17.09.2011
Slim Ayedi, Journaliste Citoyen tunisien
Slim est le prototype même de l'échec du système universitaire Ben Ali...Un étudiant venu du Sahel faire ses études universitaires à Tunis et qui malgré un niveau maîtrise et une formation de cinq ans à l'IPSI se retrouve à la rue sans boulot ou des petits minables sous-payés ...quand ils sont payés ...malgré de remarquables compétences, aimant la culture, communicateur très à l'aise en langue arabe ou italienne...se débrouillant en français et en anglais, une intelligence vive, une générosité et une sensibilité...mais peut-être trop de droitures dans cette Tunisie que je retrouve en 2006.
La magie du réseau social Facebook rapproche les personnes les plus éloignées...et lorsqu'il y a des valeurs communes, elle créée des synergies performantes.
En 2010 nous travaillons ensemble dans un journal qui ne mérite pas de lui faire la publicité, où nous sommes tous les deux à contre emploi...il est en charge de la rubrique sport, alors qu'il meurt d'envie de faire du journalisme d'investigation...et moi je suis contrainte avec mon doctorat à faire de la réécriture des articles de ce journal économique...Je quitte rapidement cette geôle. il suit le mouvement...deux mois plus tard ...à cause des conditions inhumaines de ce journal irrespectueux de la vie de ses journalistes. Nous restons en contact.
La révolution arrive...des discussions fusent...ma caméra JVC inutilisée
devient un outil précieux...Slim pourrait faire des vidéos...puisqu'il est en permanence au Centre Ville arpentant les rues et particulièrement l'Avenue Habib Bourguiba...Je lui parle du JOURNALISME CITOYEN ...Il lit se renseigne et trouve l'idée assez intéressante pour se lancer...et nous voilà partis.
Le 24 janvier nous médiatisons sur ma chaine YouTube les premiers reportages ramenés du Centre ville. L'aventure commence...160 vidéos plus tard...interrompus par un vol de tout notre matériel informatique et vidéo caméras...la page est devenue un incontournable du Journalisme engagé, indépendant, social et critique...avec une communauté de plus de 3500 personnes qui nous suivent chaque semaine et qui interagissent en permanence!
Toute la réussite de ce média bénévole et humaniste repose sur les choix difficiles et engagés de Slim Ayedi. C'est un reporter autonome, citoyen conscientisé qui porte un regard sans détours sur la société de Notre Tunisie...à Tous. Non seulement son travail était intéressant quand il couvrait les événements du Centre ville, mais il est devenu passionnant quand il a commencé à élargir son cercle d'investigation et il a commencé à visiter les quartiers populaires. C'est lui qui désormais ouvre la voie aux journalistes de terrain qui restent à être formés dans une IPSI réformée. C'est lui donne à voir sans voyeurisme les Sans-voix...des modestes aux miséreux. C'est lui qui réveille les consciences endormies des bourgeois de La Marsa ou de Cité Ennasr dont je faisais partie.
La deuxième chaine YOUTUBE JournalisteCitoyen
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14.08.2011
De la poubelle au bikini, la femme tunisienne en quête de son identité

Photo montage Slim Ayedi
Une analyse de Slim Ayedi pour Journalisme Citoyen en Tunisie
De la poubelle au bikini, la femme tunisienne en quête d’identité
Comme par hasard, les trois revues les plus connues dans leurs spécialités ont mis une femme en Bikini sur leur Une du mois d’Aout:
Livret santé : leader dans les magazines de sante
Femmes de Tunisie : Leader dans les magazines féminins
Et Tunivisions : leader dans les magazines people sur le marché
Mais la Une de Tunivisions a bien fait l’effet de Buzz et a créé plusieurs réactions :
Certains ont attaqué le magazine pour aller dire que ce n’est pas l’image de la femme qu’on veut transmettre, que la revue est allée trop loin cette fois, que c’est inacceptable dans ce mois saint de montrer les seins de Kenza el Fourti
Mais l’histoire est plus simple que ça
Tunivisions ce n’est pas n’importe quoi, mais c’est toute une équipe qui a un savoir-faire
Et avant tout sait définir le mot Buzz, le mot public cible et surtout le mot créativité
Tunivisions c’est aussi Un support conçu pour avoir de la pub
Et cette derrière action est une action réussie et étudiée qui donnera un argument de plus à leurs commerciaux pour convaincre nos annonceurs de mettre plus de Pub.
Outre les anciens arguments que
- Tunivisions c’est deux supports : un papier et un 2.0
- Tunivisions fait souvent le buzz : souvenez vous de Saousan m3allej et Psyco M . de l’enfant kidnappé et aussi du rappeur El General
- Tunivisions est aussi la plus créative, elle n’a pas mis une fille en Bikini comme les autres mais elle a fait du body painting sur le corps d’une mannequin tunisienne
- Tunivisions avant tout c’est Nizar Chaari et ce n’est pas Nizar Chaari de Ahna Haka,mais Nizar Chaari l’homme d’affaire avec un bon carnet d’adresses et du relationnel qui ne s’épuise pas
Résultat,il ne faut pas juger mal La revue car en un seul mot
Tunivisions ce n’est ni de l’art, ni du journalisme, mais c’est du commerce
Ces articles ne sont ni des interviews , ni des billets, ni des enquêtes , ni des reportages mais c’est du contenu dans l’unique but de concevoir un bon support . Et dans ce domaine il faut avouer qu’ils sont les leaders.
Mais dans toute cette belle analyse, il y a quelque chose qui ne colle pas !
Cette analyse pouvait être valable jusqu’au jour un vendeur ambulant a crée le buzz quand il s’est immolé par le feu, et là, le Buzz était mondial…
Mais le contexte a changé ( bien sur pour tous ceux qui croient encore dans la révolution !!!)
Faire le buzz est devenu différent, des simples internautes ont pu faire le buzz et devenir des célébrités même pour une journée ou même pour une soirée
*Le public cible a changé, pour la première fois on ne parle plus de catégorie sociale mais on parle du peuple tunisien
*Le contenu a changé : une liberté d’expression a permis de poster tous les vidéos, toutes les images,et d’écrire sur tous les sujets
*Les supports aussi ont changé, des blogs, des chaines You tube, des radios sur le net, des simples pages facebook plus informatives que la Tv nationale
C’est de faire le Buzz, il suffit d’être un avocat et d’aller crier en plein rue, ivre de joie que Ben Ali s’est enfui
Ou de filmer un simple manifestant crier Boris Boillon… dégage
Ou filmer un policier cagoulé qui parle
Ou simplement poster une photo de femme qui fouille les poubelles
On est dans un pays où avec une simple vidéo de 10 minutes, les gens sont allés dans la rue pour tout casser
Tout à changer, le pays a changé, le peuple a changé mais nos revues sont loin de changer
Elles ne changent pas, soit elles ne croient pas que la Tunisie à vécu une révolution soit elles sont en panne de créativité ;
Et je penche plus pour la deuxième supposition
Mais il y a une troisième supposition qui me rappelle la théorie du complot
Cette théorie me fait souvenir des belles Nanas d’un feuilleton qui s’appelait Maktoub,
Le retour du Rcd , les hommes d’affaires corrompus, les agences de com de merde, l’affichage urbain ...
Donner au peuple ce qu’il veut même les fesses d’une femme… qui est loin de représenter la tunisienne connue pour ses formes et sa couleur mate
Allez arrêtons là pour ce soir
Ma vision de la Tunisie, ce n’est pas leurs visions
C’est pour cela que moi… je fais du journalisme citoyen
Et eux ils font du business
Mais en fin c’est pour cela qu’ils roulent en BWM
Et moi j’attends le bus chaque matin
Pour aller voir un quartier populaire où je vois dans les yeux de chaque citoyen
une belle révolution qui se prépare
Et cette fois, elle sera la bonne,
et je crois que Tous les coupables, en bikini ou sans seront jugés sur la place publique
(et la SVP on n’essaye pas de faire du Buzz, mais on essaye de sensibiliser, donc ne partager qu’avec ceux qui méritent)
Bonne vision
Vive la Femme tunisienne en bikini ou sans, elle restera toujours la plus belle !
La vidéo la plus célèbre de journalisme citoyen
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13.08.2011
Journée de la femme tunisienne, célébration du Code du Statut personnel
La femme tunisienne pour ses filles aussi ne veut pas perdre ses acquis et veut améliorer le sort de ses filles...elle saura être responsable, j'en suis sure..
La femme tunisienne pour ses filles aussi ne veut pas perdre ses acquis et veut améliorer le sort de ses filles...elle saura être responsable, j'en suis sure..
Crédit Photo Skander Dhaoui
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02.08.2011
Une sélection musicale depuis Tunis
J'espère que vous prendrez du plaisir à écouter mes sélections de l'été.... et au plaisir de revenir avec des reportages.
16:26 Publié dans artiste, artistes, Blog Tunisie, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu, Vidéo, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.04.2011
Troquer la misère pour l’Enfer ou le sort des harragas en Europe
Dr Martine Geronimi, géographe citoyenne
Cet article est un compte rendu personnel du livre de Virginie Lydie, Traversée Interdite! Les harragas face à la forteresse Europe, qui vient de paraître en France, chez l’éditeur Le passager clandestin
En pleine actualité, alors qu’à Lampedusa les harragas de Tunisie, et aussi de Lybie, ne cessent d’amerrir dans une incompréhension généralisée, voire un mépris digne des meilleures périodes racistes, ce livre vient éclairer avec chiffres à l’appui, et enquête minutieuse durant trois années, la problématique des jeunes qui « brûlent » et quittent la Tunisie ou les côtes d’Afrique du Nord.
Alors que la Révolution vient juste de fêter ses trois mois d’existence en Tunisie, alors que les premières élections libres pointent leur nez et que les débats démocratiques traversent le pays et réunissent des foules considérables, le phénomène des Harragas s’amplifie, servi par un manque évident de police et un moindre contrôle aux frontières.
Ce livre que je viens de lire d’une traite est passionnant, à plus d’un titre : il est une mise au point presque chirurgicale sur le sort réservé à ces jeunes clandestins arrivés dans la Forteresse Europe. Misérable et infernal, tel est le destin qui attend « le Brûleur », celui qui brûle ses papiers pour passer les frontières et espérer trouver une vie meilleure dans cette Europe fantasmée. Hélas comme l’écrit si bien, Virginie Lydie, ces jeunes sont ceux qui « brûlent même leur vie ». Ce livre veut aussi répondre aux questions simples que les gens en général ne se posent pas vraiment, notamment en France : qui sont ces jeunes ? Que veulent-ils ? Finalement l’auteure nous fait prendre conscience de l’absurdité et de la cruauté de la mondialisation, qui d’une part ouvre au rêve et d’autre part refuse catégoriquement ces aventuriers du XXIe siècle, « ces héros de la désespérance » !
La bien nommée forteresse Europe mène une politique de confinement des populations d’Afrique du Nord, en refusant les visas qu’elle a systématiquement instaurés au départ de ces pays. En limitant les départs officiels, elle pousse les plus pauvres à tenter l’aventure périlleuse de la fuite par les mers ou les déserts. Dans ce livre on apprend d’emblée le compte funèbre des décès et des disparus aux frontières de l’Europe : 209 décès et 464 disparus, rien qu’en 2009. Entre 1988 et 2010, on ne compte pas moins de 15638 décès, dont 6556 disparus en mer. Malgré ces morts et ces chiffres macabres, le « harrag » n’en reste pas moins déterminé car, comme l’écrit l’auteure, « la Harga n’est pas une simple fuite…elle est avant tout un défi ». Du côté de leurs pays d’origine, « ces jeunes désœuvrés acquièrent même un statut de héros ». Ils prennent à un moment leur avenir en main et partent pour ne pas mourir ! Ce rêve d’ailleurs qui les tiraille de façon lancinante, ils veulent le réussir, sans savoir réellement ce qui les attend. Sans projet réel et avec des informations tronquées, ils ne se doutent pas de l’enfer dans lequel ils ne manqueront pas de tomber peu ou prou.
Virginie Lydie décortique l’appareil répressif dont s’est doté les pays européens pour lutter contre ces clandestins indésirables. Et cela coûte fort cher puisque pas moins de 88 millions d’euros ont été dépensés en 2009 pour l’agence Frontex, installée à Varsovie. Ce système européen de la surveillance de la frontière maritime méridionale, soit 3800 kms de Gibraltar à Beyrouth, inclut tous les pays européens, dont la France qui serait très impliquée avec 9704 agents de police des frontières. Cet énorme tribu est en totale adéquation avec la politique d’immigration initiée en 2006 par la France et confirmée par les orientations de 2009. La France ne ménage pas ses efforts, utilisant les radars à haute fréquence, les drones et même les satellites.
L’Italie est au premier front de l’immigration clandestine. L’ile de Lampedusa avait connu son pic d’immigration illégale en 2008 avec 31 700 arrivées. Depuis 2009, ce flot s’était tari au profit d’autres routes passant par la Grèce et la Turquie. Nous apprenons que les trois quarts des 40 000 personnes arrêtées en Europe en 2010 étaient passées par la Grèce… De nouveau en 2011, les clandestins se ruent sur Lampedusa. L’agence Frontex estime les Illégaux interpellés aux frontières de l’Europe à 175 000 individus. En France, il y aurait moins de 6000 interpellations. Remettons les pendules à l’heure, 175 000 illégaux arrêtés pour une population de 41 millions d’immigrés légaux en Europe.

Mais le plus fort du livre ce sont les témoignages du parcours des clandestins qui, après parfois plusieurs tentatives arrivent à passer les mailles du filet, et sont entrés dans les pays. Alors là, ce que nous décrit l’auteure s’apparente à la descente aux enfers. Pour la plupart des clandestins sans papier arrivés en France, la réalité est simple et sordide : la prison. Le séjour irrégulier en France est passible d’un an de prison et d’une ITF (interdiction de territoire français). Si un clandestin s’oppose à son expulsion, il peut écoper de trois ans de prison, sans n’avoir commis aucun autre délit. Le chiffre effarant que révèle Virginie Lydie est qu’en France 6% des prisonniers sont des étrangers en situation irrégulière. Hormis les prisons, les CRA (centres de rétention administrative) sous contrôle de la police ou de la gendarmerie comptent 2000 places, on y place dans des conditions sordides les étrangers en attente d’expulsion.
Il apparait que le sort des clandestins ballotés de séjours en prisons à sans domicile fixe, de galères en larcins voire en trafics en tous genres pour survivre, les conduisent à un délabrement mental et physique. Pour finir, ils sont expulsés au mieux, si leurs consulats délivrent des laissez-passer. Ceux qui vivent parfois plus de vingt ans dans la clandestinité sont dans des situations désastreuses. Ainsi Virginie Lydie nous dit « le drame des clandestins de longue date, c’est d’être dans l’incapacité de mener une vie « normale » en Europe et de vivre dans leurs pays d’origine dont ils ne connaissent pas
davantage les règles ».
Le problème des harragas qui décident finalement de retourner dans leurs pays après tous ces mois ou années de galères est loin d’être simple, sans passeport et sans argent ! Les situations kafkaïennes donnent froid dans le dos. En conclusion, méditons sur ce constat donné par l’auteure : « les harragas sont le symbole de l’échec cuisant des politiques migratoires… Un mur est tombé, une mer l’ a remplacé. Jusqu’à quand ? »
23:56 Publié dans Activités, Blog Tunisie, Démocratie, Education, FEMMES, Humanitaire, Jeunesse, Livre, politique, révolution, sidi bouzid, Tozeur, Vidéo, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.04.2011
Hourra pour la Parité Hommes-Femmes en Tunisie!
Je dois dire que mon pays de naissance me ravit toujours un peu plus! la Tunisie est une vrai pionnère non seulement au Maghreb, dans le monde arabe, mais également dans le monde. Franchement la représentativité des femmes à l'assemblée en France paraitra ridicule face à celle de la prochaine assemblée constituante de Tunisie.
L'avenir passe par les Femmes mais pas seulement derrière un grand homme, comme on le murmure en France encore trop souvent!
Les femmes de la Tunisie sont entreprenantes, intrépides, responsables, politisées et ont du cran! Après la Grande peur de la Révolution en marche, elles ne peuvent plus se taire...et elles doivent prendre leur place...Je suis fière de cette avancée démocratique, un modèle à suivre pour les autres femmes en Europe et particulièrement en France....
le journal en ligne Slateafrique.com écrit:
"La Tunisie n’en finit plus de bousculer les idées reçues. Parallèlement, le «petit» pays en construction qui fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des observateurs mondiaux, historiens ou politiques, ne manque pas de réfléchir l’image déformée des vieilles démocraties à l’occidentale. Et tandis qu’on entendait ici et là que le pays se radicalisait, qu’inévitablement l’obscurantisme religieux allait reprendre le dessus et couper l’herbe fraîche du printemps arabe sous les pieds nus des Tunisiens en marche vers la démocratie, ce lundi 11 avril 2011, le «petit» peuple a définitivement fait taire les mauvaises langues. La Haute commission chargée de préparer les élections du 24 juillet 2011 de l’Assemblée constituante tunisienne a opté pour un scrutin de listes à la proportionnelle, qui respectera la parité hommes-femmes."
Il nous faut signaler que même le mouvement islamiste Ennahdha a applaudi ce décret adopté par la Haute commission lors de la réunion de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution. Cette Haute commisssion est présidée par Yadh Ben Achour.
Sana Ben Achour, la présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates nous dit:
«Ce n’est que justice pour la Tunisie, pour une histoire de combat d’hommes et de femmes pour la démocratie. Je suis d’autant plus fière en tant que tunisienne, que ce soit la Tunisie qui prend les devants et adopte un principe reflétant l’état de la société tunisienne pour laquelle on s’est battue.»
Mme Latifa Lakdhar, vice-présidente de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, relève que le Code électoral permettra à la femme tunisienne d’être un « acteur politique » dans cette nouvelle phase de transition démocratique que vit le pays.
La compatibilité de ce principe avec la réalité de la femme tunisienne, en particulier, dans les régions, a été évoquée mais les réserves émises, à ce sujet, ont finalement été levées après un vote majoritaire en faveur de la parité hommes-femmes.
Les voilà les femmes tunisiennes...
Et même si vous ne comprenez pas la langue parlée tunisienne vous voyez cette énergie et cette détermination!
Go les Femmes!
09:24 Publié dans Activités, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, Démocratie, FEMMES, Histoire, Humanitaire, Jeunesse, politique, révolution, Une femme, un lieu, Vidéo, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2011
Education du Citoyen en Tunisie
Parlons peu et parlons vrai, je suis la fondatrice de Distinctive Women et la créatrice de ce blog depuis trois ans...toute mon activité jusqu'à ce jour est entièrement bénévole. La révolution Tunisienne est passée par là comme vous le savez...et maintenant tout reste à faire...jusque là tout le monde est dans l'espoir des élections et des changements à venir...en attendant, nous sommes livrés à nous-mêmes face à des comportements de toutes parts qui prouvent que le mot Démocratie, le mot citoyen sont loin de vouloir dire la même chose pour tous les Tunisiens... Il y a un gros travail d'éducation...
Comme je m'interroge sur ma place dans cette nouvelle Tunisie... en cette période au ralenti économique certain, je viens de saisir...qu'il y a une éducation du citoyen, jeune et moins jeune, à réaliser dans les plus brefs délais...or je me suis souvenue que j'ai été prof d'instruction civique en France...au collège, il ya vingt ans et que ma fonction au Canada de prof associé en géeo historique et culturelle me faisait aborder tous les concepts de la Démocratie. Alors y a t 'il des formations conçues pour aider les citoyens tunisiens à choisir leur candidat et surtout à comprendre les enjeux et ressorts de la démocratie?
Évidemment, je ne pense pas et même au contraire...vues les méthodes anti-démocratiques et totalitaires du Régime Ben Ali! Y a t' il des manuels? je ne le pense encore moins!
Je sais que certaines personnes y pensent! J'ai ouï dire que certaines femmes dans de petits groupes restreints s'attelaient à cette tâche... Ce n'est pas simple, cela demande du temps, des connaissances et des compétences pédagogiques...Il ne s'agit pas de faire du copier-coller mais d'adapter aux Tunisiens des notions complexes et abstraites à un public large...avec un vocabulaire accessible à tout un chacun.
Lorsque j'ai lu sur Leaders, Réflexions préliminaires et sommaires sur les échéances politiques et électorales qui nous attendent de Habib TOUHAMI, je peux m'imaginer le FLOU conceptuel dans lequel doivent baigner une majorité de Tunisiennes et Tunisiens...Je ne parle pas des personnes de la Ligue tunisienne des Droits del'homme, qui elles connaissent les règles de la Démocratie...ni même de certains membres de l'élite comme M Touhami, mais de tout un chacun...
Alors je propose au ministre tunisien de l'éducation, de créer d'URGENCE des formations démocratiques à la citoyenneté et de m'embaucher pour écrire des manuels et pourquoi pas donner des formations à des formateurs. Ces derniers iraient, en langue tunisienne, donner des formations auprès des jeunes des quartiers populaires qui ne maitrisent pas le français (education Ben Ali) et encore moins les notions abstraites, mais qui en même temps ont soif de liberté et de Démocratie. Ils nous l'ont prouvés!
Le lexique minimal doit être rapidement fait pour que chaque électeur ne soit pas perdu et les règles de la démocratie doivent être claires dans la tête de chacun...
J'ai des doutes, à l'heure d'aujourd'hui où je constate que la traduction du terme laïque est confondu avec l'adjectif athée...ce qui est faux...si on interroge des personnes dans la rue sur " qu'est ce qu'une constitution?" ...vous aurez bien des surprises...
Il y a un grand travail... que certains pays occidentaux se proposent de venir faire ..."pour que les règles démocratiques soient respectées". Je pense que c'est bien mais qu'il faudrait utiliser les compétences qui sont déjà sur place, je suis sure que je ne suis pas la seule!
On verra si cet appel sera entendu!
10:51 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Démocratie, Education, FEMMES, Humanitaire, Jeunesse, Livre, révolution, Séminaires, Une femme, un lieu, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.02.2011
Un tour de la Medina par ces temps
20:25 Publié dans Activités, Architecture, artiste, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, Démocratie, Humanitaire, Jeunesse, Musique, Photographie, révolution, Une femme, un lieu, Vidéo, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note












