instinct maternel et pour sauver sa dernière fille…mais jusqu’à la fin le sort est inexorable et la mort qu’on se donne est au bout du chemin.
« Ce qu’Allah n’a pas dit », vous le saurez à la toute fin et vous sortirez de cette lecture, sonnée et étrangement mal à l’aise, car Bouamoud dans ces dernières lignes signe avec maestria la critique la plus éclairée de l’obscurantisme religieux. A méditer !
19:40 Publié dans Activités, artiste, Blog Tunisie, Education, FEMMES, Livre, Loisirs, politique, révolution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, roman, écrivain, tunisien, famille, critique, pamphlet, violence, meurtre
19.03.2011
Felipe Gonzalez invité de madame Hélé Béji à Tunis
Dans un pays en ébullition, comme la Tunisie de mars 2011 où la parole est libérée et tous les possibles s’ouvrent enfin, la vie paraît soudain légère. La route vers l’inconnu, certes est toujours là, mais la Révolution a eu pour effet principal, la dignité retrouvée et son corolaire l’optimisme. Bien que tout soit à repenser et que les mauvaises pratiques sont encore profondément ancrées, il semble qu’enfin un futur se dessine. Rien ne se fera en un jour car le chantier est vaste, mais la chose publique est enfin un bien commun et tout le monde s’exprime ! La parole confisquée depuis tant d’années se libère et les projets commencent à naître pour une nouvelle Tunisie. Et moi Ulysse en Jupons, j’ai le sentiment d’avoir eu la chance de vivre ce moment historique. Chaque jour je participe sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, pourtant je ne voterais pas puisque je n’ai pas la nationalité tunisienne. Mais j’ai la grande chance d’être au contact de jeunes étudiants tunisiens en tourisme auxquels je tiens à communiquer non seulement mes connaissances mais aussi mon expérience de citoyenne du monde et de démocrate.
Dans ces moments d’effervescence citoyenne, les visites de personnages illustres d’autres contrées ne sont pas anodines…viennent-ils pour nous conseiller ou nous soutenir d’une bienveillante sympathie, le plus important est qu’ils nous apportent une considération…car oui la Tunisie en a surpris plus d’un pays et gouvernement, notamment en Europe ! Hier, j’ai assisté à la conférence de Felipe Gonzalez, ancien Président socialiste espagnol, qui était l’invité du Collège international de Tunis et de sa fondatrice l’écrivaine, philosophe et politologue, Hélé Béji.
Cet humaniste est venu nous parler devant les caméras de Nessma TV de son expérience de la démocratie en Espagne. A la mort de Franco, le Caudillo, en novembre 1975 Felipe Gonzalez revient de son exil et participe à la construction de la transition démocratique. Puis après cette transition, menée à bien par un réformiste de droite Adolfo Suarez, sous le règne de Juan Carlos, tout nouveau jeune roi, Felipe Gonzalez est élu démocratiquement, en 1982, Président du gouvernement espagnol pour une période de quatorze ans et quatre mandats successifs, pendant lesquels il mène des politiques de modernisation intensive du pays.
Hier soir Felipe Gonzalez nous a confié son enthousiasme à voir la Tunisie être le premier pays arabe à revendiquer la liberté et la dignité et de s’être affranchie du tyran Ben Ali. Soulignant le fait que « chaque transition démocratique est unique », il a affirmé que la Démocratie n’était pas « une idéologie », ni même qu’elle était un paramètre de bonne gouvernance, mais il nous a assuré que « la démocratie à long terme est bonne car elle offre de meilleurs avantages aux plans politique, économique et social». Dans la transition démocratique, « on ne peut éviter les cris et les tentations de retour pour certains à l’autorité ». Et de nous expliquer que tout est question d’agenda et qu’en Espagne les premières élections eurent lieu en Juin 1977. A cette époque la constitution fut rédigée après l’élection par les députés qui de juin 77 à octobre 78 s’attellent à la rédaction du texte de la nouvelle Constitution. Les rédacteurs sont issus de tous les partis politiques de l'assemblée. L’Espagne faut-il le rappeler est une monarchie constitutionnelle.
Ce qui m’a frappé dans cette présentation est la personnalité irradiante de Felipe Gonzalez, à la fois un bon vivant, une personne pleine d’humour, un homme fier de son pays et d’une modestie qui est l’apanage des Grands Hommes. Il est impressionnant de constater que cet homme à l’identité plurielle est un laïc qui n’en demeure pas moins un catholique fervent, mais aussi un humaniste et socialiste, et pour couronner le tout, il s’honore des racines arabes de son Andalousie natale.
Vraiment Felipe Gonzalez est un sage qui nous a confié la clé de la réussite de la démocratie espagnole : « Savoir renoncer » pour obtenir un consensus au service de l'intérêt supérieur de la Nation.
La Tunisie, Petit pays et Grande Nation, saura trouver sa propre voie pour une Démocratie « à la Tunisienne » reposant sur une légitimité populaire par le biais d'élections libres et transparentes.
22:13 Publié dans Activités, Démocratie, FEMMES, philosophie, politique, révolution, Séminaires, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nessma, beji, hélé béji, felipe gonzalez, tunis, tunisie, tunisien, politique, démocrate, laique, laicité, gouvernance
16.02.2011
Réflexion sur un projet de constitution de la Nouvelle Tunisie
Il est vrai qu'on ne peut plus reculer et qu'il faut sérieusement se pencher sur cette question majeure: la Constitution d'une nouvelle Tunisie, appelée des vœux du peuple, la Constitution du premier pays maghrébin démocratique. La Tunisie aime être une pionnière, tout le monde s'entend pour le reconnaître...alors soyons également pionnier dans la réflexion.
Il me semble que nous avons grâce à cette révolution conquis le droit de nous autodéterminer, de ne plus nous faire imposer des marches à suivre et des modèles de l'extérieur, mais de trouver notre propre style de vie démocratique adapté à la spécificité tunisienne.
Il n'empêche qu'il ne s'agit pas de réinventer la roue, mais d'essayer de réfléchir sur les Démocraties existantes ailleurs dans le monde et d'aller chercher le meilleur, pour d'une part, l'adapter à l'environnement culturel et social de la Tunisie, dans un espace géographique spécifique, d'autre part être innovant en évitant les travers et les dérives de ces démocraties occidentales qui s'essoufflent parfois et ne sont pas forcément capables de répondre aux réalités de la Mondialisation.
Olivier Duhamel dans son livre Les démocraties, Paris, Seuil, coll. «Points», 1993, p. 18, nous dit:
Selon la définition politique, c’est-à-dire démocratique, de la Constitution, seul le peuple peut valablement adopter une Constitution. Selon la définition juridique, qui prend acte de l’effectivité, toute autorité peut établir, voire imposer une Constitution. Si l’autorité se pérennise, la Constitution existe. Sinon, un jour ou l’autre, une autorité établira, d’une façon ou d’une autre, une autre Constitution."
En fait penser la constitution c'est aborder le problème du législateur. Une bonne constitution suppose donc un bon législateur!
Qui dans cette nouvelle Tunisie sera le bon législateur… quelles seront les valeurs de cette autorité...qui théoriquement devrait être celle du peuple ou du moins son représentant?
Comme le fait si bien remarquer Olivier Duhamel, tout démocrate défend nécessairement l’adoption de la Constitution par le peuple. Et d'ajouter, "Mais le technicien du droit constitutionnel constate que tout gouvernement de fait s’étant doté de la capacité de fonder un régime fabrique une nouvelle Constitution et impose son entrée en vigueur selon les procédés à sa convenance ou à sa portée."
Donc il nous faut une fois de plus nous pencher sur les valeurs sous-jacentes prônées par le législateur: c'est sur ce point que le citoyen peut juger de la qualité de la constitution...
Réfléchissons en faisant appel aux philosophes grecs de l'antiquité qui nous apprennent que la valeur première est la JUSTICE.
Quand dans un pays le pouvoir exécutif muselle la justice, la met sous sa coupe ou simplement sous tutelle...fait en sorte qu'elle ne soit pas indépendante ...alors on peut penser qu'il y a danger... Il en est de même pour les Médias qui deviennent des outils du pouvoir et non plus des remparts contre les abus.
Sans parler d'arriver à une constitution idéale, il nous faut garder à l'esprit que la première des valeurs est cette INDEPENDANCE de la JUSTICE et des MEDIAS, indépendance inscrite clairement dans la Nouvelle Constitution.
Toutefois la valeur de Justice n'est pas la seule, les qualités personnelles du législateur sont importantes. Le législateur ou l'assemblée qui sera en charge d'écrire la constitution doit vouloir créer des lois conformes aux intérêts des citoyens.
En effet, le législateur doit être un sage capable de comprendre sa société car il doit y avoir un consensus social entre les citoyens et leurs lois en démocratie. Cela signifie que les Citoyens tunisiens doivent adhérer à leurs futures lois et qu'ils croient eux-mêmes plus avantageux de maintenir ces lois que de les transgresser. Simone Weil a écrit dans un projet de constitution " Un droit qui n'est reconnu par personne n'est pas grand-chose."
C'est tout un défi qui attend les futurs législateurs! Il s'agit de créer au travers de cette nouvelle constitution un Etat de Droit et non plus, le beau plaisir du Prince, un pouvoir arbitraire mais un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise elle aussi au droit. En haut de la pyramide se trouve la Constitution.
Cela sous-tend donc une autre valeur démocratique incontournable l'EGALITE de tous devant la loi. Ici aussi tout un chantier qui attend le rédacteur de la nouvelle Constitution tunisienne... De cette égalité découlent le RESPECT et la RECONNAISSANCE, vertus démocratiques à vraiment développer en Tunisie.
Ainsi cette constitution nouvelle, si nous voulons schématiser doit reposer sur 3 PILIERS
- LE PRINCIPE DE JUSTICE, indépendant du pouvoir
- LE PRINCIPE DE LEGALITE dans lequel la loi est souveraine
- LE PRINCIPE D'EGALITE des Citoyens devant la loi
Tout cet échafaudage philosophique repose sur une notion indispensable et que les Tunisiens viennent juste de CONQUERIR LA LIBERTE
En conclusion de cette modeste réflexion, je vous incite à méditer sur ce que Jean-Jacques Rousseau préconisait comme législateur pour la Constitution : le législateur idéal est détaché du pouvoir.
Dr Martine Geronimi, citoyenne du Monde
09:21 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Démocratie, Education, FEMMES, Histoire, philosophie, Photographie, politique, révolution, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : constitution, tunisie, réflexion, analyse, geronimi
28.01.2011
Tunisie sans censure: rencontre avec Virginie Lydie
Ces fugitifs, clandestins, les Harragas, ceux qui brûlent "les frontières, leurs papiers, leur passé… parfois même, leur vie", Virginie les connaît bien. En effet; elle vient d'écrire "Traversée interdite, les harragas face à l'Europe forteresse"
Devant la caméra de Slim Ayedi elle nous fait comprendre combien les médias français, focalisés sur la fuite de Ben Ali, ne s'intéressent pas de savoir, qu'en pleine Révolution tunisienne, des jeunes tentent la traversée de la Méditerranée pour enfin atteindre cette Europe qu'ils croient terre de Salut.
Mais on ne l'écoute pas quand elle appelle au secours:
"On ne part pas quand il y a la révolution ! » C’est avec assurance qu’une journaliste a mis terme à mon appel téléphonique après avoir affirmé que les 15 jeunes dont je lui parlais et qui dérivaient, entre la vie et la mort, sur le canal de Sicile « n’étaient pas des Tunisiens, mais des Sub-Sahariens ! » donc rien à voir avec l’info prioritaire du moment. D’où qu’elles viennent, 15 personnes en panne dans la mer, dans une situation critique, ne méritent donc pas l’attention ? Et puisque la Tunisie était d’actualité ce vendredi 15 janvier 2011, quelques heures après la fuite de Ben Ali, n’en déplaise à la journaliste spécialiste des affaires internationales, il s‘agissait bien de 15 tunisiens." lire la suite Ça brûle au Maghreb ! 15 Tunisiens à la dérive
Ecoutons-la, ne fermons pas nos oreilles, regardons la vérité en face!!
Virginie est aussi l'auteur de Paroles Clandestines en 2008 ou Le suicide des jeunes - Mourir pour exister
Elle est connue comme un écrivain pour la Jeunesse
16:32 Publié dans ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, Démocratie, FEMMES, Film voyage, Histoire, Humanitaire, Jeunesse, Livre, Magazine, Photographie, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, libération, clandestins, harragas, humanitaire, ben ali, révolution, médias
27.01.2011
Des Distinctive Women tunisiennes s'émeuvent de la situation

Les héros de cette révolution sont les jeunes martyrs du Sud et leurs parents. Montés à la Capitale Tunis pour faire entendre leurs voix et que les nouveaux ministres ne soient pas comme, encore ce soir, d'anciens ministres de Ben Ali! Tous ces gens, plusieurs milliers campent dans des conditions indignes sur le site du gouvernenment, la Kasbah
Facebook, qui joue le rôle de lien social entre tous les Tunisiens...les plus diplômés et particulièrement la classe moyenne dans son ensemble, démontre des comportements citoyens individuels et collectifs.
Je tiens à en signaler trois parmi les nombreux qui fleurissent tous ces jours exceptionnels:
"J’ai été hier rendre visite aux caravaniers. C’est un spectacle poignant. La révolution est partie de chez eux, et ils sont abandonnés de tous ! Leurs forces les quittent, ils sont physiquement très affaiblis, ils on...t froid et faim, leurs visages sont hâves, leurs yeux chavirent, leurs mots sont simples. Certains ont encore l’énergie de déclamer, d’autres sont allongés par terre et ne peuvent même pas parler. Ils sont doux. Ils manquent de tout. Ils sont en état de dénutrition, de déshydratation, d’infection. C’est urgent ! Il leur faut des vivres, des boissons, des médecins, des premiers secours, des vêtements chauds, des couvertures, des bonnets. Chacun de nous peut faire un geste d’humanité. Il faut créer une chaîne de solidarité pour leur acheminer des biens et des soins de première nécessité. Tous les volontaires, tous les bénévoles peuvent s’inscrire à ce groupe. Toutes les suggestions, toutes les propositions, tous les dons, tous les gestes de fraternité sont les bienvenus. Ce groupe est indépendant de tout mouvement politique. La seule référence de ce groupe c’est le souci de l’humain, c’est l’éthique."
Une autre initiative mérite d'être signalée, celle de Rihab Zaidi qui a écrit une note : À la kasbah il y a une vraie richesse qui vaut plus que l’or, il y a un vrai trésor un seul corps uni à la vie à la mort !!! Cette dame témoigne:
" Jeunes, vieux, adultes, adolescent, femmes, sont tous unis sur le même principe : ILS VEULENT UN CHANGEMENT RADICALE !! Et ils affirment tous sans exception que leur Révolution est une Révolution de LIBERTE et de DIGNITE.
Ils sont là pour la Quête d’une vraie Démocratie tangible et palpable et non pas à la recherche des demandes individuelles et sociales. Personne n’a plus confiance à ce gouvernement qui nous a tous trahi !! Eux, ils sont là pour dire leur dernier mot NON AUX GOUVERNEMENTS DE TRANSITIONS, ils sont là pour faire preuve d’un courage que l’on ne peut pas décrire, j’étais incapable de partir…"
elle accompagne ses propos de feuilles d'un cahier de classe sur lequel ces personnes venues du Sud ont chacun écrit leurs témoignages.
Je vous incite à aller voir une fois encore sur Facebook
La troisième initiative est celle pour le martyr Bouazizi, une fondation en cours de création pour soutenir les jeunes du Sud face au chômage et dans le cadre de l'enseignement;son initiatrice vous en parle:
Ce soir les hommes, femmes et enfants montés du sud de la Tunisie ont entamé une GREVE DE LA FAIM!
19:31 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Démocratie, FEMMES, Humanitaire, Jeunesse, révolution, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humanitaire, femmes, tunisie
26.01.2011
Un couple français donne sa vision de la France en Tunisie
Alors qu'on vient d'annoncer la nomination d'un nouvel ambassadeur en Tunisie pour remplacer Pierre Ménat, accusé de ne pas avoir réagi à temps, je vous propose d'écouter le reportage du journaliste Slim Ayedi, qui fait de l'info citoyenne et collecte de la mémoire, durant ces jours exceptionnels de Révolution tunisienne : un document de la micro histoire...intéressant!
Pour votre information, le nouvel ambassadeur s'appelle Boris Boillon, il était en poste en Irak
Le reporter et ami Slim Ayedi, durant les manifestations du Lundi 24 janvier...Jour 10 depuis la fuite du dictateur Ben Ali...une série de vidéos
Ici un couple de Français répond avec franchise dans une ambiance animée de révolution.
La suite dans les jours à venir
18:54 Publié dans Activités, Blog Tunisie, cinéma, Circuits tunisiens, FEMMES, Film voyage, Histoire, Humanitaire, Jeunesse, Magazine, Photographie, révolution, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, tunisie, tunis, manifestation, france, français
25.01.2011
La révolution en marche: un moment de femmes
Slim Ayedi circule dans Tunis, Caméra au point et filme ici les femmes qui accompagnent la Caravane de la Liberté, dans un quasi mutisme au milieu des cris, sifflets et slogans elles s'affairent à la préparation des sandwichs pour ces manifestants venant faire reconnaitre la participation par leur vie à la Révolution. Ils sont là pour qu'on leur reconnaissent leurs jeunes défunts pour se débarrasser du Tyran Ben Ali...mais ils ne veulent surtout pas d'un gouvernement de transition avec les mêmes ministres que du temps du régime stalinien honni...bras de fer en ce moment même pour faire tomber ce qouvernement dit de Transition...Demain la réponse!
15:20 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Démocratie, FEMMES, Histoire, Humanitaire, Jeunesse, Magazine, Photographie, révolution, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, tunis, démocratie, femmes, sud, sidi bouzid
23.01.2011
la révolution en marche; partis ou mouvements politiques en devenir
Avant-hier soir j'ai fait ma petite enquête et j'ai trouvé 16 options, je vous propose de les compléter de les comparer de les commenter en vous référant à l'article paru ce jour sur le magazine en ligne Tunivisions: http://www.tunivisions.net/politiquetunisienne/
- Le Forum démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL), son secrétaire général, Dr Mustapha Ben Jaafar, 70 ans
-
Ettajdid mouvement de la gauche tunisienne représenté par son secrétaire Ahmed Brahim, 64 ANS
-
Union Démocratique Unioniste (UDU), son secrétaire général Ahmed Inoubli, 52 ans
- Le Parti social-libéral (PSL), depuis 2006 Mondher Thabet est son secrétaire général il est sur FB
-
le Mouvement démocratique socialiste (MDS) représenté par Ismail Boulehya, 75ans
-
Parti des Verts pour le Progrès ( PVP ) représenté par Mongi Khammassi, fondé le14 novembre 2005

- Parti de l'unité populaire (PUP), Mohamed Bouchiha 62 ans
- le Parti du travail patriotique et démocratique tunisien, d'Abderrazek Hammami.
- le Parti socialiste de gauche de Mohamed Kilani
- Tunisie verte est finalement légalisé, comme les deuw précédents, le 17 janvier 2011 son représentant Abdelkader Zitouni
-
Parti démocrate progressiste (PDP), dont le fondateur n'est autre que Ahmed Nejib Chebbi, secrétaire général Maya Jribi
-
DR présidé par Tarek Makki né en 1958 et vivant au Canada sur YouTube - Congrès pour la République (CPR) dont le président est Moncef Mazourki
- Ennahda, le parti de Rached Ghanouchi, représenté par son secrétaire général Hamadi Jebari
- Tawfik ben Brik, le journaliste et écrivain Tunisie Révolutionnaire qui se dit le " Prophète de la Révolte"

- le RCD Rassemblement constitutionnel démocratique, Mohammed Ghariani, secrétaire général

Merci à tous les photographes qui m'ont permis de réaliser ce mon
17:07 Publié dans ASSOCIATION, Blog Tunisie, FEMMES, Histoire, Humanitaire, Magazine, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : partis politiques, tunisie, tunis, démocratiee
22.01.2011
Une réflexion de Martine Geronimi : une parole éthique et démocratique
« L’éthique appelle à la transparence et à l’accessibilité des informations. Aucune fin ne justifie que l’on trompe les gens, y compris par omission ou en complexifiant l’information au point de rendre le propos confus et par là même inaccessible. » J.F. Ternay
En cette nouvelle ère de démocratisation de la Tunisie, il s’agit de « penser, dire et vulgariser la démocratie ainsi que les valeurs qui s'y rattachent »
"Il n'y aura pas de démocratie si on commence à alimenter verbalement la loi de la jungle, c'est à dire la guerre de tous contre tous et la loi du talion" Hele Beji
Cet avènement d’un ordre social et politique nouveau, attendu par tous, implique la «conversion» des acteurs sociaux et politiques, hommes et femmes, jeunes et vieux, intellectuels et aussi nécessairement monsieur et madame Tout le Monde.
Cet ordre social et politique nouveau se matérialise par le principe d’alternance politique et le règne de la justice. Il se traduit aussi par l’amélioration des conditions socio-économiques, par l’avènement d’une nouvelle classe des gestionnaires du Bien Commun, ce qui sous-tend expressément la réhabilitation des valeurs morales.
Cette notion de Bien Commun à penser ensemble me parait capitale!
Le pays a besoin comme étape de la démocratie à apprendre et à mettre en actions : "LE SAVOIR-VIVRE ENSEMBLE" étape essentielle de la matérialisation du Bien Commun....
Ce savoir vivre ensemble implique une éthique du discours démocratique.
" Seuls, la mesure, la responsabilité, l'équilibre doivent être admis dans les dialogues. Les insultes doivent être dénoncées. Les surenchères doivent être arrêtées. Hélé Béji"
Notre jeunesse est notre Bien Commun à tous les Tunisiens...il faut la rassurer en lui donnant de l'emploi et en montrant l'exemple...Appel à une classe politique intègre ET à des patrons justes.
Comment assurer un avenir juste, démocratique et pluraliste à la société tunisienne ?
Un état de Droit doit se construire au plus vite avec un parlement ouvert et inclusif, acceptant les élus choisis par le peuple dans le cadre de scrutins ouverts à tous les partis, dans un processus démocratique transparent et responsable, avec une justice indépendante de l'Exécutif et un gouvernement rendant des comptes à la Nation.
Rappelons les Droits de l'homme tels que définis dans la Charte universelle de 1948 et confirmés en 1998
dont le Préambule dit
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte, les peuples des Nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans la dignité et le respect de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
l'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'Homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

13:34 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, FEMMES, Histoire, Humanitaire, Livre, networking, Networking VOYAGES AU FEMININ, Science et techno, Séminaires, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, tunis, tunisie, éthique, parole, femmes, discussion, geronimi, droits, homme, humanité
21.01.2011
Small country Big Nation : distinctive Tunisia
Même si ces jours de révolution ont créé un environnement peu favorable aux Touristes, le calme revenu dans une ambiance autrement plus agréable, celle de la démocratie enfin conquise, je suis sure, comme Judie Fein le proclame ci-après, que vous aurez envie de revenir dans ce pays du jasmin
Author, Life is a Trip
Posted: January 17, 2011 12:24 PM
Why You Should Travel to Tunisia
Tunis, the capital of Tunisia, is burning. There are riots in the street in the tourist town of Hammamet. Police opened fire. Young demonstrators were killed. The president, Zine el-Abidine Ben Ali, said he would order the police not to fire live ammo. He vowed to stop censorship, cut prices of food staples, create jobs. He said he would serve his term until 2014 and then not run again. He axed his cabinet. Would the protests stop? Demonstrators defiantly held up signs that read, "Ben Ali, degage!" (Ben Ali, leave!) Ben Ali fled. In the middle of confusion and chaos, the Prime Minister, Mohamed Ghannouchi, took over power. "Ghannouchi, degage!" the demonstrators demanded, refusing the rule of someone closely associated with Ben Ali. Ghannouchi ceded authority to Foued Mebazaa, the speaker of the Parliament. Free elections will reportedly take place within 60 days.
So why in the world would you WANT to travel to Tunisia? Of course you'll want to wait until there is calm again, but you should definitely pencil in Tunisia in the future.
My husband Paul and I have been to Tunisia seven times. We lived there for six months while we shot and edited two films. It is one of my favorite places in the world because the people are so open, informed, warm, expressive and... well... familiar. I never felt that they were different from me. I was never aware of their "otherness," whether I was in exotic desert climes with cave dwellers or involved in artistic collaboration with artists and musicians.


Même si ces jours de révolution ont créé un environnement peu favorable aux Touristes, le calme revenu dans une ambiance autrement plus agréable, celle de la démocratie enfin conquise, je suis sure, comme Judie Fein le proclame ci-après, que vous auvez envie de revenir dans ce pays du jasmin
Tunis, the capital of Tunisia, is burning. There are riots in the street in the tourist town of Hammamet. Police opened fire. Young demonstrators were killed. The president, Zine el-Abidine Ben Ali, said he would order the police not to fire live ammo. He vowed to stop censorship, cut prices of food staples, create jobs. He said he would serve his term until 2014 and then not run again. He axed his cabinet. Would the protests stop? Demonstrators defiantly held up signs that read, "Ben Ali, degage!" (Ben Ali, leave!) Ben Ali fled. In the middle of confusion and chaos, the Prime Minister, Mohamed Ghannouchi, took over power. "Ghannouchi, degage!" the demonstrators demanded, refusing the rule of someone closely associated with Ben Ali. Ghannouchi ceded authority to Foued Mebazaa, the speaker of the Parliament. Free elections will reportedly take place within 60 days.http://distinctivewomenintunisia.blogspirit.com/media/02/01/688593134.jpg
So why in the world would you WANT to travel to Tunisia? Of course you'll want to wait until there is calm again, but you should definitely pencil in Tunisia in the future.
My husband Paul and I have been to Tunisia seven times. We lived there for six months while we shot and edited two films. It is one of my favorite places in the world because the people are so open, informed, warm, expressive and... well... familiar. I never felt that they were different from me. I was never aware of their "otherness," whether I was in exotic desert climes with cave dwellers or involved in artistic collaboration with artists and musicians.


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